Marché de l'emploi mal-au-dos

Maladie : les parcours professionnels restent impactés

, par Marie Roques

Selon la dernière enquête santé et itinéraires professionnels menée par la Dares, les personnes ayant déclaré souffrir d’un état de santé défaillant en 2006 ont eu des difficultés pour conserver leur emploi.

 

Une santé altérée en 2006 est défavorable au maintien dans l’emploi en 2010. C’est, du moins, ce que nous apprend une enquête menée par la Dares. Néanmoins, il semble que les actifs à la santé défaillante qui restent en emploi ont connu plus souvent que les autres des changements favorables dans leur environnement familial et social.

 

Effet bénéfique des aménagements de postes

En 2006, 1 homme actif sur 5 et 1 femme active sur 4 signalaient une santé altérée. Ils souffraient avant tout de troubles du sommeil, de douleurs musculo-squelettiques dans des proportions nettement plus importantes que le reste de la population active. Un peu plus d’un tiers de ces personnes indiquaient que leur pathologie avait eu des conséquences sur leur vie professionnelle.
Selon l’étude, 42 % des actifs en mauvaise santé étaient âgés d’au moins 50 ans, contre 27 % de l’ensemble des actifs. En neutralisant les effets liés à l’âge, 70 % des hommes et 72 % des femmes en mauvaise santé en 2006 étaient en emploi en 2010, contre 85 % et 86 % des personnes en bonne santé en 2006.

 

Facteurs déterminants

On apprend pourtant que les changements ou aménagements de postes favorisaient le maintien dans l’emploi, particulièrement lorsque les problèmes médicaux étaient d’ordre physique.
Pour autant, les conditions de travail en 2006 jouaient peu sur le maintien en emploi des personnes à la santé altérée, mais une baisse des expositions aux contraintes physiques pour les hommes et une augmentation du pouvoir décisionnel pour les femmes ont favorisé un meilleur état pour ceux et celles qui ont gardé un emploi.

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Marie Roques
Journaliste pour Rebondir


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