Marché de l'emploi Senior

Emploi : Comment être bankable à 45 ans ?

, par La Rédaction

Face à un marché du recrutement tendu, certains quadragénaires peuvent se sentir en décalage et peiner à retrouver un poste. Les entreprises éprouvent des difficultés à gérer l’employabilité des plus de 45 ans et les chasseurs de tête sont peu friands de ce type de profils. Par Marie Paillard, directrice de Ressources transition.

Pourtant, parce que l’évolution du marché du travail tend vers la recherche d’expertise temporaire, il existe de réelles opportunités pour les plus de 45 ans. Et, à n’en pas douter, de nombreuses expériences pourraient être mises en avant : participation à un lancement réalisé avec succès ou à un gros succès commercial, invention d’une spécialité, construction d’un projet concret… Il y a certainement une belle histoire à raconter. Encore faut-il bien se connaître et faire le point sur son personnage professionnel (expertise, forces, faiblesses) pour être capable de faire ressortir ses éléments différenciants. Mais pour être bankable à 45 ans, comment s’y prendre concrètement ?

 

Avant tout, il est nécessaire de cesser la recherche du “job idéal”…

…Et de faire le deuil du passé en abandonnant sa vision du marché de l’emploi d’il y a 15 ans. Le monde du travail est en pleine mutation, finies les carrières de toute une vie dans la même entreprise. Au contraire, les durées de contrat se sont raccourcies, les salariés restent moins longtemps au même poste ou au sein d’une même l’entreprise, le marché bouge très vite…

 

Ensuite, il faudra se poser les bonnes questions…

… Et être en accord avec soi-même en se demandant ce dont on a envie pour faire le choix du statut qui convient le mieux. Entre le sacro-saint CDI qui d’antan était garant de sécurité et la prétendue précarité du CDD et de l’intérim, il existe une multitude de statuts à découvrir : CDI intérimaire, portage salarial, temps partagé, statut indépendant, et management de transition – particulièrement bien adapté aux professionnels expérimentés (donc aux “seniors”) qui pourront apporter toute leur expertise pour aider l’entreprise à franchir un cap. Quoi de plus valorisant !

 

Puis rester actif …

… Et ne pas se reposer sur ses lauriers mais au contraire développer son réseau à la fois dans l’entreprise et en dehors. Même en poste, il est nécessaire de travailler son réseau pour être toujours prêt en cas de licenciement (ou d’envie de changement).

 

Enfin, être visible

…Les temps sont à la transparence. Le mot d’ordre est donné : pour être vu, il faut être visible sur les réseaux sociaux. Le premier réflexe du recruteur sera d’entrer le nom du candidat dans un moteur de recherche Internet et, si aucun résultat n’apparaît, il se méfiera. Impossible donc de se passer de Linkedin, Viadéo ou Twitter.

La Rédaction


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Vos réactions (14)

  1. De Moliner, le

    Bravo Laurent. C’est exactement ça : de la propagande, du formatage intellectuel et la justification de l’existence d’intermédiaires parasites.

  2. SLOYER, le

    Bonjour à tous,

    J’ai lu l’article et tous les commentaires :
    il y a du vrai dans tous ces textes.
    Juste mon témoignage, très court :
    – de 23 ans à 47 ans : des CDI en SSII (ESN); de 47 à 49 ans : des CDD ; depuis 49 ans: en portage salarial. Pour moi cela a levé les réticences.
    – selon moi : centrons-nous sur ce que nous apportons à l’entreprise
    – renversons le paradigme : « je ne cherche pas un CDI mais un projet, on verra ensuite quel est le meilleur contrat pour tous ». Cela évite que la porte ne reste fermée.
    –> Pour moi cela a marché et je ne subit plus,
    alors je vous le souhaite aussi.

  3. christophe, le

    Pourquoi employer des jeunes, mal formés et sans expérience, ou des vieux, trop chers et moins dociles, alors qu’on a 9 millions de chômeurs dans ce pays ?
    Les trentenaires, payés à coups de lance-pierres et corvéables à merci, sont bien plus… bandable.

    1. Jean, le

      Bandable versus bankable.
      Parmis les chomeurs des tres jeunes et des tres seniors.

  4. BOB, le

    J’aime bien le titre et la conclusion de l’article !!!
    Comment être bankable à 45 ans : conclusion changer de statut, rester actif et être visible.
    Les mêmes arguments qu’on dit à un chômeur !!!
    En gros : accepter d’être moins payé et accepter des petits boulots : ce n’est pas être bankable, c’est survivre !
    Un titre plus réaliste aurait pu être : comment essayer de s’en sortir quand on a + de 45 ans !!
    Je parle en connaissance de cause, j’ai finalement réussi à trouver une solution à 45 ans…
    Comme d’habitude l’article ne parle pas de la difficulté à trouver un poste (refus des DRH de positionner une personne plus âgée pour un poste, on respecte la procédure, la hiérarchie).
    Pour ma part impossible de trouver un poste de consultant quand on à l’âge d’un chef de projet.
    De plus il faudrait aussi parler des boites ou il n’y a pas de DRH et ou le supérieur, de peur de perdre son poste, ne vas pas se risquer de prendre un senior plus compétant que lui … il préfèrera embaucher un plus jeune qui ne viendra rien bousculer …

  5. bouyer, le

    bonjour,
    J’ai 52 ans je suis en poste en CDI depuis 6 ans. si vous calculez bien j’avais 46 ans quand on m’a recrutée.
    Un grand cabinet de recrutement m’avait prédit à l’époque que je ne trouverais rien d’autre que de l’interim.
    Si vous cessiez de faire des quadra et quinquagénaires une catégorie à part en les appelant les seniors, avec tout ce que cela comporte de péjoratif, même si ce n’est pas votre intention, alors que ce sont des salariés comme les autres, ce serait un grand pas en avant.
    Nous n’avons pas besoin qu’on aménage notre poste, nous ne portons pas de couches confiance et nous ne perdons pas la tête. Traitez nous comme des gens normaux. Les préjugés sont ceux que l’on crée en croyant les combattre.

  6. VINCENT, le

    Comment etre bankable à 45 ans ? En général, une personne bankable c’est du win-win, comme on dit dans le jargon : ca rapporte aussi bien à la personne elle-même qu’avec celle avec qui elle travaille. Dans le contexte ci, ‘bankable’ veut surtout dire que ca rapporte à la boite pour qui le sénior travaille. Ca se résume par : vendre son expérience au prix d’un jeune avec la même fougue et horaire à rallonge avec loyauté et respect pour son employeur, qui lui l’exploite. Le véritable atout du sénior qui est aussi sa véritable faiblesse et qui pose soucis pour son ’employabilité’, c’est qu’il sait maintenant comment le monde de l’entreprise fonctionne et qu’on ne peut plus la lui faire à l’envers, contrairement au jeune ‘candide’ encore dans sa bulle et qui n’osera pas se ‘rebeller’.

  7. ZANUSSI, le

    Les mêmes poncifs 100 fois répétés par les médias, trop cher, pas « manageable », rétifs à l’utilisation du numérique…. Et c’est pour cette raison qu’on ne prend même pas le temps de vous recevoir. Anecdote perso lors d’un entretien téléphonique dit de « qualification »: Une dernière question vous avez quel âge (pas mentionné volontairement sur mes cv) moi: 55ans.
    Ok très bien je vois mon client et je reviens vers vous dans la semaine.
    C’était il y a deux ans ! Jamais de retour et depuis la personne est injoignable. Ce scénario s’est répété des dizaines de fois. Non seulement les recruteurs sont bourrés de préjugés (dire cela en est un et je l’assume) mais en plus ils sont lâches.
    C’est quand le courage?

  8. Stan, le

    Très bien l’article 😉

    Point de vu d’un ancien cadre technico-commercial de +50 ans :

    Mais que penser quand les seuls postes que l’on nous propose sont des postes que même les débutants rechignent à accepter, quand vous devez en faire plus que les autres pour prouver (?) votre expertise, et surtout quand votre salaire se voit divisé par 2 ou 3 car vous n’avez pas retrouvé de poste correspondant à votre qualification réelle?
    S’adapter, oui bien sure, mais pour quel salaire?
    Franchement, là est la question.
    Vous avez + de 45 ans, en perte d’emploi, 2 ans de chômage: c’est simple vous n’êtes plus rien.
    Et ce ne sont pas les cabinets de recrutements qui nous soutiennent, nombres de fois ou mon CV n’avait pas été lu, ou en diagonale (Ah? Vous avez 48 ans ?) => il suffisait de lire mon état civil !!!!!
    Je ne me leurre pas, en France ,on a deux ou trois trains de retards en matière d’emploi.
    Allez faire un tour en Allemagne et comparez la politique d’emploi et de formation continue.
    Faite le point et constatez !!!
    Au moins, en FRANCE, a-t’on un statut : SENIOR.
    C’est pitoyable et triste à pleurer.
    Et encore, j’ai la chance d’être en poste, mal payé, mais en poste.
    Cordialement.

  9. Fradin de Liniere, le

    Je crois, au vu de ce qui se dit par les journalistes de Rebondir, que ces messieurs ne mesurent pas l’étendue de cette situation. Depuis 1993, et même avant, les jeunes seniors sont toujours ignorés des recruteurs. Avant 35 ans, trop jeune pas d’expérience… Après le chiffre 40, ça a toujours été difficile, après 45 ans : trop vieux, trop cher, trop… tout tous les motifs sont bons, la compétence et l’expérience n’ont plus aucune valeur. « On » veut faire du fric, rapidement, au mépris de ceux qui légitimement, ont beaucoup travaillé, étudié pour avoir une situation convenable. Et c’est de pire en pire, exemple, les chefs d’atelier sont devenus des « managers » c’est bien commode, et on applique en général (les jeunes managers justement) la méthode « kleenex ». La nouvelle génération d’esprits brillants le paieront un jour. Ils ne se rendent pas compte comment ils sont manipulés. Eux aussi arriveront à la tranche d’âge critique et alors là… Ils verront, dans ce pays comment on respecte la compétence. (Expérience vécue.)

  10. martinph2, le

    En fait les SSII et autres « ESN » ont peur de se retrouver avec un Senior sur les bras, non replaçable rapidement à la fin d’une mission.
    C’est sur ce point que ça se joue vraiment, ce qui s’exprime par l’expression : « un manque de visibilité » dans le langae poilitiquement correct des recruteurs,..
    Les Seniors ont pourtant un savoir faire, une expérience, et une vision beaucoup plus proches des besoins de l’Entreprise cliente que ne pourra l’avoir un jeune fraichement diplomé et payé au lance-pierre.
    C’est peut etre sur le plan de la règlementation politique et du droit du travail que devrait se concentrer un effort collectif de conception de règles qui permettraient l’embauche de Seniors sans jamais ni pénaliser le Senior, ni pénaliser l’Entreprise qui souhaite recruter.

  11. Laurent, le

    Cela va être évidemment censuré par le modérateur, mais il faudrait vraiment pas croire que les cadres ne comprennent pas que ce genre d’articles n’a pour objectif que d’assurer la promotion du portage salariale et du management de transition qui engraisse des cabinets récemment ouverts qui prennent des marges importantes dans leur rôle d’intermédiaires entre l’employeur et le cadre senior… en baissant les rémunérations de ces cadres par rapport à celles des CDI, CDD, …

  12. legrand, le

    bankable C’est pas français ….. pour moi ça veut rien dire
    Je connais Banquer (payer ) bancal (mal foutu )
    mais pas votre bankable…

    On est en France Parlez Français S V P !

  13. Emploi : Comment être bankable à 4…, le

    […] Face à un marché du recrutement tendu, certains quadragénaires peuvent se sentir en décalage et peiner à retrouver un poste. Les entreprises éprouvent des difficultés à gérer l’employabilité des plus de 45 ans et les chasseurs de tête sont peu friands de ce type de profils. En France, nous sommes effectivement face à une crise de l’emploi. Il convient donc de proposer une alternative à l'emploi qui prenne en compte les réalités des travailleurs. Pour mettre toutes les chances de son côté, les plus de 45 ans en recherche d'emploi ou en volonté de changements vont faire face à différentes problématiques. Pour commencer, les séniors essuient souvent des critiques liées à des préjugés injustes et injustifiées. Pas facile d'y faire face à ces critiques tout en faisant le deuil de leur carrière passée. A l'ère du numérique et de la digitalisation, les demandeurs d'emploi se doivent de rester actif en sollicitant et en entretenant leurs réseaux. Etre présent et actif sur les réseaux sociaux professionnels est un impondérable. Il est également important pour les séniors de se poser les bonnes questions et ainsi, de savoir ce que l'on attend vraiment de notre future activité (Rythme et cadre de travail, rémunération, statut, …). En effet, le marché de l'emploi est en pleine mutation et le CDI est loin, très loin, d'être la seule option à envisager, encore moins la meilleure ou la plus judicieuse. D'autres solutions s'avèrent être bien plus perspicaces. Le portage salarial par exemple. Ce statut permet en effet d’exercer une activité de façon autonome en limitant les contraintes et les risques inhérents à la création d’entreprise. Le salarié porté délègue alors à l’entreprise de portage la gestion de l’ensemble des tâches administratives engendrées par son activité et conserve donc les avantages d’un statut de salarié. Aujourd’hui, 60 000 cadres sont en portage, ce chiffre se verra décuplé à l’horizon 2020. PROSPACTIVE, référence du développement commercial et AD’MISSIONS, ténor du portage salarial, couplent leurs savoir-faire pour proposer aux cadres en reconversion un accompagnement, une méthode et des outils éprouvés ainsi qu’un statut souple pour exercer leur activité auprès de leurs clients. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site de Prospactive !  […]

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