Marché de l'emploi contrat-pro

Les contrats de professionnalisation en hausse en 2015 d’après la Dares

, par Pierre Tourtois

Selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), les contrats de professionnalisation ont progressé dans l’industrie et le tertiaire.

D’après une enquête de la Dares publiée le 19 avril, 185 900 embauches en contrat de professionnalisation ont eu lieu en 2015, soit une hausse de 5 % par rapport à l’année précédente. Si l’industrie (+7 %) et le tertiaire (+ 6 %) ont contribué à cette dynamique, le “secteur de la construction est toujours en recul” avec une baisse de 11 %.

 

Les PME particulièrement concernées

Premier enseignement : “les deux tiers des contrats de professionnalisation en 2015 ont été conclus dans les entreprises de moins de 200 salariés”, où les recrutements sous cette forme “ont davantage progressé (+ 7 %) que dans les plus grandes (+ 3 %)”.

Deuxième tendance : “72 % des bénéficiaires sortant de contrats de professionnalisation en 2014 sont en emploi six mois après la fin de leur contrat et 62 % d’entre eux sont en emploi durable non aidé”.  Dans le détail, 2 personnes sur 5 occupent un emploi durable non aidé et 1 personne sur 2 a fait le choix de rester chez le même employeur. Enfin, 16 % des sortants sont toujours en alternance six mois après la fin de leur engagement, tandis que 13 % sont toujours en contrat de professionnalisation et 3 % en contrat d’apprentissage.

 

Des recrutés aux profils variés

C’est l’autre intérêt de cette étude : la Dares précise les raisons -du moins le parcours professionnel- qui ont amené les apprentis à choisir cette voie. Avant leur embauche en 2015, “31 % des bénéficiaires étaient scolarisés, 31 % en recherche d’emploi, 14 % salariés (hors emplois aidés), 21 % en emploi aidé ou stagiaire de la formation professionnelle (dont 16 % en contrat d’alternance) et 2 % étaient inactifs”.

En matière de niveau d’études, 45 % des personnes embauchées en 2015 étaient “titulaires d’un diplôme de niveau bac+2 ou plus, 33 % de niveau bac ou équivalent, 14 % de niveau CAP-BEP et 9 % sans aucun diplôme ou titre professionnel”. La tendance est à l’élévation du niveau d’études selon la Dares : “le niveau de diplôme continue de s’élever avec une augmentation de 16 points entre 2006 et 2015 de la proportion de diplômés bac+3 ou plus et une baisse de 18 points de la part des personnes sans diplôme ou de niveau CAP-BEP”.

Certains secteurs particulièrement recruteurs

Au sein des entreprises de moins de 200 salariés, les domaines de l’informatique et de la communication sont particulièrement friands de “contrats pro” avec une hausse des recrutements de 19 % en 2015 par rapport à 2014. Pendant cette période, le transport et l’entreposage ont connu la même recrudescence. Dans les entreprises de 200 salariés et plus, l’industrie (+ 10 %) et le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (+ 7 %) ont particulièrement eu recours à ces “contrats professionnels”.

Pierre Tourtois


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