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En entretien: répondre à la question de la rémunération

, par Adam Belghiti Alaoui

Un entretien, ça se prépare. Parmi les séquences incontournables : la question de la rémunération est souvent difficile à appréhender. Comment y répondre ? Comment s’y préparer ? Quelles erreurs à éviter ? Voici quelques conseils pour parler salaire sans hésiter.

Savoir répondre aux questions des recruteurs et ne pas être pris au dépourvu, le must pour un entretien réussi. En matière de séquences délicates à traverser sans encombre ou hésitations, la fameuse question « quelles sont prétentions salariales ? » ne peut se satisfaire d’une réponse improvisée. « Il est certain qu’il faut s’y préparer et ne pas attendre que le sujet arrive sur la table pour y réfléchir. C’est un sujet un peu délicat en France, mais il faut être bien renseigné sur ce que l’on vaut sur le marché, en fonction de notre ancienneté et de notre parcours », affirme Mila M. Elhamdi, consultante et coach en gestion de carrière. Pour répondre, il faut donc savoir ce que l’on vaut, et ce que l’on veut !  Et affuter son argumentaire, comme le confirme notre spécialiste : « Il faut comprendre les enjeux du poste et argumenter dans ce sens. Rien ne sert de proposer une fourchette de rémunération si on ne justifie pas sa demande ».

Fourchette basse, fourchette haute

Pour préparer son argumentaire, l’étude minutieuse de l’offre d’emploi et de la description de poste est un indispensable. Cela parait anodin, mais justifier une demande de salaire passe avant tout par ce que vous apporterez à l’entreprise qui vous recrute. De la même façon, un bon point de départ de négociation est votre niveau de salaire précédent, si les postes sont similaires ou que le poste auquel vous postulez représente plus de responsabilités. Ou, à défaut, le niveau de salaire qui vous parait être le minimum. Dans tous les cas, il faut s’informer des niveaux de rémunération de son secteur. Certaines plateformes, comme Glassdoor, LinkedIn ou Indeed proposent des simulateurs de salaire. Une bonne façon de déterminer sa fourchette basse et sa fourchette haute. « Il faut avoir en tête le minimum que l’on est prêt à toucher, la fourchette basse, et ce qui serait le maximum raisonnable pour l’entreprise. Et aussi avoir bien en tête qu’on parle toujours en salaire brut », résume Mila M. Elhamdi.

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Erreurs à éviter

Parmi les mauvais réflexes, lancer soi-même le sujet risque d’être mal perçu. « Il est plutôt maladroit d’aborder soi-même rapidement le sujet de la rémunération, mieux vaut attendre que le recruteur pose la question. On peut en revanche demander les modalités du poste et du contrat, ce qui peut lancer le recruteur sur le sujet de la rémunération, même si on constate de plus en plus que la question est aujourd’hui plus souvent abordée en deuxième entretien ou en toute fin du premier rendez-vous », complète la consultante en gestion de carrière.  Aussi, un recruteur préfèrera toujours une réponse claire et directe à un flou artistique. Si l’on vous pose une question, c’est que l’on attend une réponse. « Il faut éviter d’être flou ou imprécis, ou de renvoyer la question à l’envoyeur en contournant le sujet, mieux vaut montrer que l’on y a réfléchi », conseille Mila M. Elhamdi. Et surtout, rester serein !

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Adam Belghiti Alaoui
Journaliste


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