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En entretien : Comment faire taire vos tics de langage

, par Deborah Weill

En entretien, il est facile de se laisser déborder par ses émotions, de perdre le contrôle de ses mots, et de finalement laisser échapper des tics de langage bien peu vendeurs. Quelques conseils pour définitivement vous en débarrasser !

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Pour réussir son entretien, il faut choisir ses mots avec le plus grand soin. Il faut réussir à masquer son stress potentiel, et ne pas le laisser transparaître au yeux du recruteur. “Certaines personnes ont du mal à masquer leur gêne. Au lieu de laisser place au silence le temps de retrouver son fil, elles cherchent à placer des mots souvent sans intérêt. C’est ce que j’appelle, un tic de langage”, nous explique Alexandra Vassilacos, coach professionnelle.

 

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Fuyez la familiarité

Certaines expressions sont par conséquent rédhibitoires lors d’un entretien. Elles permettent d’identifier immédiatement les faiblesses de l’orateur. “Il faut évidemment bannir toute forme de familiarité. Certaines personnes se permettent trop facilement d’employer le tutoiement, et cela peut être perçu comme un manque de professionnalisme”, poursuit Alexandra Vassilaco. Évitez également les tournures maladroites; qui nuisent au registre, comme par exemple “de par”, “au final”, ou encore “genre”.

 

Marquer des temps de pause

Les tics de langage trahissent toujours soit un manque de confiance en soi, soit un manque de préparation à l’entretien. Il vaut mieux parfois poser des silences “poser l’intention, poser la respiration, et laisser des temps d’introspection pour réorganiser sa pensée”, précise Alexandra Vassilacos. Laisser échapper quelque “euh” n’est pas si grave selon la coach. Pour elle, il s’agit d’une preuve de réflexion, évidemment dans la mesure où ce tic n’interviendrait qu’une ou deux fois pendant l’entretien. “C’est un mécanisme humain, je ne pense pas qu’on puisse totalement lutter contre et bannir toute forme d’hésitation de nos discours, mais cela prouve que tous les tics ne sont pas à bannir. Certains peuvent contribuer à diffuser une image positive du candidat”, conclut Alexandra Vassilacos.

Pour avoir un discours fluide, l’importance avant tout et de préparer son entretien, avoir un plan précis sur la manière d’amener ses arguments. Chaque mot doit être choisi en amont de l’entretien. Lors de ce dernier, il est trop tard pour essayer d’étoffer son discours. Soyez naturel, confiant et posé, car le recruteur percevra davantage tous vos gestes et mots qui trahiront un inconfort, et qui lui feront peut-être décider que vous n’avez pas les épaules pour un poste à responsabilités.

 

Deborah Weill

Deborah Weill
Journaliste


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