Conseil en recherche d'emploi Salaires

Quand vient le moment de parler salaire

, par Innocentia Agbe

Tout travail mérite salaire ! Pourtant, s’il y a bien un point qui angoisse les candidats en entretien, c’est la question de la rémunération. Comment l’aborder ? À quel moment ? On vous donne quelques conseils.

Le mentionner en premier ou non ?

Cela dépend des situations. Pour Clément Toulemonde, responsable du développement à l’international et animateur de formation pour Interactifs, cabinet spécialisé dans la relation, si vous avez très peu de marge de manœuvre, il est mieux d’en parler tard. Par exemple, quand vous entrez dans une société avec des grilles très précises ou des métiers où il est difficile de se démarquer des autres comme employé polyvalent. Cela vous permettra de capitaliser davantage sur votre personnalité avant de parler de la rémunération. Dans tous les cas, ce n’est pas un sujet qui est abordé en tout premier, le poste, les objectifs, le parcours viennent avant. Mais si votre interlocuteur ne mentionne pas du tout cette question, n’hésitez pas à lui demander, c’est légitime. Le tout est de le faire de la bonne façon.

 

Comment poser la question ?

Dé-ten-dez-vous, il n’y a pas de raison d’avoir honte. Si à la fin de l’entretien ou au second rendez-vous cette question n’est pas abordée et que vous ressentez le besoin d’en savoir plus, demandez. Surtout quand vous savez que vous avez une marge de manœuvre. Si vous êtes un peu mal à l’aise, allez-y avec sincérité, Clément Toulemonde donne par exemple cette formule : “Au risque d’être mal vu, je ressens le besoin de savoir dans quelle fourchette on se situe, pour savoir à quoi je peux m’attendre.”

 

Donner une fourchette ou un chiffre précis ?

Tout d’abord n’oubliez pas que cette question de la rémunération se prépare. Consultez les grilles en ligne, renseignez-vous autour de vous, faites le point en fonction de votre expérience et de vos compétences. Révisez aussi tout le vocabulaire autour du salaire : 13e mois, rémunération brute ou nette. Cela vous permettra de bien comprendre de quoi on vous parle et de ne pas avoir de regret par la suite. “À mon avis, il faut plutôt donner un chiffre qu’une fourchette car la personne en face choisira toujours le montant le plus bas”, rappelle Clément Toulemonde. Dites vraiment ce que vous souhaitez et la négociation pourra se faire autour de ce montant. Mais attention, il ne s’agit pas d’être rigide mais de trouver un compromis. À vous de voir les concessions que vous pouvez faire et les avantages annexes que peut vous proposer l’employeur.

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Innocentia Agbe
Journaliste pour Rebondir


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