Après l’e-learning, place au serious game !

, par La Rédaction

 

Se former grâce aux nouvelles technologies, c’est possible depuis longtemps. Mais plus récemment, on a vu apparaître sur le marché de la formation à distance un nouveau genre d’outil numérique : le serious game.
 
CD-Rom de formation, e-learning, et maintenant serious games. Ces “jeux sérieux” s’appuient sur le principe du jeu vidéo et vise à transmettre aux participants un message, une information, un enseignement… sous une forme ludique et interactive.
Avant de devenir un support de formation digne de ce nom, les serious games avaient pour finalités premières la communication et la sensibilisation : délivrer un message commercial, expliquer la gestion des finances publiques, etc. Aujourd’hui, leur champ s’est élargi à la formation initiale comme continue puisque des écoles de commerce les emploient pour accompagner les cours de leurs professeurs, des entreprises les créent ou les commandent afin de former leurs équipes, etc.
D’ailleurs, “si l’on se focalise sur les salariés ayant bénéficié d’une formation à distance, on constate une forte poussée des tous derniers modes d’apprentissage tels que les serious games et le mobile learning, révèle une étude de l’Observatoire Cegos publiée en mars 2011. Ainsi, 45 % des personnes ayant suivi une formation à distance déclarent avoir utilisé un serious game (versus 15 % en 2010)”.
 
Un complément de formation
Avantages de l’outil : l’utilisateur peut obtenir une évaluation personnalisée de sa progression en fonction de ses résultats. Mais surtout, certains jeux permettent de s’entraîner à partir de mises en situation, de simulations, d’exercices… De quoi rendre le cours particulièrement réaliste.
Selon les objectifs visés, les serious games feront appel à la créativité de l’utilisateur pour résoudre un problème, ou encore à l’esprit de compétition des équipes, etc., avec des ressorts scénaristiques comme le fait de devoir battre un adversaire ou de réaliser une quête.
Les domaines abordés sont vastes… tout comme les écarts d’efficacité en fonction du moment, du public qui les utilise ou du métier visé. Car il est moins aisé de mesurer les résultats sur des compétences d’ordre social que des tâches plus techniques relevant de l’entraînement via des gestes routiniers.
D’ailleurs, le serious game ne se substituera jamais à l’apprentissage par l’expérience en entreprise. Le jeu sensibilise, accompagne, mais ne remplace ni le professeur, ni la situation réelle, car l’utilisateur doit encore apprendre à adapter à un environnement d’entreprise et à un véritable problème ce qu’il a appris virtuellement. Le recours systématique et unique aux serious games n’est donc pas recommandé, surtout lorsque l’on sait que chaque individu a ses propres facultés d’apprentissage.
 
Les serious games et les salons
Le salon Serious Game Expo se déroulait les 21 et 22 novembre 2011 au Centre des Congrès de Lyon. Par ailleurs, retrouvez l’E-learning Expo, à l’occasion duquel une large part sera consacrée aux serious games, du 13 au 15 mars 2012, Porte de Versailles à Paris.

La Rédaction


Sur le même thème


Réagir à cet article

Un système de modération est en place sur ce site. Votre commentaire sera en ligne après vérification.


*

* Champs obligatoires