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À quoi servent les « petits boulots » ?

, par La Rédaction

Tribune par Jean-Pierre Lehnisch, président directeur général du Centre national privé de formation à distance (CNFDI), docteur d’État en droit, licencié ès lettres – Surtout ne répondez pas ex abrupto : « À rien !!! » car c’est faux ! Et voici pourquoi.

 

Tout d’abord, définissons l’expression « petit boulot ». C’est un boulot donc une activité professionnelle. Mais il est petit, c’est-à-dire que ce n’est pas un job définitif, qui  n’est pas spécialement valorisant et qui n’est pas forcément en lien direct avec sa formation ou ses objectifs professionnels. Et pourtant les petits boulots ne sont pas à négliger, pour 3 raisons.

1- Ils permettent d’exercer une activité professionnelle rémunérée. On se lève le matin. On a des horaires à respecter. Il faut bien exécuter les tâches. Tout ceci est important.

2- C’est une tâche, même petite, qui est souvent indispensable dans l’entreprise concernée : caissier, livreur, veilleur etc… sont des tâches indispensables pour le fonctionnement de l’entreprise. Il n’y a pas de petits métiers dit-on. A la manière du corps humain, tous les organes sont indispensables. Il suffit de souffrir d’un tout petit doigt de pied pour réaliser combien il est indispensable pour la marche !

3- Ce sont ces « petits boulots » qui, bien souvent, sont des postes d’observation. On bouge, on livre, on circule dans les services. On jauge le type d’activités. Combien de patrons avouent, et en sont très fiers, d’avoir exercé un petit boulot avant de devenir patron souvent dans le même secteur professionnel, et parfois même dans l’entreprise concernée !

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Le piège des petits boulots

Seulement voilà : ces activités supposées passagères peuvent…durer ! On peut s’habituer facilement à ce type de travail. Là est le piège car ce n’était pas, au départ, en adéquation avec sa formation et ses objectifs professionnels.
Alors que faire ? Faut-il tout lâcher et reprendre son cursus pédagogique ? Certainement pas ! Le meilleur deal avec soi-même est le suivant : continuer son petit boulot et préparer en même temps son avenir professionnel : concours d’entrée dans la fonction publique, acquisition de compétences spécifiques, examens d’entrée dans les écoles etc…

 

Comment étudier, tout en exerçant son petit boulot ?

– Travailler seul en achetant des livres, des cours. Possible. Mais c’est difficile. On n’a pas de feedback  pédagogique pour savoir si on a tout compris. On n’est pas guidé.
–  Cours du soir. Également difficile car il y a des problèmes d’horaires et de transport. De surcroît ils sont de plus en plus rares.
– Reste l’enseignement à distance qui permet de concilier vie professionnelle et cursus pédagogique. Une insomnie à minuit ? On peut travailler sa leçon et envoyer le devoir  réalisé par internet. Grande souplesse et grande efficacité. À l’heure où la mobilité professionnelle est exigée, et où les transitions professionnelles entre deux activités sont nombreuses, l’enseignement à distance est une excellente méthode d’accompagnement.

Voilà pourquoi la formation ouverte à distance se développe, et en particulier en France, 1er pays européen en matière d’enseignement à distance !

La Rédaction


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Vos réactions (7)

  1. Chris, le

    Les petits boulots ça mène à tout à la seule condition de savoir en sortir

  2. SunnySun, le

    En fait le présent écrit n’est pas un article écrit par un journaliste : C’est un publi-reportage, c’est à dire une publicité, puisqu’il est écrit par le président de l’Enseignement privé à distance qui fait la promotion de l’enseignement à distance ….

    1. Aline Gérard, le

      Cet article est une tribune et non un publi-reportage. Il n’est à aucun moment question d’échange financier. Nous publions régulièrement sur notre site des points de vue d’experts, comme cela se fait dans tous les supports de presse. L’auteur et sa fonction sont indiqués en toute transparence, et son propos doit donc être analysé en conséquence. A vous ensuite de réagir si vous ne partagez pas ce point de vue qui n’engage que son auteur.

  3. beynie, le

    nous sommes obligés de faire des petits boulots, car même en suivant une formation professionnelle, les recruteurs demandent 2 ans d’expériences. Donc à quoi sert notre formation si les entreprises ne veulent pas investir dans ses propres formations pour obtenir des employés à leurs images

  4. murcia, le

    Monsieur Lehnisch a un problème d’égo ou c’est une formule journalistique qui fait passer ce monsieur pour ce qu’il n’est peut être pas ???
    Sans vouloir contredire les propos il me semble que les pays de l’Europe de l’est sont particulièrement dotés.
    Quant aux étudiants actuels en France je vous garanti que pour la plus part ils ont bien compris l’enjeu de ces petits boulots qui montrent leur détermination à être des actifs à part entière.

  5. MANDELKORN, le

    On a tendance à oublier la logique comptable des petits boulots, à savoir faibles horaires. Contractuels, petit statutaire, vacataire, peu d’heures cotisés, et pourtant on s’y habitue grave, plus de temps libre qu’on peut consacrer à des études, des loisirs, etc.. Mais la chute est terrible, non nonobstant l’importance grandissante et la grande valorisation par l’employeur privé comme public..

  6. Coriolan, le

    Comme il est précisé dans l’article, confirmé par l’économiste de l’OFCE Eric HEYER, le problème en France c’est que les employeurs ont tendance à considérer ces mini-jobs comme une fin en soi.
    Les compléments payés par l’Etat, comme le RSA-Activité sont trop faibles pour que ces temps partiels soient attractifs financièrement. Exemple: quand on vit avec une personne pensionnée, on n’y a même pas droit, sous prétexte que l’origine de son modeste revenu n’est pas salariée.

    Ce fût une erreur monumentale d’alléger les charges sociales sur ce type d’emplois, car cela favorise la précarité généralisée. Il suffit de voir le documentaire de Canal +: Je travaille mais je suis pauvre!

    D’autant plus que la Formation Professionnelle Continue est peu performante en France, on le voit avec l’échec du DIF, qui ne fût utilisée que par vingt-pour-cent des salariés. D’où son remplacement par le CPF, directement géré par l’employé, vu les défaillances des employeurs.

    – Didier COZIN. Histoire de DIF. La construction d’une formation équitable et : Bien utiliser son droit à la formation. Arnaud FRANEL
    – Marc FERRACCI. Evaluer la formation professionnelle. Sécuriser l’emploi. Presses de Sciences Politiques et: Formation Professionnelle: pour en finir avec les réformes inabouties. Institut Montaigne.

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