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Ces facilitateurs de reconversion

, par Nicolas Monier

Dans un marché de l’emploi tendu au sein duquel certains secteurs souffrent paradoxalement d’une vraie pénurie de main-d’œuvre, un grand nombre d’entreprises assurent désormais la reconversion de personnes désireuses de changer de voie.

En mars dernier, les groupes Accor, Adecco, Korian et Sodexo ont signé un partenariat pour créer ensemble un CFA (Centre de formation d’apprentis) destiné aux métiers de la cuisine et de la restauration. À la clé des CDI dans une filière qui peine à recruter. On peut citer également Promotrans, acteur de la formation dans le domaine des transports, qui accompagne les actifs en reconversion en travaillant avec des entreprises partenaires pour les placer en CDI et CDD.

La reconversion peut donc se faire en décidant de changer de secteur et d’opter pour des métiers qui embauchent massivement. Ainsi chez Carglass, on a mis en place pour chaque nouveau technicien vitrage une formation de quatre semaines minimum. “Comme nous formons tous nos techniciens, il n’est pas nécessaire d’avoir des compétences techniques ni de diplôme spécifique. Les candidats doivent avoir une appétence pour les métiers manuels et posséder une forte culture du service client”, explique Stéphanie Fallas, directrice du leadership et de l’engagement chez Carglass.

 

Faire naître des vocations

Pour attirer de nouveaux candidats à la reconversion, la société spécialisée dans la réparation et le remplacement de vitrage automobile organise chaque année une compétition baptisée Best of Belron. Sorte de championnat du monde dans le remplacement de pare-brise et dont la finale française se tiendra en septembre prochain au Pavillon Baltard à Paris. L’occasion pour la marque de se faire connaître, de favoriser l’émulation au sein de ses équipes tout en encourageant les futures vocations. Le secteur de l’automobile n’est pas le seul à faciliter les reconversions professionnelles. Le marché immobilier souhaite lui aussi dynamiser sa filière notamment via les franchisés ou les indépendants. “Près des deux tiers des hommes et des femmes qui rejoignent notre réseau ne viennent pas du monde de l’immobilier et sont en reconversion professionnelle”, précise Philippe Buyens, PDG de Capifrance.

 

Des secteurs qui favorisent les reconversions

Même approche chez les agences immobilières Nestenn. “Nous proposons une formation créateur de quatre semaines pour nos franchisés en reconversion professionnelle. Ce cursus s’adresse à tous les types de profils”, explique Olivier Alonso, président du groupe. Ancien militaire de carrière dans l’armée de terre, Xavier Puschiasis s’est ainsi lancé dans l’immobilier comme franchisé Nestenn. Il ne regrette pas son choix. “Pour réussir une reconversion professionnelle, je pense qu’il est nécessaire de bien se connaître. La motivation est née d’une volonté de changement tant sur le plan professionnel que familial. En aucun cas, cette reconversion n’a été subie mais je pense que l’on ne peut pas se reconvertir correctement dans l’urgence”, explique ce dernier.​​​​​​​

 

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Nicolas Monier


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