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Reconversion : de commercial à jardinier

, par Camille Boulate

Après avoir travaillé en tant que commercial pendant plus de vingt ans, Jean-Marc Le Duc a voulu faire de sa passion pour le jardinage un métier à plein temps. Un changement de métier qui lui correspond davantage, notamment grâce aux relations humaines qu’il crée avec ses clients. Portrait.

 

Être au contact de la nature et travailler au rythme des saisons. Voilà ce que souhaitait Jean-Marc Le Duc en abandonnant son poste de commercial dans l’événementiel. “Quand j’ai rejoint l’entreprise, c’était une structure familiale qui organisait des salons. J’avais la responsabilité de développer ceux liés au vin et à la gastronomie”, se rappelle-t-il.

Pendant quinze ans, le commercial s’épanouit dans ce métier et parvient à créer et à développer une vingtaine de salons sur ces thématiques à travers toute la France. “Nous avions des événements en Normandie, à Biarritz, à Metz…”. En 2006, la société familiale est rachetée par GL Events, l’un des poids lourds sur le marché de l’organisation de salons et autres événements sportifs, culturels et politiques (l’entreprise est aujourd’hui soupçonnée de favoritisme envers Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017, Ndlr.)

Pour Jean-Marc Le Duc, ce rachat impulse la volonté de partir et de changer de métier. “Mais j’ai mis du temps à passer le cap, insiste Jean-Marc Le Duc. Plus les années passaient, plus je me disais que je ne me voyais pas terminer ma carrière dans cette société. Le stress permanent, de nombreux déplacements et une stratégie commerciale qui ne me convenait plus ont accentué mon envie de changer et de créer mon entreprise.”

“Je vivais ma situation davantage comme une évolution personnelle qu’une simple reconversion”

 

Plus de concret

C’est finalement en août 2017 que Jean-Marc Le Duc commence à réfléchir sérieusement à un projet de reconversion et décide de quitter l’entreprise pour laquelle il travaillait depuis 2002. “D’ailleurs, je vivais cette situation davantage comme une évolution personnelle qu’une simple reconversion”, insiste le franchisé. Naturellement, Jean-Marc Le Duc se tourne vers le jardinage, une passion qu’il pratique depuis longtemps. “J’ai toujours aimé être en contact avec la nature. Et j’avais besoin de concret, confie-t-il. J’étais lassé de la ’réunionite’ qui n’aboutissait jamais à de véritables conclusions.”

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Pour se lancer dans le grand bain de la création d’entreprise, Jean-Marc Le Duc opte pour la franchise avec l’enseigne O2. “Je voulais créer et avancer tout en étant accompagné et profitant de l’expérience des autres franchisés”, précise-t-il.

Installé depuis le mois d’avril dans la région de Morlaix (Finistère), Jean-Marc Le Duc a été surpris de la demande accrue pour les prestations de jardinage qu’il y a dans son secteur géographique. “Je savais que le marché existait mais je ne pensais pas à ce point-là. Pour répondre à la demande, je songe à me rapprocher et habiter sur ce secteur. Car pour le moment, j’habite à vingt-cinq minutes et j’effectue les trajets tous les jours ce qui reste du temps de perdu. Je savais que je serais amené à le faire mais je ne pensais pas forcément aussi vite”, indique le franchisé.

 

Favoriser le lien humain

Le principal changement rencontré par Jean-Marc Le Duc dans sa nouvelle activité était de s’adapter à sa nouvelle clientèle. Dans son ancien métier, le franchisé était en effet habitué à échanger avec des partenaires professionnels. “Désormais, j’ai une clientèle de particuliers et cela me correspond bien, affirme-t-il. Parce qu’il y a davantage de contact humain. Puis, il faut avoir en tête que j’interviens beaucoup chez les personnes âgées qui attendent un service mais aussi une compagnie. Ce n’est donc pas que du business.”

Favoriser les échanges avec sa clientèle reste d’ailleurs l’un des principaux défis de Jean-Marc Le Duc qui ne manque pas d’idées pour faire évoluer son entreprise. “Par exemple, je voudrais développer ce que j’appelle le ’co-jardinage’. C’est-à-dire proposer à mes clients d’être à mes côtés pour les aider à jardiner. L’idée est créer du lien mais aussi améliorer au maximum la satisfaction client et ainsi favoriser le bouche à oreille.”

Et si son installation en tant que franchisé est encore récente, Jean-Marc Le Duc semble être totalement épanoui dans son rôle de chef d’entreprise. “Certes je ne compte pas mes heures. Mais aujourd’hui, je travaille avec envie et beaucoup d’enthousiasme, confie-t-il. Chaque matin je me dis toujours la même chose : ’pourquoi ne l’ai-je pas fait avant ?’”

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Camille Boulate


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