Les grands acteurs de la formation continue

, par La Rédaction

 

Il existe en France plusieurs milliers d’organismes de formation. Mais attention, beaucoup ne sont pas agréés par l’Éducation nationale ! Pour éviter d’obtenir un certificat sans valeur officielle ou un pseudo-diplôme, misez plutôt sur les plus connus. Rebondir vous guide dans votre choix.
 
Vous avez du mal à vous y retrouver au milieu de la foule d’acteurs de la formation professionnelle ? Voici quelques-uns des organismes incontournables. À vous de choisir celui qui colle le plus à vos besoins.
 
Les Greta
“Un Greta est un groupement d’établissements publics d’enseignement qui mutualisent leurs compétences et leurs moyens pour proposer une offre de formation continue pour adultes. Il s’appuie sur les ressources en équipement et personnel de ces établissements pour construire une offre de formation adaptée à l’économie locale.” Telle est la définition donnée par le ministère de l’Éducation nationale. En clair, ces établissements se rassemblent sous l’égide d’un protocole d’accord et mettent en commun leurs compétences. Ce sont des collèges et des lycées professionnels, généraux et technologiques.
Chaque formation se déroule dans l’un de ces établissements. Dans chaque antenne, vous pouvez poursuivre ou reprendre votre formation initiale, vous former en langues, préparer un diplôme professionnel ou un concours, élever votre niveau de qualification, vous adapter aux nouvelles technologies, faire un bilan de compétences, élaborer un projet professionnel et vous reconvertir. Stages, sessions, modules… les formules proposées riment avec souplesse, qualité indispensable dans le domaine de la formation continue. De même, il est possible de suivre des cours du soir ou en journée, à jour fixe ou à périodicité variable, pendant ou en dehors du temps de travail, dans les locaux du Greta ou sur votre lieu de travail.
Selon la publication “Repères et références statistiques 2010” du ministère de l’Éducaton nationale, en 2008, les 229 Greta ont accueilli 479 000 stagiaires, pour une durée moyenne de 110 heures par individu. Soit une augmentation de 5 % par rapport à 2007, mais un chiffre qui semble s’être stabilisé en 2009 (477 700 stagiaires selon les chiffres provisoires de la publication).
“L’origine des financements s’équilibre globalement entre fonds publics et fonds privés, mais avec des situations qui varient toujours fortement selon les académies, précise le document. Dans certaines petites académies, comme la Guadeloupe, la Guyane, la Corse, mais aussi Limoges, les actions des Greta sont financées jusqu’aux trois quarts par des fonds publics (état ou collectivités territoriales) tandis que d’autres académies comme Paris ou Bordeaux, dépendent au contraire aux trois quarts de fonds privés (entreprises ou individus).”
Pour en savoir plus : www.education.gouv.fr
 
L’Atelier de pédagogie personnalisée (APP)
L’APP (Atelier de pédagogie personnalisée) est un label attribué par l’Afnor sur la base d’un cahier des charges déclinant sept fondamentaux : “personnalisation de la formation, accompagnement de la personne, ancrage territorial de l’organisme, l’accueil de tout public adulte à n’importe quel moment de l’année, travail en réseau, etc.”, explique Julie Bonnafoux, chargée de développement à l’APapp (Association pour la promotion du label APP). Concrètement, l’APP est un lieu de formation organisé autour d’un centre de ressources pédagogiques. Dans chaque atelier, vous rencontrez des professionnels du secteur dont la mission est de dispenser des formations personnalisées.
Toute session débute par une évaluation individuelle permettant de connaître vos acquis et vos besoins. Ensuite, chaque stagiaire établit avec un formateur ses objectifs et détermine son parcours (organisation du travail, rythme et durée des cours, contenu de la formation…), lesquels sont inscrits noir sur blanc sur un contrat individuel de formation. Cette dernière peut très bien ne nécessiter que quelques heures… tout comme 300 !
La méthodologie appliquée dans les APP est celle de l’autoformation accompagnée. L’alternance entre temps de formation et temps d’autoformation en centre de ressources est adaptée au fur et à mesure du parcours.
Mis en place au niveau local, les APP reposent sur un partenariat entre structures d’accueil (Pôle emploi, Centre d’information et d’orientation…), organismes de formation, travailleurs sociaux, élus, entreprises, etc. Mi-mai 2011, on comptait 199 organismes de formation labellisés, selon Julie Bonnafoux, Outre-mer compris. Ce sont les organismes eux-mêmes qui portent la démarche, ceux-ci étant de nature variée : mairies, Chambres de commerce, CFA (Centres de formation d’apprentis), CFPPA (Centres de formation professionnelle et de promotion agricole), associations, SARL ou Greta.
Les Ateliers dispensent des formations de base dans les domaines de la culture générale (remise à niveau en français, mathématiques, biologie, expression écrite et orale, logique, etc.) comme de la culture technologique de base (informatique, Internet, bureautique…). Les apprenants ont généralement pour objectif de passer un concours, un examen ou de préparer une promotion ou un retour à l’emploi. Les supports, variés, comprennent aussi bien les outils les plus classiques (livres) que les plus modernes (logiciels, vidéos…).
Plus de renseignements sur : www.app.tm.fr.
 
L’Afpa
L’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) accompagne les demandeurs d’emplois et les salariés tout au long de leur vie. Par des formations qualifiantes, elle favorise l’accès ou le maintien de ses publics dans l’emploi. Organisée en 22 directions régionales, elle est présente sur l’ensemble du territoire national à travers 186 campus de formation.
En 2010, plus de 168 000 stagiaires ont été accueillis par l’Afpa. En outre, “deux personnes sur trois ayant obtenu un titre professionnel en France sont passées par l’association avec 63 450 candidats présentés en 2010”, indique l’Afpa. En outre, plus de 98 000 personnes, soit 59 % des stagiaires de l’association, étaient des demandeurs d’emploi, et 5 748 personnes ont vu leur titre validé par le biais de la VAE (Validation des acquis de l’expérience).
L’Afpa propose des formations qualifiantes correspondant à plusieurs centaines de métiers (agriculture, BTP, mécanique, textile, tourisme, commerce, etc.). Chômeurs, salariés en CDI ou CDD dans le cadre de la formation continue, jeunes ou adultes lors de contrats en alternance… l’association répond, année après année, aux impératifs et aux exigences d’un public varié et parfois en grande difficulté sur le marché du travail.
Outre ce caractère diversifié, l’Afpa associe à ses services la prise en compte de l’aspect humain. En effet, les parcours sont individualisés et les évaluations personnalisées. Après un bilan des acquis professionnels, le stagiaire est personnellement suivi et soutenu à chaque étape importante, de l’orientation à la qualification professionnelle. Les formations peuvent se dérouler en continu ou en alternance, dans les centres de l’association, mais aussi en entreprise ou encore à distance. Les méthodes pédagogiques sont, quant à elles, centrées sur des mises en situation professionnelle.
Renseignements sur : www.afpa.fr.
 
L’enseignement supérieur
Si “on n’attend pas souvent l’université dans le champ de la formation continue”, comme le souligne Jean-Marie Filloque, président du réseau national de Formation continue universitaire (FCU), elle est pourtant bel et bien présente. Et l’un des arguments majeurs en faveur de la formation continue dans les universités est le lien entre formation et recherche. D’ailleurs, des instituts comme l’IAE (écoles universitaires de management) ou le Cnam (lire l’encadré) font partie du réseau FCU. La formation tout au long de la vie, dans ce cadre, c’est “l’utilisation des ressources de l’enseignement supérieur pour le développement des compétences des individus, mais aussi des territoires, des collectivités et des entreprises”, indique Jean-Marie Filloque.
L’activité des universités est large : information, orientation, accompagnement, mais surtout accès aux diplômes (en France, tous les diplômes de l’enseignement supérieur sont accessibles aux adultes). Selon Jean-Marie Filloque, 60 000 adultes préparent ainsi chaque année un DUT (Diplôme universitaire de technologie), une licence, un master… Soit 9 % des diplômés français de l’enseignement supérieur universitaire. La VAE représente quant à elle 4 500 dossiers annuels (8 % des dossiers traités) et 360 000 stagiaires chaque année évoluent à l’université dans le cadre de la formation qualifiante. Les contrats de professionnalisation sont également bien développés.
L’enseignement supérieur (universités et grandes écoles) offre une grande diversité de formations diplômantes et/ ou qualifiantes : stages courts (accessibles notamment par le Dif), diplômes nationaux (DAEU ou Diplôme d’accès aux études universitaires, licence, master, titre d’ingénieur, etc.). Les formations sous forme de modules capitalisables sont accessibles à temps plein ou partiel, en cours du soir ou à distance. La formation continue à l’université a l’avantage d’offrir un grand choix de matières, accessibles sans limite d’âge.
Pour en savoir plus : www.fcu.fr et www.enseignementsup-recherche.gouv.fr.
 
Les écoles de commerce
La formation continue s’est également imposée au sein des écoles de commerce privées. Objectif pour les salariés : obtenir un diplôme de type Mastère spécialisé (MS) ou MBA (Master of business administration) par exemple, dans le but d’accéder à une promotion ou de se mettre à niveau pour les cadres les plus anciens.
Les écoles de commerce proposent des formations spécialisées (ressources humaines, management, marketing, développement commercial, audit…) en modules courts de perfectionnement ou sur des cycles longs et diplômants. Elles sont, par ailleurs, ouvertes à la VAE, les diplômes des grandes écoles étant inscrits au répertoire des certifications professionnelles.
Pour plus de détails sur les MS : www.cge.asso.fr.
 
Les organismes privés
Aujourd’hui, le secteur privé compte des milliers de prestataires, cette foultitude regroupant bien évidemment des statuts très différents, de l’association à but non lucratif aux formateurs indépendants, en passant par les entreprises privées à but lucratif et qui représentent la majorité. Pensez à demander ce que comprennent les tarifs annoncés, si les documents pédagogiques sont compris, quel est le taux de réussite des stagiaires (100 % de réussite n’étant pas forcément un signe de qualité…), qui sont les formateurs, etc. Attention également à la reconnaissance des diplômes ou titres.
À noter : la Fédération de la formation professionnelle (FFP), représentant les organismes privés de formation, recense plus de 400 adhérents.
Plus de renseignements sur : www.ffp.org.    
 

Le Cnam

Poids lourd de la formation tout au long de la vie, le Cnam, ou Conservatoire national des arts et métiers, a formé en 2009-2010 près de 100 000 auditeurs en France et à l’étranger. Créé en 1794, il délivre plus de 8 000 titres et diplômes par an et plus de 1 000 VAE. Il réunit 520 enseignants-chercheurs et 8 000 intervenants professionnels.

Les formations proposées sont regroupées en deux écoles : Sciences industrielles et technologies de l’information, et Management et société. Cours du soir ou non, y compris le samedi, stages en présentiel ou à distance, formations longues ou courtes, pour se perfectionner ou acquérir un diplôme, le Cnam s’adapte à toutes les situations. Ce qui est quasiment une obligation quand on sait qu’une grande partie des auditeurs du conservatoire se forment hors temps de travail, même dans le cadre du Dif (Droit individuel à la formation)…

Vous pouvez donc élaborer un programme personnalisé grâce aux conseillers Cnam, intégrer le conservatoire à travers votre entreprise, obtenir une licence générale ou professionnelle, un master ou un doctorat, devenir ingénieur Cnam, entamer une VAE ou faire un bilan de compétences.

Les établissements du conservatoire couvrent l’ensemble du territoire français, outre-mer compris, avec 28 centres régionaux et quelque 150 centres d’enseignement. Le Cnam bénéficie en outre de partenariats dans 43 pays, en Europe, au Maghreb, en Afrique, au Proche-Orient, en Asie, au Canada et en Amérique latine.

Pour aller plus loin : www.cnam.fr.

 

La Rédaction


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