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Changer de région : le logement, principal frein à la mobilité

, par Fabien Soyez

Quitter sa région pour une autre, afin de trouver un job ou d’avoir un meilleur cadre de vie : un rêve pour beaucoup d’entre nous. Mais 800 000 jeunes refusent des propositions d’emploi à cause du logement, qui demeure le principal frein à la mobilité.

 
Qui n’a pas rêvé de tout quitter pour s’installer en région ? Nombreux sont les collectivités qui initient des actions, des aides pour attirer de nouveaux résidents.

Lors d’une conférence sur le sujet de la mobilité au 5e Salon du Travail, la Ville d’Oyonnax (Ain) et Laval économie, l’agence de développement économique de l’agglomération lavalloise, ont présenté leurs dispositifs visant à aider les personnes ayant pour projet de bouger en France – pour trouver un emploi, mais aussi pour un meilleur cadre de vie. Les deux collectivités proposent un service dédié à l’accompagnement (individuel) des nouveaux résidents, en matière d’emploi, mais aussi de logements.

 

Le logement, « un tremplin pour accepter un job »

Car le logement est « le principal frein à la mobilité, et donc à l’emploi », indique Marie-Pierre Mahé, fondatrice de Keeseek, une plateforme qui croise des milliers d’offres d’emploi (internes ou externes) et de logement en un même lieu. « Sur tous les demandeurs d’emploi, environ 1 million, dont 800 000 jeunes, refusent une offre d’emploi à cause du manque de logements. Cela en décourage beaucoup avant même de postuler », ajoute-t-elle.

Pour aider les régions et les entreprises locales à être plus attractives, Keeseek (qui compte parmi ses partenaires de nouveaux employeurs et Pôle emploi, ainsi que des centaines de bailleurs) s’appuie sur le bail mobilité de courte durée, créé en 2018 dans le cadre de la loi Elan sur le logement, afin d’associer une offre de travail avec un logement meublé temporaire, et d’accompagner les demandeurs d’emploi clés en main. Ce bail court d’une durée de 1 à 10 mois vise notamment les étudiants, les personnes en formation ou les salariés en mission temporaire professionnelle. Non reconductible, ce contrat fonctionne sans aucun dépôt de garantie, et le locataire peut bénéficier de la garantie Visa pour le logement et l’emploi (Visale).

« Ces bails de courte durée vous laissent le temps de connaître votre environnement, et de trouver un logement adapté à vos besoins », explique Marie-Pierre Mahé. Selon plusieurs études de Pôle emploi, en 2020, 71 % des 18-31 ans et 40 % des plus de 40 ans devront bouger pour travailler. « Le logement est un tremplin pour accepter un job », conclut Marie-Pierre Mahé.

 

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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