Reconversion

Ikigaï et méthode GLAD : comment trouver le job de vos rêves ?

Vous rêvez de changer de métier mais vous ne savez pas quel est le job idéal pour vous ? Les méthodes de l'ikigaï et du GLAD peuvent vous aider à y voir plus clair. Découvrez les conseils de deux expertes, Christie Vanbremeersch et Gwladys Ramette, pour réussir votre reconversion professionnelle.

L’ikigaï, qu’est-ce que c’est ?

Le terme « ikigaï » signifie « ce qui donne un sens à la vie ». Selon Christie Vanbremeersch, consultante et auteure de « Trouver son ikigaï » (First, 2018), l’ikigaï au travail repose sur quatre piliers :

  • Ce que l’on aime faire (passion)
  • Ce pour quoi l’on est doué (compétences)
  • Ce dont le monde a besoin (mission)
  • Ce pour quoi on peut être rémunéré (argent)

« En gros, il y a passion, mission, argent, et compétence, résume-t-elle. L’ikigaï, c’est l’équilibre entre ces quatre dimensions pour s’épanouir professionnellement.»

Comment trouver son ikigaï ?

Pour découvrir son ikigaï, Christie Vanbremeersch préconise de « lister l’ensemble des éléments qui constituent chacune des sphères, puis d’essayer de les réunir. » Elle invite aussi à explorer ses centres d’intérêt : « Qu’est-ce qui me rend curieux en ce moment ? Qu’est-ce que je fais sans jamais me lasser ? », suggère-t-elle.

Observer les personnes qui nous inspirent est une autre piste. « Regarder ce qui, dans leur façon de vivre et dans leur façon de parler de leur travail, me rend jaloux », conseille l’experte. Sans oublier de s’interroger sur ce qui nous révolte dans la société, et comment y remédier à travers son activité.

Pour compléter votre introspection, Christie Vanbremeersch propose de solliciter votre entourage : « Demandez aux gens : Dans quels domaines est-ce que je vous rends service avec plaisir et facilité ? Quelles sont les choses que vous me demandez naturellement et que j’accepte de bon cœur ? ».  Vous découvrirez peut-être des points forts insoupçonnés et des indices sur des activités qui pourraient devenir sources de revenus.

Tester avant de se lancer

Plutôt que de se précipiter, Christie Vanbremeersch recommande de tester son projet petit à petit. « Je garde un pied dans la stabilité et la sécurité et en même temps je teste, je teste et le jour où mon test éventuellement est concluant, là je vois ce que je fais », explique-t-elle.

L’experte conseille aussi de chercher « le bon prof », « les personnes qui savent faire ce que j’ai envie de faire et qui peuvent m’apprendre à le faire ». Un accompagnement précieux pour monter en compétences progressivement. Enfin, gardez à l’esprit que l’ikigaï n’est pas figé. « Un ikigaï, c’est un équilibre. Et l’équilibre change, par définition », rappelle Christie Vanbremeersch.

La méthode GLAD, qu’est-ce que c’est ?

La coach Gwladys Ramette a développé une autre approche, la méthode GLAD, « plus pragmatique » que l’ikigai et orientée « passage à l’action rapide ».

GLAD est l’acronyme de quatre motivations :

  • Grandir : en compétences, responsabilités, périmètre géographique ;
  • Liberté : gagner en flexibilité, faire du télétravail, du freelancing ;
  • Argent : obtenir une meilleure rémunération ;
  • Donner : trouver du sens et avoir un impact positif.

Après un questionnaire, le candidat identifie sa priorité absolue parmi ces piliers, pour construire un projet aligné.

Comment utiliser la méthode GLAD ?

Une fois sa motivation principale identifiée, le candidat dispose de plusieurs options. Par exemple, « si vous recherchez une meilleure rémunération, orientez-vous vers un secteur en forte demande comme la cybersécurité », explique Gwladys Ramette. Ou encore : « si la liberté prime pour vous, envisagez de devenir freelance ». Pour ceux qui privilégient l’impact, on peut viser un emploi permettant de « combattre la désinformation ou protéger les données des entreprises ». Ces orientations offrent un fil conducteur cohérent pour guider sa recherche d’emploi et ses entretiens.

Vrais et faux signaux de reconversion

Gwladys Ramette alerte toutefois sur les mauvaises raisons de se reconvertir. Parfois, changer de contexte (entreprise, manager…) suffit à retrouver la motivation, sans changer de métier.  À l’inverse, une vraie stagnation, un manque de sens persistant peuvent justifier une reconversion. En gardant en tête que le job parfait n’existe pas : c’est surtout un « alignement » à un instant T.

Que vous testiez l’ikigaï ou la méthode GLAD, l’essentiel est d’apprendre à vous connaître, avec bienveillance. Un processus d’introspection qui demande du temps, mais qui peut grandement clarifier une reconversion.

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