Marché de l'emploi chomage jeunes

Les embauches dans l’insertion par l’activité économique sont en recul

, par Fabien Soyez

Le nombre d’embauches dans le domaine de l’insertion par l’activité économique a baissé de 5 % entre 2017 et 2018, selon les chiffres du ministère du Travail. 10 % des salariés nouvellement embauchés ou renouvelés dans une entreprise d’insertion en 2018 travaillent dans le bâtiment ou la construction.

 
Selon les derniers chiffres de la Dares publiées le 14 février, le nombre de salariés dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) (1) a baissé de 4,7 % entre 2017 et 2018, passant de 138 800 à 132 300 (après une augmentation de + 10 % l’année précédente). Début 2019, un rapport de la Cour des comptes soulignait pourtant des résultats “encourageants” en matière d’insertion, avec plus de 3 800 organisations (associations, chantiers d’insertion, entreprises) recensées sur l’ensemble du territoire.

Méconnue mais saluée par les experts comme un outil de lutte contre le chômage de longue durée, l’IAE est un accompagnement dans l’emploi proposé par certaines structures à des personnes “très éloignées de l’emploi” afin de faciliter leur insertion sociale et professionnelle. Elle s’adresse aux personnes particulièrement éloignées de l’emploi, notamment les chômeurs de longue durée, les personnes bénéficiaires des minimas sociaux (RSA…), les jeunes de moins de 26 ans en grande difficulté et les travailleurs reconnus handicapés.

Selon l’étude de la Dares, les salariés en insertion sont en moyenne âgés de 26 à 49 ans, et en majorité des hommes (61 %). Ils sont également peu qualifiés,  38 % des personnes recensées ayant un niveau inférieur au CAP et 21 % un niveau CAP-BEP.

 

Une baisse des embauches contrebalancée par une hausse du temps de travail

Répartis dans 3 803 structures conventionnées par l’État, les salariés de l’IAE sont, selon la Dares, majoritairement dans les ateliers et chantiers d’insertion (38,3 %) et les associations intermédiaires 40,1 %). Les entreprises d’insertion (EI) et les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) emploient respectivement 11,3 % et 10,3 % des salariés. Si les embauches dans l’IAE sont en repli, le volume d’équivalents temps plein (ETP) est en hausse de 4,8 % sur l’année, “porté par une augmentation moyenne de près de 6 % du temps de travail hebdomadaire”, constate le service statistique du ministère du Travail.

 

Services à la personne, agriculture, espaces verts et BTP

À noter qu’un tiers des recrutements dans le secteur de l’insertion par l’activité économique se situe dans les services à la personne, de l’aide à la vie quotidienne en passant par le nettoyage et la propreté industrielle.

L’agriculture et la pêche sont également à la recherche des profils correspondant à l’IAE. Ainsi, 22 % des salariés nouvellement embauchés ou renouvelés dans une structure d’insertion travaillent dans l’agriculture, les espaces verts et les espaces naturels ou encore les soins aux animaux. Enfin, la construction, le bâtiment et les travaux publics apparaissent en troisième position, avec 10 % des salariés nouvellement embauchés ou renouvelés dans ce type de structure en 2018 travaillant dans le BTP.

 

 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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