1) S’adapter à l’IA
« L’intelligence artificielle reste le sujet incontournable qui impacte les relations entre candidats et recruteurs », affirme Loïc Le Terrien, directeur exécutif de Hellowork, qui a publié sa 16e édition de son enquête sur les pratiques des candidats et des recruteurs. Et pour cause, 64 % des candidats pensent que l’IA va changer la manière dont ils exercent leur métier actuel, et jusqu’à 73 % au sein de la génération Z. En matière d’usages des outils numériques pour booster les démarches de candidatures, 50 % déclarent utiliser l’IA pour leurs recherches d’emploi et 50 % déclarent ne pas encore avoir franchi le cap. « La tendance est plutôt positive puisque seuls 22 % des candidats considèrent aujourd’hui l’IA comme une menace, tandis que 37 % y voient plutôt une opportunité, ajoute le dirigeant. Il faut aussi noter que certaines utilisations se font de manière inconsciente. Les plateformes comme Hellowork intègrent des outils d’IA dans plusieurs de leurs fonctionnalités depuis plusieurs années. Avec par exemple l’utilisation de l’IA générative pour créer son CV ou sur un mode conversationnel pour clarifier et consolider son projet. »
2) S’emparer de la question de la transparence salariale
En matière d’attente des candidats et d’informations importantes dans le cadre d’une candidature, le salaire compte parmi les priorités : 51 % des candidats déclarent ainsi ne pas postuler ou être moins susceptible de le faire si l’offre ne précise pas le salaire. Du côté des recruteurs, on confirme l’importance de la transparence, puisque 47 % pensent qu’indiquer le salaire facilite le recrutement. « Le salaire reste un élément central de la candidature, et la directive européenne sur la transparence salariale qui va devoir être transposée dans le droit français d’ici à juin 2026 s’annonce comme un changement majeur et impactant pour les démarches des candidats, Loïc Le Terrien. Début 2024 seuls 25 % des offres précisaient le salaire, aujourd’hui en fin 2025, 65 % des offres publiées sur Hellowork comportent un salaire déclaré en transparence par l’entreprise. Et nous complétons aussi l’information sur d’autres offres en faisant une estimation de salaire. »
3) S’aligner en termes d’attentes des candidats et de pratiques des recruteurs
En matière d’interactions entre candidats et employeurs, le décalage ne réside souvent pas dans la question du temps de traitement des candidatures, mais plutôt dans les canaux et les méthodes de communication utilisés. En effet, 83 % des candidats jugent qu’un temps de traitement de candidature de deux semaines ou moins est un délai acceptable, tandis que 97 % des recruteurs déclarent traiter un CV en deux semaines ou moins. En revanche, traitement ne signifie pas toujours qu’une réponse est envoyée, 50 % des candidats affirmant ne pas ou rarement recevoir un retour en cas de refus. « La plupart des recruteurs continuent de privilégier le mail, mais aujourd’hui, 68 % des candidatures se font par des applications mobiles », complète François Le Verger, CEO d’Hellowork.
4) Trouver le match idéal
D’un côté comme de l’autre, l’enjeu d’une candidature et d’un recrutement réside dans la qualité du « matching » et le degré de réponses aux attentes respectives. Pour les candidats et selon leurs priorités exprimées, le baromètre donne les caractéristiques de l’entreprise idéale : une PME proche de leur domicile et proposant de nombreux avantages (88 % attendent en priorité un 13e mois et une participation, 71 % une mutuelle et 70 % des RTT). En matière de rétention, 73 % des candidats resteraient entre 3 et 10 ans au sein d’une entreprise pour un poste bien rémunéré, 72 % pour une bonne ambiance de travail et 56 % des missions variées et intéressantes. Pour les recruteurs, le défi de l’attractivité reste donc prégnant, notamment face à la pénurie de main-d’œuvre et à l’ampleur des besoins : 3 métiers sur 4 sont aujourd’hui considérés comme en tension forte ou très forte, et on dénombre près de 500 000 emplois vacants chaque année.