« Alors que la majorité des actifs en Europe envisage de changer d’emploi en 2025, les Français, eux, privilégient la stabilité », affirme Fabienne Arata-Camps, country manager de LinkedIn France. En effet, selon la dernière étude du réseau social professionnel, 43 % des actifs français envisagent de chercher un emploi en 2025 : un total en recul de 7 points par rapport à l’année précédente et inférieur aux 53 % affichés au global sur le continent. Pour les personnes déjà en poste, il tombe même à 35 %. « Un chiffre en baisse qui s’explique par un contexte incertain et un marché de l’emploi qui se resserre, explique Fabienne Arata-Camps. En moyenne, on comptait en France sur LinkedIn 3 candidats par offre d’emploi à l’automne 2022, contre 4,5 fin 2024. »
Un marché de l’emploi plus compétitif
Preuve de la tension sur le marché, près de la moitié des travailleurs français (46 %) estiment que la recherche d’emploi s’est complexifiée au cours de l’année écoulée. Et un tiers d’entre eux affirme peiner à trouver des offres correspondant à leurs critères, tandis que 37 % ont multiplié les candidatures et les démarches sans obtenir de réponses. De quoi pousser 57 % des répondants à anticiper un changement dans le rapport de force entre recruteurs et candidats en 2025, au profit des recruteurs et au sein d’un marché de l’emploi plus compétitif. Et pour cause, 51 % des chercheurs d’emploi interrogés trouvent les processus de recrutement frustrants et ont du mal à obtenir des réponses. Un état de fait qui nourrit également les volontés de reconversion, puisque 50 % se déclarent prêts à envisager un poste dans un tout autre secteur ou domaine que le leur.
Prime au bien-être et à la santé mentale
En octobre 2024, la santé mentale était érigée par le gouvernement en Grande cause nationale pour l’année 2025, avec un focus sur les différentes dimensions de la vie quotidienne, dont l’emploi et le travail. Du côté des travailleurs, cette cause devient une préoccupation centrale et prioritaire, et le bien-être au travail une exigence croissante. Une dynamique et un changement de mentalité confirmés par l’étude de LinkedIn : 90,5 % des actifs interrogés considèrent l’impact de leur travail sur leur bien-être psychologique comme un paramètre essentiel dans leur recherche d’emploi. Et 44 % rapportent avoir déjà quitté un emploi en raison de son impact négatif sur leur santé mentale, tandis que seuls 28 % seraient prêts à privilégier un salaire plus élevé à un emploi avec moins d’impact sur leur santé mentale. De quoi souligner et traduire la prise de conscience collective sur l’importance de l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle et le poids du bien-être au travail sur cet équilibre.