Tension persistante, pénurie de compétences, défi de l’attraction et de la rétention des talents… Le marché de l’emploi en 2025 reste marqué par les mêmes enjeux que lors des exercices précédents. Si, en tant que candidat, l’incertitude quant aux perspectives d’emploi peut laisser craindre des difficultés pour trouver un nouveau poste, les opportunités resteront importantes en 2025. En effet, selon l’enquête « Tendances RH & Prévisions de recrutement 2025 », publiée par Morgan Philips Group, 78 % des entreprises prévoient de recruter d’ici à la fin de l’année. Toutefois, une certaine prudence se fait ressentir : 41 % des entreprises anticipent une baisse de leurs embauches par rapport à 2024, tandis que 31 % prévoient une augmentation et 28 % restent indécises.
Du côté des candidats et des actifs, le contexte d’incertitude pèse également sur les velléités de mobilité et de reconversion professionnelle, avec seulement 43 % des salariés qui envisagent un changement d’emploi cette année, contre 50 % en 2024 selon LinkedIn.
Quelles priorités pour 2025 ?
Parmi les métiers recherchant le plus de candidats, on retrouve des domaines en tension : commerce et développement d’affaires (37,5 %), finance et comptabilité (25 %), IT et cybersécurité (25 %), et marketing et digital (24 %). Suivent ensuite des postes dans l’industrie et l’ingénierie (18,8 %), les ressources humaines (17,9 %), la gestion de projet et le consulting (17 %) et l’assistanat et le support administratif (16 %). Au total, la majeure partie (51 %) des postes sont ouverts en CDI, bien que les autres formes contractuelles gagnent du terrain : CDD (20 %), alternance ou stage (15 %), intérim (8 %). Autre info intéressante pour cibler ses candidatures : les canaux de recrutement privilégiés par les recruteurs. Avec en priorité les plateformes en ligne et les job boards (27 %), devant les cabinets de recrutement (24 %), le recrutement interne ou en mobilité (22 %) et la cooptation via le réseau personnel (21 %).
Preuve de la tension du marché, les employeurs expriment des priorités en termes de ressources humaines qui s’orientent vers la rétention des salariés et leur montée en compétences : attirer de nouveaux talents (22 %), fidéliser (20 %), développer la formation et la montée en compétences (13 %), favoriser la diversité et l’inclusion (11 %). Et pour cause, la pénurie de compétences est citée pour premier défi majeur des entreprises. De quoi envoyer un signal fort aux candidats : les opportunités de reconversion et de rebond de carrière vers des métiers en tension et en manque de talents ne manquent pas, de même que les perspectives de formation en entreprise.