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Le gouvernement est optimiste sur la baisse du chômage

, par Fabien Soyez

Selon les données du « Programme de stabilité » du gouvernement pour l’année prochaine, le taux de chômage est attendu à 8,3 % au quatrième trimestre 2020, contre 8,8 % début 2019. Même si la croissance vient d’être revue à la baisse, l’économie française devrait ainsi continuer à créer des emplois.

 
Le taux de chômage (1), qui était de 8,8 % au 1er janvier 2019, devrait tomber à 8,6 % d’ici décembre, et à 8,3 % fin 2020, selon les prévisions du gouvernement, qui vient de publier son « Programme de stabilité » 2019-2022 – un document annuel qui dresse la trajectoire des dépenses publiques, et qui est destiné à la Commission européenne.

Alors que dans son programme, le gouvernement revoit à la baisse la prévision de croissance pour 2019 (2), la tendance est donc à l’optimisme concernant le marché de l’emploi, à moyen terme. Il s’agirait en effet, pour le taux de chômage, d’une baisse de 0,5 % en un an, et de 1,1 % depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

 

300 000 nouveaux emplois créés d’ici 2020

Toutefois, selon les économistes et suivant ces prévisions, le taux de 7 % visé par le chef de l’Etat pour la fin de son quinquennat (2022) semble difficilement atteignable. Mais le ministère de l’économie affirme que cette « ambition » reste d’actualité, et indique dans le « Programme de stabilité » que les créations d’emplois, « portées par le dynamisme de l’activité dans le privé », devraient « se maintenir » à un rythme soutenu.

Le gouvernement table sur 155 000 et 145 000 nouveaux emplois en moyenne annuelle pour 2019 et 2020. Il mise notamment sur les effets à moyen terme de sa politique de l’emploi – du nouveau CICE (3) au plan d’investissement dans les compétences (4). Pour 2020, le « Programme de stabilité » prévoit ainsi que « l’activité restera globalement stable », mais que « la productivité du travail se redressera, ce qui ralentira » le rythme des créations d’emploi. Ce ralentissement devrait toutefois « être limité par la montée en charge du renforcement des allégements généraux et la montée en charge des effets du PIC ».

 

(1) Mesuré au sens du BIT, le Bureau international du travail.

(2) Le gouvernement table sur une progression du PIB limitée à 1,4 % cette année, contre une croissance de 1,7 % prévue dans le budget ; et s’attend à ce que l’économie française conserve ce rythme en 2020, 2021 et 2022.

(3) Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi est devenu en 2019 une baisse de charges pérenne sur les cotisations sociales payées par les entreprises.

(4) Le PIC se fixe notamment comme ambition de former (d’ici 2022) quelque 2 million de demandeurs d’emploi « peu ou pas qualifiés » et jeunes éloignés du marché du travail.

 
 

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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