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Salariés aidants, la charge mentale explose !

, par Nicolas Monier

Dans sa dernière étude, le site Yoopies revient sur l’impact de la charge mentale chez les salariés aidants. Ces derniers devant jongler avec leur vie professionnelle tout en gérant, à la maison, des problématiques souvent lourdes : un proche malade ou handicapé dont ils ont la charge.

 

La récente étude menée par la plate-forme spécialisée Yoopies dresse un bilan édifiant sur la situation des salariés aidants dans la gestion de leurs problématiques personnelles. S’occuper d’un proche dépendant mobilise quotidiennement leur attention.

Premier constat inquiétant : près de 97 % des salariés aidants déclarent gérer leurs problématiques personnelles au travail.  La charge mentale s’impose donc définitivement dans la vie de ces salariés. D’autant que 75 % d’entre eux ont déjà posé des jours de RTT ou des congés pour gérer spécifiquement ces imprévus.

“Il s’agit pourtant d’un vrai enjeu de performance pour les entreprises. L’absentéisme et la perte de productivité chez le salarié aidant ont un impact sur les entreprises. C’est un sujet encore tabou. Si la maternité est désormais une chose bien accueillie, s’occuper d’un proche en situation de handicap ou bien malade reste encore relativement privé dans la tête des gens”, note Benjamin Suchar, fondateur de Yoopies.
 

aidants
 

Responsabiliser les entreprises

Autant dire que sans surprise, cette charge mentale a forcément un impact sur l’efficacité au travail des aidants (66 % d’entre eux). Le stress et l’anxiété étant ressentis par près de 89 % des salariés. Démarches administratives liées à un proche dépendant et urgences soudaine face à la maladie sont autant de motifs stressants. Ces salariés ont donc le sentiment de mettre leur carrière professionnelle entre parenthèses. D’autant que 35 % des aidants déclarent que la gestion de leurs problématiques privées a forcément une incidence négative sur l’évolution de leur carrière.

De même, 61 % des salariés interrogés estiment que leur employeur devrait intervenir pour les accompagner dans ces situations délicates. “Il faut qu’il y ait une vraie prise de conscience au niveau des équipes managériales. La parole doit se libérer. Il y a des outils à mettre en place pour faciliter l’écoute, le suivi et l’orientation des salariés. Il y va de la responsabilité sociétale des entreprises. D’autant que la France comptera 20 millions d’aidants en 2060. Ce n’est pas demain mais après-demain. Autant donc embrasser cette prise de conscience à bras le corps”, explique Benjamin Suchar.

 
 

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Nicolas Monier


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