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Travail à temps partagé : une solution d’avenir ?

, par Stéphanie Condis

Le portail du temps partagé vient de publier son 2e livre blanc et note une progression de 17 % depuis 2019 de cette forme de travail qui permet de concilier plusieurs emplois à la fois.

Le temps partagé permet de travailler pour plusieurs employeurs, dans un seul domaine ou des secteurs variés, en utilisant des compétences différentes ou bien les mêmes selon que l’on cumule un métier identique dans plusieurs entreprises ou des activités sans rapport direct entre elles.

Observant en permanence l’évolution de ce mode d’emploi, le portail du temps partagé, lancé en 2013 pour en faire la promotion, dévoile son 2e baromètre. Depuis le précédent, en 2019, le temps partagé a augmenté de 17 % pour atteindre environ 500 000 professionnels. Une croissance liée à la pandémie et au développement du télétravail, qui permet de moduler la présence en entreprise et donc de faire plusieurs choses à la fois et/ou de préserver son équilibre personnel.

La forme la plus courante consiste, pour un salarié, à œuvrer pour diverses entreprises, par exemple un ou une assistant(e) de gestion en poste à temps partiel dans plusieurs PME qui n’ont pas les moyens ou le besoin de prendre quelqu’un à temps plein. Les mêmes compétences et expériences sont alors mises à disposition dans des structures distinctes.
Ce multi-salariat peut notamment passer par l’intermédiaire d’un groupement d’employeurs ou d’une entreprise de travail en temps partagé (ETTP).

Une organisation du travail qui séduit particulièrement les jeunes

Le livre blanc souligne que, si le temps partagé est encore trop méconnu, il constitue une solution d’avenir et les jeunes ne s’y trompent pas, en montrant davantage d’intérêt.
En effet, ils apprécient la souplesse qu’il apporte, une flexibilité sur-mesure qui est aussi recherchée par certains employeurs.

« Ceux qui ont franchi le cap et adopté cette nouvelle façon de travailler plébiscitent :
– un emploi régulier et de longue durée, mais sans exclusivité : la diversité des donneurs d’ordres, des missions et parfois des secteurs d’activités est très enrichissante.
– l’agilité : parce qu’il a rencontré de multiples situations différentes, le professionnel en temps partagé est capable de proposer de nouvelles alternatives créatrices, en phase avec les enjeux actuels.
– l’autonomie et la liberté : plus il y a d’interventions et de donneurs d’ordres, moins il y a de dépendance économique ou d’autorité. Il est aussi possible de choisir plus facilement ses missions et ses partenaires, tout en équilibrant les temps de vie. »

Pour en savoir plus, il est possible de consulter le livre blanc du temps partagé.

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Stéphanie Condis
Journaliste


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