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Recherche / perte d’emploi : 10 erreurs (administratives) à ne pas commettre

, par Fabien Soyez

Oups.gouv.fr, le tout nouveau et très sérieux site du gouvernement pour éviter les erreurs administratives, dresse la liste des 10 erreurs les plus fréquentes dans le cas d’une perte ou d’une recherche d’emploi. L’occasion d’une bonne piqûre de rappel.

 
Avec l’entrée dans la loi du « droit à l’erreur » (1), le ministère de l’Action et des Comptes publics a lancé, ce mardi, un site répertoriant les principales erreurs et difficultés rencontrées par les Français dans leurs déclarations à l’administration : Oups.gouv.fr. Parmi elles, les cafouillis lors de la déclaration d’impôts, mais aussi lors de la perte ou de la recherche d’un emploi.

 

Ne pas s’inscrire à Pôle emploi, ou mal renseigner sa situation

Afin d’éviter de passer à côté de potentielles allocations chômage, mieux vaut s’inscrire à Pôle emploi sans tarder, après la perte de son emploi. Mais en faisant attention à l’exactitude des informations transmises. Particulièrement, indique le site Oups, « celles relatives à mon identification (numéro de sécurité sociale) et à ma situation (arrêt maladie, perception de pension d’invalidité, qualité de mandataire social). »

 

Oublier d’envoyer à Pôle emploi des pièces complémentaires quand elles sont demandées

Les phobiques administratifs et autres têtes de linotte ont tout intérêt à adopter une ligne de conduite stricte, qui commence par le fait de répondre à toute demande de Pôle emploi, le plus rapidement possible. Gare à la procrastination, donc. « Suite à ma demande d’inscription, si on me demande des pièces complémentaires, je les transmets le plus rapidement possible à Pôle emploi pour ne pas ralentir le traitement de ma demande d’allocation », conseille le site gouvernemental.

 

Ne pas actualiser sa situation

Il est facile d’oublier d’actualiser sa situation auprès de Pôle emploi quand l’inscription a eu lieu en cours de mois. Il s’agit toutefois d’un process à ne pas négliger, afin d’éviter d’éventuels embouteillages administratifs.  Ainsi, si vous vous inscrivez par exemple le 21 janvier, vous devrez vous actualiser pour la première fois entre le 28 janvier et le 15 février. Il est possible de le faire en ligne, ou sur les bornes de son agence Pôle emploi. « Lors de cette actualisation, je dois déclarer les événements survenus depuis mon inscription (travail, formation, arrêt maladie…) et confirmer si je suis toujours à la recherche d’un emploi », indique Oups.gouv.fr

Attention, en règle générale, à ne pas oublier d’actualiser sa situation le reste du temps : un chômeur doit ainsi confirmer qu’il l’est toujours, tous les mois entre le 28 du mois et le 15 du mois suivant. En cas d’oubli, il peut être rayé de la liste des demandeurs d’emploi et voir le paiement de ses allocations interrompu.

 

Oublier de déclarer sa reprise d’activité ou un changement de situation

Afin d’éviter que des allocations vous soient versées à tort, vous obligeant ultérieurement à les rembourser, mais aussi d’être radié de la liste des demandeurs d’emploi pendant un temps plus ou moins long, attention à ne pas oublier de déclarer à Pôle emploi, dans les 72 h et lors de l’actualisation mensuelle de sa situation, toute reprise d’activité (même brève), ainsi que tout changement de situation (congé maternité, arrêt maladie, passage à la retraite, entrée en formation, déménagement). Il est possible de le faire en ligne, dans son espace personnel, en agence, ou par téléphone, au 39 49.

Pour les mêmes raisons, le site Oups conseille aussi de veiller à ne pas se tromper sur « le nombre d’heures travaillées pendant la période ou le montant des rémunérations touchées », à déclarer à Pôle emploi. Pour obtenir des conseils, il est là encore possible d’appeler un conseiller au 39 49.

 

Ne pas solliciter les aides auxquelles vous avez droit

« Afin de recevoir toutes les aides auxquelles j’ai droit auprès de Pôle emploi, je me rends sur le site internet clara.pole-emploi.fr qui me permet, sur la base des informations que je fournis, de déterminer mon éligibilité aux aides, mesures, dispositifs, contrats et prestations pour le retour à l’emploi », conseille le ministère de l’Action et des Comptes publics.

 

Ne pas se rendre à son rendez-vous avec son conseiller

Depuis que la procédure de sanctions visant les demandeurs d’emploi (en cas de « manquements » à leurs obligations) a été actualisée, en janvier 2019, le refus ou l’oubli de se présenter aux rendez-vous de Pôle emploi peut conduire à une radiation d’un mois, et à la suppression des allocations en cas de « manquements répétés ».  De même, attention à ne pas oublier de se rendre aux formations ou aux visites médicales imposées par Pôle emploi.

« L’inscription à Pôle emploi me permet de bénéficier de certains droits et m’engage à respecter certaines obligations. Je dois être présent à tous mes rendez-vous, y compris ceux qui sont fixés à ma demande. Je pense à regarder régulièrement mon espace personnel et mes messages (par courrier électronique, courrier papier, ou par SMS) », indique le site Oups.gouv.fr « Quand je commence une prestation ou une formation, je suis présent jusqu’au bout. Quand je sais que je vais être absent pour un motif légitime, j’informe Pôle emploi en amont du rendez-vous et je demande le report de ce rendez-vous », ajoute-t-il.

 

Oublier de déclarer un changement de situation à la Caf

Si les informations que vous transmettez à la Caf sont incomplètes, inexactes ou reçues tardivement, des aides peuvent vous être versées à tort. Attention, donc, à ne pas oublier de lui déclarer tout changement de situation professionnelle (perte d’emploi, nouveau travail) et / ou de ressources (indemnisation par Pôle emploi). « Je déclare immédiatement (sans attendre la déclaration trimestrielle) tout changement de situation familiale ou professionnelle qu’il soit temporaire, ponctuel ou court, pour moi-même ou un membre de mon foyer, ce qui m’assure un traitement rapide et un droit bien calculé », note Oups.

 

(1) Adopté à l’été 2018 par le Parlement, le projet de loi instaurant un « droit à l’erreur », permet aux citoyens et aux entreprises d’éviter des sanctions de l’administration au premier manquement. Désormais, chacun peut ainsi rectifier (de soi même, ou lors d’un contrôle) son erreur, quand elle est  commise de bonne foi et pour la première fois.

 

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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