Reconversion

Quelles sont les villes les plus attractives en France ?

Avant de déménager, de se reconvertir ou de se lancer dans une nouvelle étape de carrière, mieux vaut choisir une ville offrant à la fois opportunités d’emploi et qualité de vie. Le 9e baromètre Arthur Loyd dévoile les villes françaises les plus attractives, en s’appuyant sur 75 indicateurs économiques, sociaux et environnementaux, pour guider les actifs dans leurs choix de mobilité.

S’informer en profondeur sur une ville et son territoire avant d’envisager s’y installer dans le cadre d’un projet familial ou professionnel n’est pas une option. Et ce, pour entretenir son évolution de carrière ainsi que pour s’assurer un environnement de vie autant adapté que possible à ses priorités. En la matière, le 9e baromètre annuel d’Arthur Loyd, réseau de conseil en immobilier d’entreprise, fournit un aperçu global de l’attractivité des métropoles françaises. Pour ce faire, 75 indicateurs sont analysés, autour de quatre grandes thématiques : la vitalité économique ; l’accueil des entreprises ; la collectivité, le capital humain et les transitions ; et la qualité de vie. Sur cette base, l’étude propose un classement de l’attractivité des agglomérations de taille moyenne (100 000 à 300 000 habitants), des métropoles intermédiaires (300 000 à 500 000), des grandes métropoles (500 000 à un million) et des très grandes métropoles (plus d’un million). 

Toulouse, la très grande métropole qui monte

Du côté des plus grands ensembles urbains de France métropolitaine, Toulouse s’impose comme la référence et la métropole la plus attractive depuis 2023, et devance Lyon et Bordeaux. Et pour cause, la ville rose se classe en tête des retours d’expérience en termes de qualité de vie (environnement et risques climatiques, enseignement, santé et sécurité, coût du logement) et de connectivité, capital humain et transitions (dynamisme démographique, ouverture à l’international, innovation et transition verte, mobilités…). Toulouse s’affirme également sur le volet emploi, notamment du fait de la présence de secteurs industriels historiques comme l’aéronautique et l’aérospatiale et du développement des filières d’innovation et de transition écologique.

La seconde très grande ville du classement, Lyon, la devance seulement vis-à-vis de la vitalité économique (ressources économiques, marché de l’emploi…). La Ville des Lumières peut en effet compter sur un bassin d’emploi particulièrement diversifié et un tissu entrepreneurial dense, ainsi qu’un taux de chômage parmi les plus bas du pays.

Montpellier et Rennes, popularité confirmée

Historiquement, Montpellier et Rennes se disputent le titre de grande métropole la plus attractive. Cette année, c’est la cité montpelliéraine qui se distingue le plus en figurant en première place des trois des quatre thématiques d’indicateurs. Tout particulièrement, l’étude souligne le dynamisme de son marché de l’emploi, avec une forte proportion de cadres et de nombreuses créations d’entreprises. Symbole de ce dynamisme : le développement de la MedVallée, un pôle d’excellence et un pourvoyeur d’emplois dans les métiers de la santé, de l’alimentation et de l’environnement. C’est Grenoble qui s’installe sur la 3e marche du podium, avec son faible taux de chômage (6,2 %) et son statut de locomotive de l’innovation et de la transition verte, malgré une 10e place en matière de santé et de sécurité.

Angers, Dijon et Reims : les métropoles intermédiaires qui concurrencent les grandes métropoles

Troisième l’an passé, Angers retrouve son fauteuil en 2026. La ville s’impose comme une des destinations les plus prisées dans le cadre de mobilité hors de Paris ou des plus grands centres urbains, notamment du fait de son attractivité économique et de son statut de « ville verte ». Angers se classe en outre première pour le dynamisme démographique et la présence de talents, notamment en attirant beaucoup d’étudiants et de jeunes actifs et travailleurs en début de carrière. Derrière, en 2e position, on retrouve Dijon, qui confirme son dynamisme après avoir occupé trois années durant la première place pour la thématique « qualité de vie » et se distingue par une forte présence de l’emploi cadre et un taux de chômage inférieur à la moyenne. C’est Reims qui se place 3e, et qui continue de gagner en popularité, à moins d’une heure de train de Paris. Cependant, concernant la vitalité économique (Brest, 6e au global) ; la connectivité, le capital humain et les transitions (Metz, 4e) ; ainsi que la qualité de vie (Limoges, 16e), ce sont des métropoles globalement moins attractives qui se placent en tête.

Toutefois les premières places en termes de vitalité économique ; de connectivité, de capital humain et de transition ; et de qualité de vie, sont occupées par des métropoles moins attractives au global : respectivement par Brest (6e), Metz (4e) et Limoges (16e).

Bayonne : l’attraction du Pays basque

Pour la troisième année consécutive, Bayonne règne sans partage sur les autres agglomérations de taille moyenne, avec pour argument premier son cadre de vie très prisé entre océan et montagne. La cité basque se classe ainsi première pour la qualité de vie et la connectivité, le capital humain et les transitions. Mais n’est en revanche que 11e et 8e vis-à-vis de la vitalité économique et de l’accueil des entreprises, notamment du fait d’un coût du logement particulièrement élevé et d’une faible présence de grandes entreprises et de secteurs d’activité très variés. Suivent ensuite Poitiers et La Rochelle, la première portée par son bassin d’emploi varié et porteur et la seconde par un dynamisme démographique et un solde migratoire très favorables (différence entre les arrivées et les départs, ndlr). Sur le point spécifique de la vitalité économique du territoire, c’est la ville de Douai (9e au global), qui s’affirme le plus, devant Laval (10e) et Niort (7e).   

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