Reconversion

De l’enquête criminelle aux gestes qui sauvent, le parcours atypique de Célia Rich

Formée à la criminologie, passée par les enquêtes incendie et engagée pendant huit ans dans le secours opérationnel, Célia Rich a construit un parcours atypique. Aujourd’hui Chief Customer Officer chez Lifeaz, elle met son expertise au service d’une mission : rendre chacun capable d’intervenir face à l’urgence.

Intervenir là où chaque minute compte, c’est le fil conducteur qui structure la trajectoire de Célia Rich. Aujourd’hui, Chief Customer Officer chez Lifeaz, elle a construit un parcours singulier, à la croisée de la science, du terrain et du secours à personne, avec une conviction forte : face à l’urgence, chacun peut agir, à condition d’être formé et bien équipé.

Son histoire commence loin des trajectoires classiques. Très tôt, la jeune femme rêve de rentrer dans la police et la gendarmerie. Poussée par ses parents à faire des études avant de revêtir l’uniforme, elle rejoint l’École des sciences criminelles de l’université de Lausanne.

« Pendant mes études, j’ai découvert comment conduire une recherche de traces dans le cadre d’une investigation que ce soit l’état des lieux, trouver un ADN, identifier une écriture, des empreintes… J’ai pu aussi faire un premier stage au laboratoire de la préfecture de Paris où j’ai découvert un univers incroyable entre les équipes explosion, déminage, analyse des eaux », relate la jeune femme.

Des débuts entre science et investigation

Grâce à une expérience longue à la préfecture de Paris, Célia Rich se spécialise dans les enquêtes après incendie et explosion : « J’ai adoré y travailler, apprendre à trouver des traces quand tout est détruit pour comprendre ce qui a pu se passer. Après mon premier stage, j’y suis retournée en stage de fin d’études avant d’y travailler trois ans en tant que contractuelle. »

Elle s’y plaît tellement qu’elle tente le concours pour intégrer officiellement l’équipe. Mais un échec au concours met fin à ce rêve. Célia Rich rejoint alors une société tourangelle spécialisée dans la recherche et l’investigation incendie pour les assurances avec l’idée de reprendre le flambeau. « J’ai appris énormément de choses aux côtés de cette équipe d’anciens de la gendarmerie mais je n’étais pas très à l’aise avec le fait de rendre des conclusions tranchées pour que les assurances puissent prendre des décisions ».   

En parallèle, la jeune femme s’intéresse aux gestes de premiers secours et décide d’aller sur le terrain. Elle effectue un service civique chez les pompiers de Paris, puis s’engage comme bénévole à la protection civile, où elle devient secouriste, et renfort du Samu et des Pompiers. Elle y reste huit ans. Elle alterne ainsi entre expertise technique et intervention opérationnelle, avec la même logique : comprendre pour mieux intervenir.

Un virage décisif

En 2018, alors que Célia Rich s’interroge de plus en plus sur son avenir, elle tombe sur un article sur les dix entrepreneurs français à suivre. Parmi eux, elle découvre Johann Kalchman, fondateur de la start-up Lifeaz dont l’objectif est de démocratiser l’accès aux défibrillateurs et aux gestes qui sauvent. « Le projet m’a tout de suite touchée. Avec mon expertise de formatrice aux premiers secours, je me suis très vite projetée dans cette entreprise », précise Célia Rich.

D’instinct, elle envoie un e-mail au fondateur de l’entreprise, pour lui parler de son parcours et lui proposer ses services. Il la rappelle quelques jours plus tard. « J’ai rejoint Lifeaz en 2018 où j’avais d’abord pour mission de suivre les défibrillateurs en temps réel pour s’assurer que tout va bien et de former aux gestes de premiers secours. Depuis cinq ans, je suis responsable du service client », relate-t-elle. 

Son rôle ne se limite pas à répondre aux demandes des clients. Elle veille aussi au bon fonctionnement du parc de défibrillateurs et accompagne les clients lorsqu’un appareil doit être contrôlé, remplacé ou remis en service.

Et si le parcours de Célia Rich est assez atypique, le poste qu’elle occupe aujourd’hui lui ressemble vraiment. « A travers mes études et mon expérience sur la recherche en incendie, j’ai appris à trouver des solutions rapidement, avec le goût du détail. Mon engagement auprès des pompiers de Paris et de la Protection civile m’a appris à intervenir efficacement. Et finalement, j’utilise toutes ces casquettes aujourd’hui au quotidien », conclut-elle.    

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