Le passeport de compétences est en ligne.
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Passeport de compétences : à quoi sert ce nouvel outil lancé par le gouvernement et la Caisse des Dépôts ?

Ouvert au public depuis le 22 juin, le Passeport de compétences est une nouvelle plateforme qui rassemble des informations en lien avec le parcours professionnel, les diplômes et les formations. Rebondir fait le point sur ce qu'il faut savoir.

Après le Passeport santé, c’est au tour du Passeport de compétences de voir le jour. Ce nouveau service, en ligne depuis le 22 juin, est destiné aux actifs, demandeurs d’emploi, étudiants, apprentis et personnes en reconversion. Porté par le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Frandou, et géré par la Caisse des Dépôts, il s’inscrit dans le plan interministériel « Emploi futur », lancé en mai 2026 et dédié à renforcer l’insertion professionnelle des jeunes.

« Nous lançons aujourd’hui le Passeport de compétences qui va permettre à chacun de centraliser et valoriser l’ensemble de ses compétences et expériences », a fait savoir le ministre dans un post LinkedIn publié le jour de sa mise en ligne.

Réunir les informations professionnelles

La plateforme a vocation à regrouper dans un même espace les informations liées au parcours professionnel : diplômes, certifications, formations, expériences professionnelles, mais aussi les potentiels engagements personnels.

« Car les compétences s’acquièrent partout : dans le cadre de la formation initiale, de la formation continue, de l’expérience professionnelle, mais aussi à travers les engagements associatifs, bénévoles, sportifs ou citoyens », rappelle la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache, dans le communiqué de présentation.

L’objectif est double : permettre aux utilisateurs de retrouver plus facilement les détails de leur parcours tout en les aidant à les valoriser auprès des recruteurs.

Des données préremplies à partir de sources officielles

Le Passeport de compétences récupère et centralise plusieurs informations auprès des organismes qui les produisent. La plateforme distingue deux types d’informations.

D’un côté, les données dites « garanties », intégrées automatiquement par la Caisse des Dépôts et collectées auprès de sources officielles. Elles concernent les expériences professionnelles remontées par les déclarations sociales des employeurs, ainsi que les formations, certifications et diplômes enregistrés dans les bases de données, toujours officielles.

De l’autre, les données « déclarées » par l’utilisateur lui-même pour compléter son profil. Ces dernières « n’ont pas de valeur probante », apprend-on. Cette différence vise à permettre aux employeurs de faire la distinction entre les informations issues de sources dites « vérifiées » de celles ajoutées directement par le titulaire.

Les informations renseignées automatiquement restent toutefois limitées à certaines périodes. Les diplômes, certifications, titres et habilitations ne sont automatiquement intégrés que s’ils ont été délivrés après juillet 2021.

Quant aux expériences professionnelles, salariées comme non salariées, seules celles exercées à partir de 2017 sont prises en compte dans le dispositif. Rien n’empêche les utilisateurs de les ajouter, mais elles apparaîtront comme des données « déclarées ».

La possibilité de générer un CV

Parmi les fonctionnalités mises en avant : la possibilité de créer un CV à partir des informations déjà enregistrées sur la plateforme. Plusieurs modèles sont à disposition. « Chaque titulaire peut générer un CV sur mesure et l’adapter aux postes ciblés pour valoriser son profil auprès des recruteurs », souligne la Caisse des Dépôts sur son site.

Tous les CV générés comportent un QR code permettant aux recruteurs de vérifier les informations certifiées, comme un diplôme, une certification ou une expérience professionnelle enregistrées dans la plateforme.

Selon le gouvernement, le Passeport de compétences doit permettre de retracer le parcours professionnel des actifs, de fiabiliser certaines informations transmises aux recruteurs, tout en limitant les risques falsification de documents.

Faire du Passeport de compétence « un réflexe »

Demandeurs d’emploi, actifs en recherche de nouveau poste, jeunes diplômés, personnes en reconversion, employeurs… Reste à savoir si les publics visés par ce dispositif vont vraiment l’adopter. Pour accompagner son déploiement, la Caisse des Dépôts prévoit une stratégie de sensibilisation.

« Des actions auprès des jeunes, des demandeurs d’emploi et des personnes en reconversion, en s’appuyant sur un réseau de partenaires de proximité : missions locales, établissements d’enseignement supérieur, réseaux spécialisés dans l’orientation. L’objectif est simple : en faire un reflexe dès le début du parcours professionnel », détaille le ministère.

Côté entreprises, les PME, TPE et grandes entreprises seront encouragées à l’intégrer dans leurs pratiques dans les semaines et mois à venir. Elles pourront bénéficier d’une présentation de l’outil et d’un accompagnement personnalisé si ces dernières souhaitent l’inclure dans leur process de recrutement.

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