Et si la rentrée était l’occasion de chercher un emploi dans une autre ville ? LinkedIn a publié, le 22 juillet 2026, son premier classement des « Villes en Croissance », qui recense les métropoles françaises où les opportunités professionnelles progressent le plus en dehors de Paris.
Pour établir ce classement, la plateforme s’est appuyée sur l’évolution des recrutements et des offres d’emploi. LinkedIn a également comparé le nombre de personnes qui viennent s’installer dans une métropole à celles qui, au contraire, la quittent. Il ne s’agit donc pas des villes qui recrutent le plus, mais de celles où les opportunités d’emploi sont en hausse.
« Deux tiers des salariés français déclarent aujourd’hui travailler pour vivre plutôt que l’inverse : cela dit beaucoup de la façon dont les choix de carrière évoluent. À la rentrée, beaucoup ne se demandent plus seulement quel poste viser, mais aussi dans quel territoire se projeter », explique Mehdi Ramdani, directeur éditorial de LinkedIn France.
Dans ce classement, les grandes métropoles ne sont pas forcément celles qui arrivent en tête. Pau occupe la première place, devant Annecy et Nice. Marseille, Toulouse ou encore Bordeaux apparaissent plus loin dans le classement.
Pau, Annecy et Nice en tête
À Pau, la fabrication de matériel de transport, les services, le conseil aux entreprises, l’immobilier et l’énergie font partie des secteurs qui recrutent le plus. Près d’un quart des emplois recensés par LinkedIn (24,5 %) proposent du télétravail partiel.
Deuxième du classement, Annecy proposent aussi des postes dans la fabrication de composants, l’immobilier, les services aux entreprises, la tech, la finance et le sport. Le télétravail partiel concerne 15,6 % des emplois recensés.
Nice arrive quant à elle en troisième position. L’informatique, l’immobilier, la tech, l’enseignement supérieur et les services aux entreprises figurent parmi les secteurs qui embauchent le plus. Un peu plus d’un emploi sur quatre (25,3 %) propose du télétravail partiel.
Des bassins industriels « très moteurs »
Marseille arrive en quatrième position. Les services aux entreprises, l’informatique, l’enseignement supérieur, la tech et l’immobilier figurent parmi les secteurs qui engagent le plus dans la cité phocéenne. Le télétravail partiel concerne un peu moins de 26 % des emplois recensés.
À Toulon, cinquième du classement, la fabrication de matériel de transport arrive en tête, devant l’immobilier, les services aux entreprises, la défense et la tech.
Du côté de Toulouse, qui arrive sixième, la fabrication de matériel de transport fait également partie des secteurs qui embauchent beaucoup. C’est aussi le cas de l’informatique, des services aux entreprises, de l’enseignement supérieur et de la tech.
« Derrière ce palmarès, plusieurs dynamiques locales se dessinent : des bassins industriels toujours très moteurs, notamment à Pau, Toulon ou Toulouse », analyse le classement.
Montpellier, Bordeaux, Rennes et Nantes complètent le classement
Montpellier arrive en septième position. L’enseignement supérieur, la tech, les services et le conseil en informatique, la recherche et les services aux entreprises figurent parmi les secteurs qui embauchent le plus. La ville affiche par ailleurs la part de télétravail partiel la plus élevée du classement, avec 34,3 %. « Un atout supplémentaire pour les professionnels qui cherchent à concilier opportunités de carrière et équilibre de vie », estime LinkedIn.
Bordeaux occupe la huitième place, devant Rennes et Nantes. Dans ces trois villes, la tech, l’informatique et les services aux entreprises figurent parmi les secteurs qui embauchent le plus. À Bordeaux, la fabrication de matériel de transport et l’immobilier sont également bien représentés.
À Rennes, les télécoms et l’agroalimentaire font aussi partie des secteurs attractifs. À Nantes, c’est le cas de l’enseignement supérieur et de la finance. Le télétravail partiel concerne 30,3 % des emplois recensés à Bordeaux, 29,7 % à Rennes et 32,8 % à Nantes.
En plus de permettre aux candidats de repérer les villes où les opportunités progressent, ce classement s’adresse aussi aux entreprises. « Nous voulons proposer une nouvelle grille de lecture pour identifier les villes où les opportunités se développent, où les perspectives de carrière progressent et où les talents choisissent de s’installer. Pour les entreprises, c’est aussi un signal utile pour comprendre où les recrutements s’intensifient et où émergent de nouveaux bassins de talents », fait savoir Mehdi Ramdani.