Comment créer des liens vertueux en conjuguant l’IRL (in real life) et l’URL (les réseaux sociaux) ? Choisissez le mode d’expression qui vous ressemble le plus, puis mixez les deux. Le plus important reste d’y prendre du plaisir : si vous êtes plus à l’aise au club de tennis qu’aux événements professionnels, commencez par là. L’authenticité dans les rencontres, voilà ce qui fait la force d’un réseau.
1. Identifier les bonnes graines
Les petits réseaux font les grandes connexions. Commencez par cartographier votre réseau existant : famille, amis, anciens camarades d’études, collègues, associations… Listez ces contacts dans votre club de soutien. Mais ne misez pas tout sur votre entourage direct. La « théorie des liens faibles » montre que nos meilleures opportunités viennent souvent de relations plus éloignées. Chaque maillon compte.
Sachez exprimer votre besoin en étant précis. Préférez « je cherche dans telle entreprise, telle personne » plutôt que « tout m’intéresse ». Plus ce sera précis, mieux vous serez aidé.
N’oubliez pas non plus de vous montrer curieux : chaque personne que vous rencontrez a un parcours, une histoire, une richesse potentielle à partager. Un lien peut surgir là où on ne l’attend pas.
2. Sélectionner le lieu de plantation
Avant de solliciter votre réseau, clarifiez votre intention, votre cible et votre objectif. Quel est votre besoin ? Qui pourrait vous aider ? Allouez un temps déterminé à créer des liens. Attention à la dispersion sur Linkedin. N’hésitez pas à mettre un contrôle horaire. Limitez le temps et donnez-vous un objectif. « Qui sort s’en sort . » : pour un objectif donné, combien de temps allouer à votre réseau ? Et si cela vous rassure, réseautez avec un collègue, un ami, un confrère…
Salons, conférences, séminaires, il y a déjà tellement d’opportunités gratuites en fonction de vos intérêts. Sortez préparé : qui sera sur site, qui voulez-vous rencontrer et que voulez-vous obtenir. Posez-vous la question, même avant un déjeuner professionnel : « qu’est-ce que je souhaite obtenir à l’issue du déjeuner ? » Et surtout, rappelez-vous qu’un lien, pour être fertile, a besoin d’un terrain commun : valeurs partagées, centres d’intérêt, ou même objectifs à court terme.
3. Planter les graines
Beaucoup hésitent à solliciter leur réseau par peur de déranger. Pourtant, demander n’est pas voler. La plupart des gens aiment aider, surtout s’ils sentent que leur contribution à de la valeur.
Un bon moyen d’organiser ses relations est de tenir un tableau de suivi, même basique (un simple fichier Excel peut suffire). Cela permet de garder une trace des échanges et d’entretenir le lien dans le temps. « Le réseau, c’est du boulot . », soyez régulier, un peu chaque jour . Restez humble, même en poste, donnez, recevez, partagez. Et si vous êtes en position de demandeur, concluez par : « et moi, comment puis-je vous aider ? ». Cela vous placera d’égal à égal. La réciprocité est inhérente au réseau. Les relations professionnelles les plus solides sont souvent celles qui s’inscrivent dans la durée, entretenues par des gestes simples : un message, un article partagé, un mot d’encouragement ou de félicitations.
4. Faire fructifier son réseau
Le réseau est un écosystème vivant qui se développe et se fortifie avec le temps. Voici quelques clés pour le dynamiser :
- Se mettre à la place de son interlocuteur : quelles sont ses préoccupations ? Comment pouvez-vous l’aider ?
- Pratiquer la recommandation : un simple contact peut débloquer une opportunité inattendue.
Être patient : toute relation prend du temps à se construire. - Ne pas se limiter : grâce aux réseaux sociaux, toute personne est à portée de clic. Travaillez vos messages et osez contacter qui vous voulez .
Selon la théorie des six degrés de séparation (ou six poignées de main, développée en 1929 par Frigyes Karinthy), nous sommes reliés à n’importe qui dans le monde par six intermédiaires au maximum. Avec les réseaux sociaux, ce chiffre serait descendu à quatre.
Alors, pourquoi ne pas rêver et viser haut ? Le réseau est bien plus qu’un simple outil professionnel : c’est une manière d’être au monde. Vous pouvez avancer pas à pas, à votre rythme. Et surtout, rappelez-vous que chaque lien est une graine : certains germeront vite, d’autres mettront plus de temps. Cultivez-les avec bienveillance.