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Aide à l’embauche, chômage, apprentissage : les mesures pour l’emploi des handicapés

, par Fabien Soyez

Suite au 4e Comité interministériel du handicap du quinquennat Macron, la prime de 4 000 euros pour l’embauche de travailleurs handicapés a été prolongée jusqu’à juillet 2021. D’autres mesures ont aussi été prises pour la prise en charge des demandeurs d’emploi en situation de handicap, et leur accès à l’apprentissage.

Le quatrième Comité interministériel du handicap (CIH) du quinquennat d’Emmanuel Macron s’est tenu lundi 16 novembre à Matignon. Malgré la crise du Covid-19, le gouvernement poursuit son plan en faveur des personnes handicapées. Il a ainsi présenté une série de mesures pour 2021, dont certaines concernent spécifiquement l’emploi.

“La crise sanitaire n’a mis aucun frein à notre détermination. Bien au contraire, même si, nous en sommes conscients, certains chantiers nécessiteront plus de temps que prévu”, indiquent Jean Castex, Premier ministre, et Sophie Cluzel, Secrétaire d’État en charge des personnes handicapées, dans le dossier de presse dédié au CIH.

 

La prime de 4 000 euros pour l’embauche de travailleurs handicapés prolongée

Alors que débute la 24e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, le gouvernement a annoncé la prolongation jusqu’au 30 juin 2021 de l’aide prévue par le plan de relance pour l’embauche d’une personne handicapée.

Les entreprises, quelles que soient leur taille, qui embaucheront un travailleur handicapé, en CDI ou en CDD d’au moins 3 mois et rémunéré jusqu’à deux fois le Smic, pourront ainsi bénéficier d’une prime de 4 000 euros jusqu’à juillet prochain, et non plus jusqu’au 28 février 2021.

 

Une meilleure prise en charge des demandeurs d’emploi handicapés

L’accueil unique assuré par Pôle emploi et le réseau Cap emploi, expérimenté en 2020 dans 19 sites pilotes, sera étendu dans 200 agences, entre janvier et mars 2021. Avant d’être généralisé partout en France à partir d’avril.  Objectif : permettre une offre d’accompagnement personnalisée pour les demandeurs d’emploi en situation de handicap.

Les premières étapes du “diagnostic” du demandeur d’emploi seront réalisées par un conseiller de Pôle emploi, qui pourra solliciter l’expertise d’un conseiller de Cap emploi, afin d’identifier des besoins d’accompagnement spécifiques. Ensemble, ils formuleront ensuite une proposition de suivi, qui sera réalisée par l’un ou l’autre, qui deviendra le conseiller référent.

À noter que le gouvernement prévoit de se prononcer pendant le premier semestre 2021 sur le cumul de l’allocation adulte handicapé (AAH) et d’un emploi à temps partiel, et d’augmenter l’enveloppe consacrée au dispositif d’emploi accompagné, passera de 15 à 30 millions d’euros en 2021, puis à 45 millions d’euros en 2022.

En outre, le CIH a décidé de renforcer le dispositif des entreprises adaptées (EA). Pour qu’elles “deviennent des viviers de compétences pour les entreprises”, celles-ci devraient pouvoir recourir à des “CDD tremplin”, à des crédits de formation et à un “fonds d’aide à la transformation”.

 

L’accès à l’apprentissage facilité

Enfin, le gouvernement souhaite augmenter les entrées en contrat d’apprentissage des étudiants en situation de handicap. Afin que que les Centres de formation des apprentis (CFA) “puissent accueillir tout apprenti quel que soit son handicap, sans limite d’âge”, ils devront désormais évaluer au début du contrat, “les besoins en compensation de l’apprenti, avec une grille identique pour toutes les branches professionnelles.” La prise en charge s’élèvera à 4 000 euros maximum.

 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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