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L’Unédic prédit un taux de chômage à 7,4 % en 2022

, par Fabien Soyez

 

Alors que ses comptes se redressent, l’Unédic prévoit un retour à l’excédent en 2021 et un taux de chômage à 7,4 % fin 2022.

 

L’objectif d’Emmanuel Macron d’un chômage à 7 % en 2022 sera-t-il atteint ? Dans ses dernières projections, l’Unédic prévoit en tout cas que le chômage, actuellement à un taux de 8,1 %, devrait continuer à baisser pour atteindre 8 % de la population active fin 2020, puis 7,8 % fin 2021 et 7,4 % fin 2022.

Malgré un tassement de la croissance dans les années à venir, les entreprises devraient ainsi, estime l’Unédic, continuer de créer des postes. De leur côté, les réformes de l’apprentissage et de la formation professionnelle, ainsi qu’une nouvelle vague d’allégements fiscaux, devraient impacter favorablement le marché de l’emploi. “Après avoir baissé de -0,4 point entre le 3e et le 4e trimestre 2019, le taux de chômage s’élève à 8,1 % au 4e trimestre 2019 en France. Les années suivantes, il devrait continuer de décroître car, bien que ralentie, la dynamique de l’emploi total (environ +140 000 en moyenne par an sur 2020-2022) devrait être supérieure à la croissance de la population active”, note l’Insee.

 

Les comptes de l’Unédic se redressent

Côté prévisions financières, l’Unédic envisage un retour à l’excédent de l’assurance-chômage pour 2021. Le déficit devrait ainsi passer de -1,3 milliard d’euros en 2019 à -900 millions d’euros en 2020. Pour 2021 et 2022, l’organisme paritaire anticipe également des excédents de 2,3 milliards et de 4,2 milliards d’euros. L’endettement de l’assurance chômage devrait finalement passer de 35,5 milliards d’euros (net) en 2018 à 31,9 milliards d’euros en 2022.

“Les dépenses d’allocation, qui dépendent du nombre de chômeurs indemnisés et de la progression de l’allocation journalière versée, ont augmenté de +2,6 % en 2019. Elles devraient diminuer à partir de 2020 sous l’effet conjugué de la conjoncture et de la nouvelle règlementation (modification des conditions d’ouverture de droit et du calcul du salaire de référence, instauration de la dégressivité des allocations élevées) : -2,2 % en 2020, -5,8 % en 2021 et de -2,8 % en 2022”, note l’Unédic. Enfin, les recettes de l’organisme devraient augmenter, et passer de 38,3 milliards d’euros en 2018 à 42,2 milliards d’euros en 2022.

 

 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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