Marché de l'emploi robotisation

Robotisation : des effets négatifs sur l’emploi

, par Julie Tadduni

La robotisation a eu “des effets négatifs massifs sur l’emploi” entre 1990 et 2007, estime une étude réalisée par deux économistes du MIT et de la Boston University, publiée par le National Bureau of Economic Research.

Les robots vont-ils nous mettre au chômage ? Un robot sur le marché du travail détruit plus de 6 emplois pour 1 000 employés, selon le rapport du National Bureau of Economic Research. Il fait état de 670 000 postes éliminés dans l’industrie manufacturière. Un rapport dont la publication intervient alors que les candidats à la présidence de la République se sont emparés du sujet.

 

Mais aussi l’émergence de nouveaux emplois

D’après les deux auteurs, la création d’emplois liés à la robotisation n’arrive pas à compenser la suppression des postes d’ouvriers qui en découle. Toujours selon les deux chercheurs, l’aspect inquiétant est que les usines vont s’équiper bien plus vite en robots que les ouvriers ne passeront de diplômes.

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Julie Tadduni
Journaliste Web et community manager pour Rebondir


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Vos réactions (7)

  1. Vincent, le

    Les taxes sur les robots y a pas plus démago comme mesure. Les robots permettent d’augmenter la répétabilité des taches et donc la qualité des produits fabriqués, diminuent les TMS, travaillent en environement dangeureux et/ou toxiques. Effectivement les compétences doivent évoluer mais c’est une question de RH et de politique d’entreprise.

  2. lagrozeille, le

    1968, j’intègre une verrerie 830 personnes, 40t de verre jour , moyenne de 60 articles minutes mon rôle, pour automatiser l’ensemble de l’entreprise .2001 fermeture du site de 350 personnes , 210t de verre jour, moyenne de 300 articles minutes, 10 techniciens embauchés qui remplacent 500 personnes, bénéfices à la fermeture 1500 M de francs.

  3. Patrick, le

    Cela ne date pas de 1990, mais bien avant vers 1970, le début des chaines et robots, si ces machines avaient été imposées par rapport aux nombres d’emplois supprimés, les caisses de retraite ne seraient pas dans le rouge ainsi que l’ASSEDIC, bravo nos gouvernants pour votre vision de l’avenir, comme on dit pas plus loin que son nez ou plutôt pas plus loin que ses intérêts.

  4. Jacques B., le

    Encore une fois nous avons des études qui s’inscrivent dans une logique totalement dépassée et farfelue. Faut-il rappeler que les pays qui ont le plus de robots sont ceux qui ont le moins de chômage : Japon, Corée du Sud, US, Allemagne, Suisse, Suède, etc.
    Je suis toujours estomaqué par ces études qui n’intègrent qu’une partie des variables et qui, surtout, reposent sur des études d’impacts non validées et, surtout qui ne sont pas diffusées.
    Dossier à mettre une fois de plus sur la pile des études qui ne servent à rien.

  5. W36xb2w, le

    Bonjour
    Les robots devraient être au service de l’humain et non l’inverse
    Nos dirigeants devraient méditer ceci:
    Suis assez content pour demander à un informaticien de créer un logiciel capable de supprimer mon poste ?
    Si la réponse est oui je me suicide.
    Ne jamais oublier que c’est l’homme qui fait vivre l’homme et non pas tout l’or du monde.

  6. Boisson Patrick, le

    Réponse de bon sens : les robots ne consomment pas ce qu’ils fabriquent !!! Par contre je suis pour que les cotisations sociales soient prélevées sur les machines, car la masse salariale va diminuer fortement ! Foi d’un roboticien autodidacte

  7. albert, le

    ce n’est pas uniquement en termes d’emplois que la robotisation industrielle présente des risques, mais aussi sur la sécurité au travail des opérateurs : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=546

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