Les entreprises qui recrutent RebondirCosmeticExperience

Le secteur de l’industrie cosmétique cherche des candidats

, par Julie Falcoz

Cosmetic Valley, le pôle de compétitivité et centre mondial de ressources en parfumerie-cosmétique dont le siège est situé à Chartres, lance un dispositif de communication pour attirer des talents.

On peut estimer à 15 000 postes à pourvoir sur l’année dans la filière dont 1 500 techniciens de maintenance et 3 000 conducteurs de ligne, principalement en région Centre-Val de Loire, Île-de-France, Normandie, PACA et Hauts-de-France. 50 000 emplois vont être créés d’ici 2030 dont 70 % d’entre eux concernent la production. Pour attirer les candidats dans ce secteur, Cosmetic Valley, centre mondial de ressources en parfumerie-cosmétique labellisé pôle de compétitivité, innove avec Cosmetic Experience, un dispositif composé d’un livret augmenté, une application mobile et un site Internet, pour donner envie de venir travailler dans ce secteur. Pour attirer collégiens et lycéens, une mascotte répondant au nom de Blushy a même été créée. Dans l’application, le petit monstre guide l’internaute à travers les différents métiers, il propose aussi 4 jeux différents. Sur le site Internet, des informations plus concrètes sur les formations accessibles et les entreprises membres de Cosmetic Valley.

Mais pourquoi cette partie du milieu de la cosmétique et de la parfumerie peine-t-elle à recruter alors que des budgets pharaoniques sont dépensés en communication grand public ? Une mauvaise image d’un secteur méconnu du grand public, tout comme l’industrie en général. Et des marques qui ont préféré justement communiquer sur leurs produits pour les vendre plutôt que sur leurs métiers. À titre d’exemple, 7 emplois de technicien de maintenance sur 10 sont difficiles à pourvoir par les employeurs. Pour les conducteurs de ligne, c’est 1 emploi sur 2.

 

Cartographie des métiers de la chaîne de production

Cartographie des métiers de la chaîne de production

Savoir-être et rouge à lèvres

Il y a une inadéquation qualitative et quantitative. Par exemple, pour la maintenance, il y a très peu de candidats qui postulent, et ceux qui le font n’ont pas les compétences demandées”, indique Sébastien Odon, chargée d’études économiques à la maison des entreprises et de l’emploi de l’agglomération chartraine. S’il est compliqué d’en acquérir les compétences techniques, c’est surtout un savoir-être qui est recherché avant tout par les entreprises du secteur. Il faut être curieux, ouvert, savoir s’adapter et pouvoir travailler en équipe. Si le rythme se fait souvent en 2 ou 3 x 8, les cadences peuvent être intenses. Industrie oblige, une certaine rigueur est demandée pour respecter les horaires et les règles d’hygiène. Pour un technicien de maintenance, le salaire moyen est de 2 000 euros ; 1 500 euros pour un conducteur de ligne. L’intérim est aussi une bonne porte d’entrée si vous ne connaissez pas ce secteur : “Les agences de travail temporaire recrutent et forment aussi. De plus, il arrive régulièrement que les missions se transforment en CDI. C’est la période d’essai d’une entreprise aujourd’hui”, précise Sébastien Odon.

Plus d’informations sur cosmetic-experience.fr

Julie Falcoz
Journaliste


Sur le même thème