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“Faire son alternance en Europe” : le Routard et Opcalia dédient un guide à la mobilité des apprentis

, par Fabien Soyez

Début octobre 2018, Opcalia (organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) par l’État pour collecter les cotisations annuelles des entreprises au titre de la formation professionnelle continue des salariés) et les éditions Hachette, avec les soutiens du Medef, de l’Apec, de Centre Inffo et de l’agence Erasmus +, ont publié un Guide du Routard consacré à l’alternance en Europe. Un outil visant à répondre aux enjeux de la mobilité professionnelle des jeunes au sein de l’Union européenne. Yannick Ghoris, vice-président d’Opcalia, nous en dit plus.

 

Pourquoi avoir dédié un Guide du Routard à l’alternance en Europe ?

Nous avions déjà conçu en 2017, avec nos experts et l’équipe du Routard, un guide de l’alternance, destiné à informer les étudiants sur les dispositifs existants en France. Cette fois, en lien avec Erasmus +, nous avons voulu aborder le sujet de l’alternance en Europe, car il existe une demande importante de la part des jeunes, notamment au sein des CRIJ (Centres Régionaux Information Jeunesse). Depuis 1995 déjà, l’alternance est possible en Erasmus, mais très peu d’apprentis qui y ont recours… à cause bien souvent d’un déficit d’information quant aux dispositifs existants. Voilà pourquoi notre objectif, avec ce nouveau guide, est d’apporter aux jeunes des informations pratiques, et de les accompagner tout au long de leur parcours de mobilité.

 

En quoi est-ce intéressant et utile de réaliser une alternance dans un autre pays d’Europe ?

Partir en alternance en Europe, que ce soit en contrat de professionnalisation ou en apprentissage, est un véritable atout sur le CV. Cela permet d’acquérir un certain esprit d’ouverture, de gagner en autonomie, de découvrir une autre culture, d’apprendre plus facilement une langue étrangère, mais aussi de découvrir des organisations du travail et des pratiques professionnelles différentes. L’alternance permet de renforcer son employabilité – elle est une vraie voie d’insertion reconnue par les entreprises, et encore plus quand elle est réalisée à l’étranger. Ainsi, 64 % des employeurs estiment que l’expérience internationale représente une valeur importante pour le recrutement, avec des compétences utiles acquises pour s’adapter à la vie professionnelle contemporaine.

 

Que peut-on trouver dans votre guide ?

La première partie du livre porte sur l’organisation de l’alternance en amont : elle présente les dispositifs permettant de la financer (Bourses Erasmus, aides régionales), les formalités de départ, ainsi que les principaux programmes de mobilité transnationaux existants – ceux d’Erasmus +, de l’OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse) et du Secrétariat franco-allemand pour les échanges en formation professionnelle (SFA). La seconde partie propose des conseils une fois sur place – comment tirer le maximum de son expérience à l’étranger, comment s’épanouir dans son entreprise d’accueil, et que faire en cas de pépin (par exemple, contacter le consulat en cas de difficultés financières ou de santé). La troisième partie concerne le retour en France : comment valoriser les connaissances acquises dans le cadre de sa mobilité (sur son CV, mais aussi en formalisant par exemple ses compétences linguistiques en passant un examen international comme le TOEIC), chercher un emploi, effectuer un nouveau stage à l’étranger, ou encore poursuivre ses études. Enfin, le Routard de l’alternance en Europe présente des informations sur la culture d’entreprise et l’alternance, ainsi que des contacts utiles dans chaque pays.

 

Allez-vous revoir votre premier guide sur l’alternance en général à la suite de la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018 ?

La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » devrait renforcer la mobilité européenne des apprentis (en réduisant notamment les freins administratifs), et prévoit de transférer la compétence apprentissage des régions vers les branches professionnelles. Opcalia, organisme paritaire collecteur agréé, perdra son agrément en décembre (car les OPCA deviendront des OPCO, des opérateurs de compétences), et la formation professionnelle devrait être financée, à partir de 2021, par une cotisation unique collectée par les URSAFF ou la MSA (Mutualité sociale agricole). Avec cette transformation des structures, nous serons davantage dans l’accompagnement que dans la collecte, et nous devrions donc probablement actualiser notre premier guide.

Top 10 des pays d’accueil de l’alternance en Europe

Selon l’agence Erasmus+ France / Education Formation, voici les pays qui accueillent le plus de Français en mobilité dans le cadre de leur formation professionnelle ou de leur alternance :

1/ Espagne

2/ Royaume-Uni

3/ Irlande

4/ Allemagne

5/ Italie

6/ Belgique

7/ Portugal

8/ Malte

9/ Pologne

10/ République Tchèque

 

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Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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