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L’intelligence artificielle pourrait créer 69 millions d’emplois au cours des 5 prochaines années

La révolution de l’intelligence artificielle est déjà à l’œuvre sur le marché du travail. Tandis que plus d’un quart des tâches actuellement assurées par des travailleurs pourraient être automatisées d’ici à 2030, la mise à jour des compétences et l’acquisition de nouveaux savoir-faire liés à l’IA et au numérique deviennent indispensables.

Selon un rapport du cabinet d’audit et de conseil EY, à l’échelle mondiale, la transition technologique liée à l’IA – et tout particulièrement à l’IA générative – pourrait créer 69 millions d’emplois et en faire disparaître 83 millions d’autres au cours de cinq prochaines années. Pour mesurer les transformations à l’œuvre et leur impact sur le marché du travail français, l’Institut de l’Entreprise et du cabinet McKinsey ont publié le rapport « L’IA et l’évolution des compétences en France ». Premier enseignement : dans un contexte de tension sur le marché du travail, l’IA générative pourrait mener à l’automatisation de 27 % des heures travaillées d’ici à 2030. Une projection mise en perspective avec un taux de chômage historiquement bas (7,4 % selon l’Insee), et un taux d’emploi (69,1 %) et un nombre d’emplois vacants (520 000 au 3e trimestre 2024) historiquement hauts. Si le rythme d’adoption des usages de l’IA générative est rapide, ce sont jusqu’à 45 % des tâches actuelles qui pourraient être automatisées en 2035.

La nécessaire mise à jour des compétences

De fait, face la vague de l’IA et du numérique, le rapport met en évidence la hausse marquée de la demande et du besoin en compétences techniques (+ 28 % entre 2022 et 2030) ; et en compétences relationnelles et émotionnelles (+11 %). Tandis que, dans le même temps, la demande en compétences cognitives de base, utilisées dans les tâches administratives ou répétitives, diminuera de 13 %. Conséquence directe sur l’emploi et le marché du travail : les secteurs d’activités scientifiques, techniques, d’ingénierie et mathématiques devraient enregistrer une croissance de 16 % sur la période, synonyme de 300 000 emplois supplémentaires. Le secteur de la santé, lui, devrait connaître une croissance entre 23 et 28 %, soit 800 000 emplois supplémentaires.

Du côté des employeurs, si 80 % des grandes entreprises françaises déclarent avoir mis en place l’IA générative dans au moins une fonction de leur organisation, seules 8 % l’ont déployé à l’échelle de l’entreprise tout entière. Surtout, en matière de compétences, 34 % des dirigeants français signalent aujourd’hui rencontrer une pénurie de talents techniques, contre seulement 20 % en Europe. Un constat qui souligne, là encore, le besoin pour les candidats et les aspirants à la reconversion de se familiariser ou de se former aux usages du numérique et de l’IA, pour pouvoir prétendre à ces opportunités professionnelles et se rendre attractifs sur un marché de l’emploi de plus en plus façonné par l’IA.

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