1° Anticiper le choc et ne pas céder à la panique
A l’heure où le risque du chômage augmente et où l’instabilité financière menace, il est d’autant plus important de se préparer aux différentes éventualités. Trop peu de personnes s’adaptent aux changements à l’œuvre et continuent leur carrière de manière linéaire sans développer ses compétences et sans se remettre en question. Attention à ne pas s’endormir dans sa zone de confort ! Un licenciement ou une suppression de poste peut venir tout bousculer. On a tendance à se préparer pour beaucoup de choses, mais pas pour le chômage.
S’y préparer implique de rester à l’affût, d’anticiper le choc potentiel pour ne pas céder à la panique s’il survient. L’idée, c’est de rester rationnel, il n’y a rien de pire que la panique. Parfois, on a la chance de retrouver un job très rapidement et sans avoir à passer par les difficultés du chômage long, mais souvent, ça ne marche pas et il faut préparer son rebond. Je conseille d’éviter certains mauvais réflexes comme les envois de CV et de candidatures à tout va sans s’y être suffisamment préparé ou sans avoir suffisamment ciblé les offres. Les rejets de candidatures peuvent peser sur le moral. Pour se sortir le plus rapidement possible du chômage, il faut apprendre ou réapprendre à se vendre. Même si vous êtes bon dans votre domaine, vous n’êtes qu’une candidature parmi d’autres.
2° Faire son propre bilan
Le maître mot, c’est la prise de recul sur sa propre situation, la réflexion sur un plan de rebond et de reconstruction. Dans mon livre, je conseille donc de faire son propre bilan, le bilan de ses compétences, de ses réalisations professionnelles, de ses expériences, mais aussi de ses échecs et de ses défauts. Et, très important, le bilan de ses envies et ambitions pour le futur. Pour cibler les emplois qui nous correspondent, il faut s’interroger, savoir ce que l’on veut : qu’aimez-vous faire ? Que savez-vous faire ? Où et comment pouvez-vous apporter de la valeur ? Trouver et décrocher le bon job, c’est un peu comme viser une cible : il faut taper dans le mille. Cela demande donc de l’entrainement, et parfois de la formation supplémentaire ou le développement de nouvelles compétences.
3° Renforcer ses compétences et casser la routine par l’action
Il faut casser la spirale infernale et négative par des actions. Perdre son job et se retrouver au chômage, cela peut faire beaucoup de mal. Et plus le temps passe plus il est difficile de rebondir. J’ai vécu cette étape de carrière deux fois et j’ai pu le comprendre. C’est pourquoi l’action est nécessaire : travailler son CV et ses candidatures, développer ses compétences… En visant à chaque fois un petit progrès. Si un entretien n’aboutit pas, ce n’est pas grave, vous allez apprendre ou travailler des choses qui vont seront utiles pour le suivant. Et si vous tombez sur des offres ou des métiers pour lesquels votre profil est un peu limité, c’est peut-être le bon moment pour vous former.
Nos compétences doivent évoluer, c’est une des clés pour se sortir du chômage. Tout ce que vous apprenez ou développez pendant votre période de chômage ou d’inactivité pourra vous servir pour retrouver un job et pour vos futurs emplois. Et rester actif sera toujours mieux que de se morfondre. Si vous avez du temps, formez-vous, apprenez des langues, pratiquez du sport, prenez soin de vous…
4° Entretenir un état d’esprit positif
En tant que chômeur, il est aussi important de ne pas se démoraliser et de ne pas se dévaloriser. Dans une société qui promeut souvent la performance, avec cet idéal du jeune cadre dynamique, le chômeur peut être perçu ou décrit comme un « parasite ». La vérité, c’est que tout le monde peut se retrouver au chômage au cours de sa carrière, quel que soit son niveau d’études ou de responsabilités. Et il faut dire et rappeler que le chômage n’est pas un privilège mais bien une assurance à laquelle nous cotisons toutes et tous. Il n’y a pas de souci lorsque vous touchez votre prime d’assurance si vous avez un sinistre avec votre voiture, pourquoi y en aurait-il un lorsque vous touchez une indemnité à laquelle vous avez cotisé en travaillant ?
Il faut se protéger de ces visions négatives et cultiver sa confiance par l’action et le mouvement. Et garder le cap : le chemin peut être long et difficile et il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver un boulot.