En 2023, la filière des réseaux électriques représentaient quelque 95 000 emplois en France, selon une étude réalisée par PwC sur les besoins en recrutement du secteur à horizon 2030. Ces effectifs augmentent chaque année, portés par les accroissements d’activité du secteur. Et pour cause, l’Union européenne (UE) a défini de grands objectifs de réduction des émissions de CO2 : -55 % en 2030 et -100 % en 2050, en comparaison de l’année 1990. Des objectifs sur lesquels la France s’est alignée, en visant l’intégration croissante d’énergies renouvelables et l’électrification croissante des usages. Cela se traduit ainsi par des investissements significatifs (200 milliards d’euros d’ici à 2040), notamment en matière de formation et de recrutement. Avec d’une part le renforcement et l’évolution des compétences des salariés de la filière et d’autre part le recrutement de nouveaux salariés, qu’ils soient en début de carrière, en reconversion ou expérimentés. Les acteurs de la filière se sont déjà mobilisés pour le lancement des Écoles des réseaux pour la transition énergétique en 2023. Un vaste partenariat à l’échelle national avec des structures d’enseignement professionnel, qui « traduit la feuille de route pour l’attractivité et la féminisation, la formation et le recrutement dans la filière des réseaux électriques, depuis le stage de découverte de troisième jusqu’à l’alternance et l’embauche, sans omettre la reconversion et la réinsertion ».
9 600 recrutements par an
Sur les plus de 95 000 emplois de la filière, 50 000 sont considérés comme critiques et qualifiés de « métiers cœurs », en termes de compétences clés et de métiers en tension en matière d’emploi et de formation. Ce sont ces professions qui devraient voir leurs besoins de recrutement augmenter de façon exponentielle ces prochaines années : +61 % entre 2023 et 2030 (de 49 000 à 79 000emplois). Ainsi, la filière des réseaux électriques devrait recruter plus de 43 000 personnes supplémentaires sur la période et sur ces « métiers cœurs » (en prenant en compte les départs), avec une croissance constante de 6 % par an, jusqu’à 9 000 recrutements pour la seule année 2030. Au global, tous métiers et tous postes confondus, ce sont 58 000 recrutements sur les emplois de la filière des réseaux qui sont attendus d’ici à la fin de la décennie, à raison de 9 600 recrutements annuels en moyenne.
Les métiers les plus porteurs seront ceux de monteur de réseaux électriques (+70 %, 27 000 emplois en 2030) et de chef de chantier (+98 %, 7 720 emplois en 2030). Plus globalement, ce sont les métiers de l’exécution (monteur de réseaux, opérateur régleur usineur, technicien d’exploitation réseaux…) et de la maîtrise (chef de chantier, technicien de maintenance, technicien d’exploitation réseaux, coordinateur de travaux…) qui seront les plus demandés, puisqu’ils représentent 80 % des recrutements prévus sur la période (40 % et 40 %). Suivent ensuite les postes techniques (technicien en bureau d’études, technicien étude de prix) et cadres (ingénieur en génie électrique, chef de projet, ingénieur technico-commercial). Les métiers des réseaux électriques sont à découvrir en détails sur le site des Écoles des réseaux pour la transition énergétique.
Ces opportunités d’emploi et de reconversion sont réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain, avec toutefois une forte prévalence de la région Île-de-France (près de 20 % du total des postes et 7 000 recrutements prévus d’ici à 2030), devant la Normandie (5 800 recrutements), l’Occitanie (5 400 recrutements), la Nouvelle-Aquitaine (5 100 recrutements) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (4 100 recrutements).