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Emploi : quels sont les besoins et les difficultés de recrutement des entreprises en 2025 ?

Pour évaluer les intentions de recrutement des entreprises et fournir un aperçu des projets d’embauche par territoire et par métier ou secteur d’activité, France Travail publie chaque année son Enquête des Besoins en main-d’œuvre (BMO). Selon l’édition 2025, publiée en avril, 2,4 millions de projets de recrutement sont prévus, soit une baisse de 12,5 % par rapport à 2024.

En 2025, la tension du marché de l’emploi se confirme avec, selon la dernière Enquête des Besoins en main-d’œuvre (BMO) de France Travail, 50,1 % des projets d’embauches annuels jugés difficiles par les employeurs. En effet, l’étude annuelle qui donne le pouls du marché du travail témoigne d’une baisse marquée du volume total de recrutements (-12,5 % par rapport à 2024, ainsi que du nombre d’établissements prévoyant d’embaucher (24,1 % en 2025 contre 28,2 % en 2024). Au total, le niveau des intentions d’embauches en 2025 est sensiblement équivalent à celui de 2019, après 4 ans de fluctuations à la hausse puis une décélération notable en 2024.

Malgré les difficultés, les opportunités d’embauche restent nombreuses, avec 2,4 millions de projets de recrutement évoqué par les entreprises. Sur ce total, 41,2 % des projets se concentrent sur les activités de services aux particuliers ; 11,6 % sur les services aux entreprises ; 11,6 dans le commerce ; 8,9 % dans l’industrie : 8,3 % dans l’agriculture et 6,9 % dans la construction et le BTP. Ainsi, les métiers les plus recherchés par les employeurs sont, dans l’ordre : serveur de cafés-restaurants, aide de cuisine et employé polyvalent de la restauration, agriculteur, viticulteur/arboriculteur, et agent d’entretien de locaux.

Les besoins de recrutements par région

Parmi les secteurs en baisse d’activité, celui de la construction confirme sa mauvaise dynamique et présente la plus forte diminution des projections de recrutement (-22 %). Tandis que les professions liées au soin et à l’accompagnement des personnes voient, elles, leurs besoins augmenter, en particulier sur des postes d’infirmiers (+4,9 %) et d’aides-soignants (+3,9 %).

À l’échelle régionale, c’est sans surprise l’Île-de-France qui rassemble le plus de recrutements anticipés (440 900), devant les quatre régions du Sud : l’Auvergne-Rhône-Alpes (275 200), la Nouvelle-Aquitaine (269 400), l’Occitanie (218 000) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (220 800). À noter que seules la Bourgogne-Franche-Comté et la Guyane enregistrent une légère hausse des projets de recrutement. L’étude renseigne également sur les motifs de recrutement : 41,6% des projets en 2025 sont envisagés dans le cadre d’un surcroît ponctuel d’activité, essentiellement dans l’agriculture et l’industrie ; 28,5% pour remplacer un départ ; ou encore 20,5% dans le cadre d’une nouvelle activité, notamment dans le secteur de la construction. 

La quête des bons profils

En parallèle de cette enquête des Besoins en Main-d’œuvre, une étude complémentaire ayant interrogé près de 450 000 entreprises hors administrations de l’État et entreprises publiques, fait état des difficultés et des priorités des employeurs. Il apparaît notamment que la pénurie de candidats reste la principale difficulté de recrutement, pour 80 % des recruteurs potentiels, devant l’inadéquation des profils, citée par 79 % des employeurs. Autres retours intéressants pour les chercheurs d’emploi : 73, 5 % des employeurs estimant que les candidats proposés par France Travail ne conviennent pas évoquent le manque de qualifications, 52,2 % le manque de motivation et 40 % le manque de savoir-être. Pour pallier en partie ces difficultés, plus de 3 employeurs sur 4 envisagent la formation de candidats extérieurs. La formation de salariés déjà présents dans l’entreprise est quant à elle envisagée par plus de la moitié des recruteurs potentiels (57%).

Parmi les motifs de satisfaction, le nombre de projets de recrutement en CDI est en hausse (43,8 %, contre 38,2 % en 2024), tandis que celui en CDD est en légère baisse. Dernière leçon à retenir : ces projections fournissent un état de lieux et une projection du marché du travail pour les prochains mois, qui restent donc à confirmer. En effet, 74,9 % des employeurs ayant l’intention d’embaucher ont réussi à recruter en 2024 la totalité des postes à pourvoir. Tandis que 15,5 % n’ont pu réaliser qu’une partie des recrutements et que 6,9% n’ont pas du tout réussi à recruter

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