1) Se poser les bonnes questions
Pas de surprise, tout bon projet commence par une réflexion poussée et concrète. Il s’agit de définir les objectifs, les contours et les grandes étapes qui permettront de mener à bien sa démarche. Catherine Barba, serial entrepreneure, dirigeante d’Envi School et auteure de La Bible des indépendants (Dunod) propose une liste clés en main : Suis-je fait et prêt pour entreprendre ? Pourquoi (et pour quoi) je veux y aller ? Sur qui vais-je m’appuyer ? Comment vais-je financer le démarrage ? Combien de temps je me donne ? À quoi suis-je prêt à renoncer ? Suis-je prêt à devenir multitâches ? Et insiste sur les prérequis : « Les entrepreneurs à succès ont en commun trois grandes dimensions : les motivations, les ressources et les aptitudes. Avoir un état d’esprit entreprenant prépare à devenir entrepreneur. Si on n’a pas l’envie ou la motivation, il ne faut pas y aller. »
2) S’informer sur les aides accessibles
Parmi les grandes interrogations à régler dès que possible pour initier votre projet, celle du financement et des premiers mois d’activité ne peut pas être éludée. Si vous êtes demandeurs d’emploi inscrit à France Travail, des aides spécialisées sont mobilisables. À commencer par le parcours Activ’Créa, pensé pour aider les chômeurs à explorer et consolider leur projet d’entreprise et à identifier les compétences et étapes nécessaires. Toujours pour favoriser les rebonds et les reconversions via l’entrepreneuriat, l’Aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACRE) permet d’obtenir une exonération de contributions sociales au cours des 12 premiers mois d’activité, totale ou partielle selon les revenus générés. Avec, en plus, un accompagnement durant les premières années d’activité. Une autre allocation, l’aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE), permet de disposer d’une petite trésorerie afin de financer du matériel ou une formation complémentaire.
À noter également que chaque région propose ses propres aides à la création, consultables sur le site aide-entreprises.fr. Et qu’il existe des aides ciblées, comme Garantie ÉGALITE Femmes pour l’entrepreneuriat féminin.
3) Se former et se faire accompagner si besoin
« Aujourd’hui, des millions de gens en France veulent créer leur structure et travailler autrement. Mais l’envie ne suffit pas, il faut être capable de la transformer en revenu durable », affirme Catherine Barba. Autrement dit, entreprendre et pérenniser son activité demande des compétences bien précises. Outre les aides consacrées, il est aussi possible de bénéficier d’un accompagnement spécialisé pour consolider sa démarche et développer ses savoir-faire d’entrepreneur. Des structures comme le Réseau Entreprendre, France Active, Initiative France et Bpifrance proposent des accompagnements stratégiques ainsi que des soutiens financiers et des ressources pédagogiques. Et vous pouvez également vous former de votre côté en amont pour mettre toutes les chances de votre côté, en passant par des programmes faits pour les entrepreneurs en devenir.
4) Entretenir son réseau
Qu’on souhaite se lancer comme freelance, travailleur indépendant ou entrepreneur, l’élargissement et l’entretien continus de son réseau professionnel sont indispensables. Pour trouver ses premiers clients, se faire connaître et s’installer dans le paysage, le réseautage doit être un réflexe. Selon Youssef Koutari, entrepreneur et influenceur, fondateur de l’école Kout que Kout et auteur de On ne réussit pas seul ! (Vuibert) : « Le réseau professionnel, c’est ce qui fait la différence à tous les niveaux. Dans sa vie professionnelle, et d’autant plus quand on se lance à son compte, on a besoin de partenaires, de clients, de conseils, de mentors, de personnes à recruter, d’autres qui nous ouvrent des portes. Tout cela est favorisé et accéléré par le fait de cultiver son réseau, sur LinkedIn et ailleurs. La compétence ne suffit pas. Cultiver son réseau c’est parfois en récolter les fruits des années après. »