Emploi

4 raisons de prendre l’initiative durant un entretien

La phase de l’entretien d’embauche – parfois redoutée et souvent délicate si elle n’est pas suffisamment préparée – détermine la réussite de vos démarches de recherche d’emploi. Et en la matière, la prise d’initiative peut faire toute la différence, selon Nicolas Desoeuvre, fondateur d’Assuretonavenir. Notamment lorsqu’il s’agit d’aborder un potentiel frein comme un manque d’expérience, un trou dans le CV, une instabilité professionnelle ou une RQTH.

1) La préparation est décisive pour la réussite de votre entretien

Comme pour tout ce qui concerne les démarches de candidature, de contacts avec les recruteurs et de mise en avant de votre profil, la préparation reste le maître mot. Et elle permet de prendre le contrôle de l’entretien en limitant le risque d’être pris au piège ou de ne pas savoir quoi répondre à une question imprévue. Comme l’affirme Nicolas Desoeuvre, qui accompagne et conseille au quotidien des candidats avec sa structure Assuretonavenir : « La notion de confiance en soi, de crédibilité, le fameux syndrome de l’imposteur, cela concerne la plupart des candidats aujourd’hui, notamment en début de carrière. 80 % de la réussite d’un entretien se joue dans sa préparation. C’est comme lors d’une négociation. La préparation est une étape décisive trop souvent négligée parce que les candidats ne savent pas comment se préparer. D’où l’importance d’anticiper les questions pièges et de décider d’amener soi-même certains sujets sur la table. »

2) Prendre l’initiative permet de désamorcer les situations délicates

De fait, aborder soi-même un élément qu’on souhaite clarifier pour éviter tout malentendu ou mauvaise interprétation du recruteur peut grandement limiter le risque de déstabilisation. C’est ce que Nicolas Desoeuvre appelle la technique du icebreaker. « Si on a un manque d’expérience, un trou dans le CV,  une RQTH, que l’on a occupé trois postes en un an, ou toute autre situation qui peut interroger le recruteur, il vaut mieux en parler soi-même, explique-t-il. Plutôt que d’attendre passivement avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête que le sujet soit amené par le recruteur, au risque de perdre ses moyens. Si vous abordez le sujet avec une petite touche d’humour ou en apportant une justification convaincante, vous désamorcez et la personne en face aura beaucoup moins envie de vous interroger dessus. Un entretien, c’est un échange et pas un interrogatoire. »

3) Adopter un mindset gagnant et positif vous démarquera

Si chaque profil est différent et si chaque entretien se prépare au cas par cas, la préparation et la technique du icebreaker peuvent donc vous éviter un stress inutile. Et elles vous poussent à cultiver un état d’esprit conquérant. « Dans ma façon d’accompagner les candidats et de les conseiller, je souligne l’importance de se démarquer, de, entre guillemets, bouffer les autres candidats. Et en entretien, tout dépend de la manière dont on amène les choses, affirme Nicolas Desoeuvre. On peut passer d’une interprétation négative à une lecture positive d’une situation ou du contexte si on le justifie bien. Un exemple : une candidate pour une alternance de 53 ans, qui a désamorcé ce potentiel frein de la séniorité avec un trait d’humour. En commençant l’entretien en disant « Merci d’accueillir une personne qui a le double de l’âge de ses concurrents » avec un petit sourire ; avant d’enchaîner en expliquant les compétences qu’elle a acquises durant toutes ses expériences. Cette approche change tout, elle montre qu’elle a conscience des forces et des faiblesses de son profil et qu’elle a analysé ce qu’elle peut en tirer par rapport à ses concurrents. »

4) La posture est une autre des clés pour un entretien réussi

En définitive, c’est à vous, en tant que candidats, de prendre le contrôle de l’entretien et de transformer une éventuelle difficulté en atout. « Je dis aux candidats de nourrir l’IA avec des informations sur son CV, sa candidature, le poste visé, etc. Pour lui demander de simuler un entretien et de lancer quelques questions pièges pour s’y préparer. Cependant, je dis systématiquement d’absolument éviter de demander à l’IA de proposer des réponses, parce que cela ne sera pas spontané ou adéquat. L’IA peut trouver les bonnes questions pour vous mettre en difficulté, mais c’est au candidat d’y répondre pour s’entraîner, conseille Nicolas Desoeuvre. Et au-delà de la préparation et du icebreaker, le fait de rester positivement dans l’esprit du recruteur passe aussi par la posture. Les candidats ont tendance à trop sacraliser le recruteur, mais lui aussi a un fort enjeu. Il ne veut pas se tromper dans son recrutement. Il faut donc se mettre dans une posture d’égal à égal, se préparer pour avoir un discours clair et cohérent avec les besoins de l’entreprise et ses compétences. »

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