Selon l’enquête annuelle du cabinet Robert Half « Ce que veulent les candidats », 69 % se disent satisfaits de leur emploi actuel. Et 42 % prévoient de changer d’emploi dans les six prochains mois, notamment pour une évolution de carrière, une quête de sens ou un manque de flexibilité. Autant de critères et de leviers qui favorisent l’épanouissement et la satisfaction professionnels, devenus des priorités absolues.
Si tout le monde n’a pas la chance d’occuper le poste qui lui convient le mieux, nombre de personnes témoignent d’un rapport très positif à leur occupation. Ainsi, selon le dernier sondage d’Adobe Express, 54 % des Français exerceraient le métier de leur rêve en 2025. Tandis que 28 % sont encore à la recherche d’un emploi dans le secteur d’activité qui les intéresse le plus. À noter que le fait d’occuper un poste rêvé est moins marqué chez les femmes (52 %) que chez les hommes (57 %). De manière plus mesurée, 51 % se sentent épanouis dans leur fonction actuelle, et 14 % ne le sont pas. De fait, 36 % sont susceptibles de quitter leur poste au cours des 12 prochains mois si une meilleure opportunité se présente, bien que 39 % ne le feraient pas.
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Quels sont les critères du job rêvé ?
Parmi les facteurs indispensables pour favoriser la satisfaction et l’épanouissement au travail, les personnes interrogées citent notamment le soutien de l’employeur. Ainsi, 14 % citent en priorité les avantages et les bénéfices liés au travail et 11 % la flexibilité des conditions de travail. Les évaluations régulières des salaires et des performances sont également importantes pour 8 % des personnes, et 17 % mentionnent les outils les outils innovants tels que l’IA. Toutefois, 34 % des salariés estiment encore que leur employeur n’offre aucun soutien pour améliorer leur satisfaction.
Ces priorités s’expriment également vis-à-vis des facteurs susceptibles de motiver un départ ou une démission. En matière de raisons pour quitter son poste, 46 % des travailleurs évoquent donc une augmentation de salaire significative ; 29 % un meilleur équilibre vie pro / vie perso ; 27 % des avantages supplémentaires (jours de congés, programmes de télétravail…) ; et 12 % une meilleure culture d’entreprise. Aussi, la recherche d’un poste et d’un travail plus intéressants est importante pour 24 % des Français, de même que le désir d’apprentissage et de montée en compétences (16 %).
Les secteurs où il fait bon travailler
Au gré de tous ces critères, la satisfaction au travail varie d’un secteur à l’autre. Mais certains corps de métier se distinguent par un taux d’épanouissement significatif. Au premier rang d’entre eux : les métiers des arts du spectacle, où 71 % des travailleurs affirment exercer le métier de leur rêve. Suivent ensuite les métiers du droit (68 %), de la santé (66 %), de l’enseignement et de l’éducation (64 %), et de l’ingénierie, à égalité avec le marketing et la publicité (61 %). La satisfaction au travail tombe à 40 % dans des secteurs comme les assurances et les pensions, et à 38 % dans les loisirs, le sport et le tourisme. En outre, seuls 40 % des travailleurs du commerce de détail sont satisfaits de leur fonction actuelle.
Dernier enseignement : l’épanouissement professionnel ne varie pas qu’en fonction du secteur et du métier. Il semble en effet également s’exprimer différemment selon la ville et le lieu de vie. Montpellier et Clermont-Ferrand arrivent ainsi en tête, avec 61 % de travailleurs occupant leur poste rêvé, devant Bordeaux (60 %), Lille (58 %) et Paris (56 %).