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Comment se mettre à la méditation, sans pression

, par La Rédaction

Cette pratique permet de se recentrer et de se poser les bonnes questions pour identifier ce que l’on ressent vraiment et ce dont on a profondément envie. Une manière de faire baisser la pression et de se libérer des injonctions.

Une recherche d’emploi ou une reconversion soulèvent beaucoup d’interrogations, de craintes et de doutes. Mais c’est aussi une période enthousiasmante, porteuse d’espoir et de renouveau qui peut être l’occasion de s’initier à la méditation. Non pas de manière superficielle, guidée par des applications aux techniques désincarnées et mécaniques pour chercher à se calmer et faire le vide dans sa tête… Mais « un travail à la fois simple, subtil et profond d’écoute de nos besoins », comme le propose Fabrice Midal, l’un des principaux enseignants de la méditation en France.

« Bien souvent, nous sommes traversés par de nombreuses injonctions très différentes, pris entre envies, hésitations, peurs, émotions, raison… Or la méditation est très aidante car elle apprend à être présent à ce qui se passe pour mieux le rencontrer et l’écouter. Elle met en rapport à son vrai désir, au-delà des injonctions, qu’elles soient sociales ou familiales. Elle permet de faire une pause afin de savoir ce qui est vrai pour soi, ce qui est bon pour soi ou non, ce que l’on veut. »

Il ne s’agit pas juste d’une réflexion menée avec des arguments pour et contre, mais d’une dimension plus profonde de son existence. « On entre en rapport avec quelque chose qui est là maintenant pour soi, poursuit le philosophe et écrivain. Au début, le vacarme domine mais on parvient ensuite à sentir un univers plus profond de vérité. »

Sur sa chaîne Youtube, le créateur de l’école occidentale de méditation, qui pratique depuis plus de 25 ans, propose de suivre des méditations variées, dont celle dite « des deux embrassements » car on rencontre d’abord ce que l’on sent puis on interroge : « est-ce que ce que je sens est vraiment juste ou pas ? ». Il s’agit de prendre une émotion qui nous ennuie et nous travaille pour essayer de sentir, en étant assis et immobile, où elle se situe dans notre corps. Cet ancrage physique met en rapport avec le sens profond.

 

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Relâcher la pression

À partir de là, il faut essayer de nommer cette émotion. Par exemple « je suis en colère » peut, en réalité, cacher le fait d’être déçu, blessé ou de manquer de reconnaissance et non pas seulement d’être courroucé. « On touche alors le sens véritable, ce qui est vrai pour soi, précise Fabrice Midal. C’est la clé de la méditation : une forme d’attention et de présence, en étant libre de tout jugement. Reconnaître ce dont on a vraiment envie libère, même si on ne le concrétise pas forcément : au moins, on sait… »

Auteur de nombreux livres, il cite son best-seller « Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre » pour compléter l’exercice : « Il s’agit d’enlever la pression qui nous inhibe et fait que l’on n’ose pas entrer en rapport à ce que l’on est et ce que l’on veut. Les gens cherchent à tellement bien faire qu’ils se coupent de la vie. Ce poids conduit à l’épuisement : on a l’impression qu’on n’en fait jamais assez. La méditation, c’est stopper le tourbillon, arrêter de tourner dans la roue comme un hamster ! » Et initier un cercle vertueux…

 

Stéphanie Condis

 

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