Marché de l'emploi Muriel Pénicaud

Chiffres du chômage : Muriel Pénicaud lance le débat

, par Julie Tadduni

Mardi 5 septembre, la ministre du Travail Muriel Pénicaud inaugurait les Rendez-vous de Grenelle, qui auront lieu chaque trimestre pour faire le point sur la situation de l’emploi.

“Je ne commenterai pas les chiffres du chômage chaque mois, a annoncé Muriel Pénicaud lors de cette première édition des Rendez-vous de Grenelle. C’est pourquoi elle fera désormais un point trimestriel, s’appuyant notamment sur les chiffres du chômage, non plus publiés par Pôle emploi, mais au sens du BIT, calculés par l’Insee.

 

Quarante indicateurs

Et la ministre ne compte pas se fier uniquement à cela. En effet, ce seront désormais 40 indicateurs qui accompagnent les chiffres du chômage : taux d’activité et taux d’emploi, emploi intérimaire, productivité… “Cela va permettre d’avoir un diagnostic plus robuste et d’avoir une vision nationale et internationale”, a déclaré la ministre.

 

5 faits saillants

Selma Mahfouz, directrice de la Dares, a ensuite présenté cinq faits saillants de la conjoncture du marché du travail des trois derniers mois pointés par ces graphiques :
– la hausse de l’emploi salarié privé pour le 11e mois consécutif ;
– une embellie sur tous les secteurs ;
– un taux de chômage qui continue de se replier quand les taux d’emploi et d’activité sont à la hausse ;
– les salaires réels rebondissent légèrement dans une dynamique plus forte que la productivité ;
– une hausse des déclarations d’embauche en CDI et CDD supérieurs à un mois.
S’en est suivi un débat entre Jean-Luc Tavernier, directeur général de l’Insee, Xavier Timbeau, directeur de la conjoncture de l’OFCE et Philippe Gudin de Vallerin, chef économiste Europe de Barclays.

 

Quelles perspectives ?

Des indicateurs encourageants mis en avant par la ministre, toutefois, pour les spécialistes, la prudence reste de mise. “Nous sommes dans un schéma de baisse, bien qu’il ne soit pas très rapide, a indiqué Xavier Timbeau. Mais il faut être attentif à la qualité de l’emploi qui se dégrade. C’est certes mieux d’avoir un emploi plutôt que d’être au chômage, mais cela reste moins bien que d’avoir, par exemple, un poste en CDI.”
Enfin, sur la réforme du code du Travail menée par le gouvernement, Philippe Gudin de Vallerin estime que “les entreprises vont peut-être licencier davantage dans un premier temps, comme c’est arrivé en Espagne après une réforme similaire, même si ce n’est pas forcément dit que cela se passera pour la France. Mais à terme, cela créera des emplois.” Rendez-vous pris dans trois mois.

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Julie Tadduni
Journaliste Web et community manager pour Rebondir


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