Emploi

3 clés pour rester employable et avancer dans votre carrière en 2026

Dans un marché du travail tendu et toujours plus marqué par les impacts des transformations technologiques et des évolutions des besoins en compétences, cultiver son employabilité en tant que candidat est un impératif. Et une condition sine qua non pour qui souhaite évoluer professionnellement ou envisager une reconversion.

Parmi les actifs et les travailleurs, la reconversion et la mobilité restent des objectifs de plus en plus fréquents, bien que parfois limitées par la tension du marché de l’emploi. En effet, selon une récente étude menée par OpinionWay pour la plateforme de recrutement iCIMS, 73 % des personnes en activité estiment que ce n’est pas le bon moment pour changer de travail, mais 38 % affirment tout de même souhaiter changer d’entreprise dans les mois à venir (un chiffre qui monte à 51 % chez les moins de 35 ans). Quel que soit le projet de carrière à court terme, l’idéal reste d’anticiper ses périodes de transition professionnelle et d’adopter les pratiques et les réflexes qui boostent son employabilité.

1) La montée en compétences et la formation tout au long de la carrière

Sans surprise, la formation au sens large reste un des premiers déterminants de l’évolution de carrière et de l’attractivité auprès des employeurs. En la matière, la formation continue et les formations externes aux entreprises se révèlent particulièrement prisées par les salariés et les personnes en poste. En se basant sur son étude Guide des Salaires 2026, Robert Half identifie ces formations comme la première des trois grandes tendances pour rester employable en 2026. Parmi les motivations et les intérêts des formations externes aux entreprises, ressortent ainsi les possibilités de tisser des relations et de développer son réseau, d’obtenir de nouveaux diplômes ou certifications, et de découvrir de nouvelles pratiques pour élargir son expérience et son expertise.

« Les professionnels plébiscitent davantage les formations externes, car ils souhaitent non seulement optimiser leurs compétences pour leur poste actuel, mais également rester employables et alertes sur le marché, analyse Noëmie Cicurel, directrice de la formation des équipes Robert Half en Europe. Et contrairement aux idées reçues, les formations internes, largement proposées par les entreprises, ouvrent également de nouvelles portes comme la mobilité interne et permettent une mise à jour continue sur l’utilisation d’outils propres à la fonction et à l’entreprise. » En outre, 57 % des salariés français considéreraient la formation comme un avantage qui pourrait compenser un éventuel écart de salaire.

2) La maîtrise des outils numériques et de l’IA

Se former tout au long de sa vie professionnelle pour entretenir ses compétences selon les besoins et les attentes de son secteur est donc indispensable à son employabilité. De même que la maîtrise des incontournables outils numériques et de l’IA. Selon Robert Half, plus de 30 % des entreprises valorisent ainsi désormais les compétences des salariés en intelligence artificielle pour ajuster les salaires, toutes fonctions confondues (finance, tech, juridique, fonctions support). « Maîtriser certains outils d’IA est un atout rassurant aux yeux des recruteurs. Cela démontre la curiosité des talents et leur goût pour l’innovation. Mais pour réellement faire la différence en termes d’employabilité, il s’agira de conjuguer les connaissances IA au développement des soft skills. Ces derniers restant indispensables au monde de l’entreprise pour collaborer efficacement, convaincre ou gérer des projets. Se former de manière complémentaire en IA et soft skills représente le combo gagnant pour rester employable en 2026 » affirme Noëmie Cicurel.

3) La mobilité interne

Dans beaucoup de cas, la reconversion et l’évolution professionnelle ne signifient pas prendre un virage à 90 degrés ou même de changer d’entreprise ou de secteur. En effet, la mobilité interne est un levier souvent insoupçonné ou moins envisagé, qui peut ouvrir la porte à des évolutions et des progressions de carrière variées. Selon les résultats de l’étude sur les salaires de Robert Half, la mobilité interne émerge ainsi comme une tendance complémentaire et un levier pour moderniser les programmes de formation interne, proposée par 37 % des entreprises françaises et plébiscitée par 50 % des salariés. « Dans beaucoup d’entreprises, les programmes internes restent trop souvent sous-exploités et mal communiqués aux collaborateurs. Pour les salariés, cette mobilité constitue une manière de diversifier leurs expériences et de progresser sans changer d’employeur, en phase avec la volonté de rester employables », conclut Noëmie Cicurel.

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