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3 demandeurs d’emploi sur 4 utilisent déjà l’IA dans leur recherche d’emploi

À l’occasion du Salon du Travail & Mobilité professionnelle, les associations d’insertion et d’égalité des chances Konexio et Diversidays ont présenté la première étude de l’Observatoire IA & Emploi. Le rapport, en partenariat avec France Travail et Google.org, souligne l’usage croissant de l’IA dans les usages des candidats, et comment celle-ci peut devenir un levier d’inclusion et d’insertion.

L’Observatoire IA & Emploi s’est donné pour mission d’explorer les interactions entre l’IA et le marché du travail pour en mesurer les impacts sur les publics éloignés de l’emploi et son utilité pour les candidats. Premier enseignement du volet de l’Observatoire, présenté ce 23 janvier sur le site du Salon du Travail & Mobilité professionnelle : l’IA change déjà notre façon de chercher du travail. En effet, 77 % des demandeurs d’emploi interrogés déclarent l’avoir déjà utilisée, indépendamment de leur niveau d’éducation.

En matière d’appréhension des outils d’IA et de facilité, « 56 % des demandeurs d’emploi se disent à l’aise, dont seulement 28 % tout à fait à l’aise. Tandis que 16 % ne sont pas à l’aise du tout », précise Cyril Nouveau, directeur des statistiques, des études et de l’évaluation chez France Travail. Surtout, 46 % des demandeurs d’emploi qui utilisent des outils basés sur l’IA les jugent efficaces.

Quel apport de l’IA pour la recherche d’emploi ?

Parmi les usages les plus répandus : les outils de recommandations automatiques pour la recherche d’emploi (63 %), les logiciels de création de CV (35 %), les chatbots interactifs pour obtenir des conseils sur les entretiens ou répondre à des questions (31 %) et les simulateurs d’entretien d’embauche (13 %). « Les principaux objectifs visés par les candidats sont l’amélioration de la qualité de leurs candidatures (40 %), l’accession à plus d’offres d’emploi et le fait de mieux cibler les offres (33 %), l’obtention de plus d’informations (32 %) et une meilleure organisation / gestion du temps (30 %), complète Cyril Nouveau. Le premier motif de non-utilisation, c’est la méconnaissance des usages de l’IA.

Si les demandeurs d’emploi sont une majorité à utiliser les nouvelles technologies, 40 % expriment encore des réserves ou des inquiétudes pour utiliser l’IA dans leur recherche d’emploi, notamment du fait du manque de relations humaines (56 %), des questions de confidentialité et de sécurité des données (47 %) et des potentielles inégalités introduites par l’IA (35 %).

Des usages et un rapport à l’IA inégaux

L’étude note « des fractures générationnelles et de genre ». En effet, 83 % des moins de 25 ans intègrent l’IA dans leur stratégie de recherche d’emploi, contre seulement 69 % des plus de 50 ans. Les femmes sont, elles, légèrement en tête dans l’utilisation de l’IA en tant que candidate (79 % contre 74 % chez les hommes). Et, si les femmes privilégient plutôt l’IA pour l’amélioration de la qualité de candidature, les hommes la mobilisent davantage pour organiser leurs démarches ou suivre leurs candidatures.

Le niveau d’étude et de diplôme influence également le rapport à l’IA et la confiance des demandeurs d’emploi : 61 % des bac +5 se sentent à l’aise pour s’informer sur ces outils, alors que seuls 34 % des titulaires d’un CAP ou d’un BEP partagent ce sentiment.

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