Emploi

Espaces verts et paysage : des métiers fertiles !

Parmi les domaines d’activité permettant d’allier travail en extérieur et métiers empreints de sens et de créativité, celui des espaces verts et du paysage recrute partout en France et fait la part belle aux reconversions. Avec des opportunités tant dans le privé que dans le public, et des perspectives de carrière à différents niveaux de diplôme, le paysage est une filière d’avenir qui peut vous séduire.

Le paysage recherche des mains vertes. Et bonne nouvelle : la création, l’entretien et la conservation des espaces verts regorgent de carrières manuelles porteuses de sens. “C’est un secteur qui recrute beaucoup et même de plus en plus, parce qu’il y a une prise de conscience des enjeux environnementaux et de l’importance de l’aménagement des espaces verts dans les villes et les zones urbaines, affirme Marie-Hélène Jouannet, vice-présidente de l’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP), chargée des sujets emploi et formation. Les métiers du paysage sont des métiers d’avenir. Nous représentons environ 30 000 entreprises privées du secteur. Celles-ci se développent mais rencontrent également des difficultés de recrutement en raison d’un manque de candidats.”

Des métiers accessibles et ancrés localement

Du niveau infrabac, CAP ou bac pro jusqu’à des diplômes de bac +5, le secteur présente des opportunités de carrière et de reconversion. “Tout ce qui est espaces verts, c’est du local. Il y a donc des opportunités professionnelles autour de chez vous. Tant parmi les entreprises privées du secteur que dans les collectivités locales et territoriales ou le secteur public, qui emploient également des professionnels du paysage”, ajoute Marie-Hélène Jouannet.

Et les services proposés par les entreprises du secteur sont variés. À l’instar des activités de l’enseigne en franchise Daniel Moquet signe vos allées, que nous présente Pauline Moquet, sa directrice générale : « Nous sommes historiquement spécialisés dans l’aménagement des allées, cours et terrasses pour les particuliers. Nous avons lancé, en 2019, notre réseau dédié aux clôtures (sécurisation, clôtures du jardin, portail) et, en 2022, notre réseau spécialisé dans les jardins (taille, entretien et création paysagère). Le jardin, c’est aujourd’hui la cinquième pièce de la maison.”

Pour présenter la diversité et les attraits des métiers, des voies de formation et des possibilités de reconversion du secteur, l’UNEP s’est dotée de deux sites spécialisés. D’abord, lesentreprisesdupaysage.fr, qui présente la filière au global avec notamment, en matière d’emploi, la mise en avant de l’Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture (Anefa), qui promeut l’emploi agricole. Et, surtout, la plateforme lesmetiersdupaysage.fr, directement pensée pour informer et orienter les candidats en présentant les métiers et leur quotidien.

La plateforme met en avant plus de 15 métiers phares : conducteur d’engins, conducteur de travaux paysagers, chef d’équipe paysagiste, élagueur, maçon paysagiste, jardinier paysagiste, ouvrier paysagiste, reboiseur… Des postes d’ouvriers et de techniciens jusqu’aux postes d’encadrement et de management. Avec, en libre accès, des fiches métiers détaillées et des témoignages de professionnels.

“Nous recrutons souvent des profils peu qualifiés sur nos métiers, pour les faire monter en compétences. Nous formons deux apprentis par entreprise (près de 450 entreprises de proximité dans le réseau, ndlr), et notre centre de formation interne nous permet de recruter beaucoup de personnes en reconversion”, explique Pauline Moquet. Et d’ajouter : « Les métiers du paysage sont des métiers créatifs, d’embellissement. Et nous œuvrons, bien sûr, pour intégrer toujours plus les enjeux écologiques, avec notamment l’adoption d’une note environnementale pour notre gamme de produits. »

Des carrières en constante évolution technologique et écologique

Outre l’accessibilité et le sens qui caractérisent les opportunités d’emploi dans le paysage, la profession se distingue également par son évolution, tant sur l’aspect écologique que sur le plan technologique. « Nous travaillons notamment pour lever les aspects potentiellement pénibles. Par exemple, en utilisant de plus en plus de matériel électrique. Cela répond aussi à notre volonté d’être pionniers dans la RSE : cela fait beaucoup moins de bruit et c’est souvent moins lourd, explique la vice-présidente de l’UNEP. Nous développons également l’usage des exosquelettes pour soulager les travailleurs et nous intégrons de plus en plus les nouvelles technologies dans la conception et l’aménagement des espaces verts, notamment avec l’utilisation de drones. Sur la partie écologie, nous n’utilisons plus de produits phytosanitaires. Nos métiers sont en perpétuelle évolution.”

En matière de progression de carrière, la filière offre également des perspectives intéressantes. “Beaucoup de personnes commencent comme techniciens, puis développent leurs compétences et évoluent rapidement, deviennent autonomes. Et beaucoup passent leaders d’équipe, chefs de chantier, formateurs, ou évoluent sur la partie commerciale”, raconte Pauline Moquet. “Nous avons également de super parcours de jeunes arrivés comme apprentis et qui ont progressé jusqu’à devenir responsables d’agence ou même franchisés et multi-franchisés.”

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le n°284 de Rebondir. Disponible en kiosque ou sur notre boutique en ligne.

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