Selon la Dares, au cours du 1er trimestre 2025, les embauches se sont stabilisées en France, par rapport au dernier trimestre 2024. Dans le détail, le nombre de recrutements en CDD est quasi stable (+0,1 %), mais le nombre de recrutements en CDI continue de baisser (-0,9 % après -3,3 %). S’agissant du nombre d’offres d’emploi publiées, les job boards et les grandes enseignes du recrutement enregistrent également une légère baisse. À l’instar d’Hellowork, qui fait état d’un recul de 8 % en termes d’offres diffusées sur sa plateforme sur le 1er semestre 2025, par rapport au 1er semestre 2024 (tous types de contrats confondus). Un freinage global particulièrement marqué dans les fonctions commerciales (-23,5 %) et dans les métiers de la production et de la maintenance (-14,4 %). À l’inverse des fonctions de la restauration, du tourisme et de l’hôtellerie, qui poursuivent leur reprise (23,5 %).
Les métiers qui ont le plus de mal à recruter
Dans ce contexte fluctuant, il peut être intéressant en tant que candidat ou aspirant à la reconversion, de cibler des secteurs qui maintiennent un haut niveau de recrutement et peuvent laisser espérer des perspectives d’emploi pérenne. Et parmi les activités qui recrutent, certaines manquent cruellement de candidats et de compétences : ce sont les métiers dits en tension. En 2025, et sur la base de son enquête des besoins en main-d’œuvre (BMO), France Travail a identifié les dix professions qui recrutent et concentrent les plus hauts taux de difficultés de recrutement : géomètre ; couvreur ; régleur ; technicien et agent de maîtrise en maintenance électrique, électronique et automatismes ; carrossier automobile ; techniciens et agents de maîtrise en installation et maintenance en froid et conditionnement d’air ; aide à domicile et auxiliaire de vie ; ouvrier en chaudronnerie et tôlerie ; ouvrier qualifié en conduite d’équipement d’usinage ; professionnel du travail de la pierre et matériaux associés. Ces métiers sont les premiers concernés par les tensions de recrutement, mais ce sont au global 50,1 % des projets d’embauche qui sont jugés difficiles par les recruteurs en 2025. Symboles de ces tensions: 6 métiers sur 10 sont considérés en forte tension dans la filière automobile, et la durée moyenne de recrutement dans le secteur de la santé est de 12 semaines.
Les métiers en tension selon le gouvernement
Outre France Travail, le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles établit également une liste des métiers en tension par région, qui vise à répondre aux besoins persistants de main-d’œuvre dans certains secteurs d’activité. Une liste qui vise notamment à faciliter le recrutement de travailleurs étrangers sur ces professions, hors Union européenne, et à permettre la régularisation de certains salariés en situation irrégulière. En effet, les travailleurs exerçant un métier en tension peuvent demander un titre de séjour temporaire à titre personnel, sous conditions de durée de résidence et d’activité. Si la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement varie légèrement selon les régions, plusieurs activités sont très représentées : ouvriers du bâtiment et des travaux publics ; agriculteurs salariés et maraîchers/horticulteurs ; aides à domicile, aide-ménagère et aide de cuisine ; employés de maison et personnel de ménage ; et métiers de l’hôtellerie-restauration.