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Les intentions d’embauche en légère baisse pour la fin d’année

De trimestre en trimestre, la tension du marché de l’emploi se confirme. Selon les derniers chiffres publiés par l’enseigne spécialisée ManpowerGroup, les perspectives d’embauches devrait continuer de baisser légèrement d’ici à la fin de l’année. Avec tout de même certains secteurs encore actifs en matière de recrutement, comme les énergies et les services publics.

Tandis que la rentrée 2025 est de nouveau marquée par l’incertitude politique et un contexte économique pesant, les prévisions d’embauche pour la fin d’année confirment la tendance observée ces derniers mois. Les intentions de recrutement exprimées par les entreprises restent en légère baisse : 29 % des employeurs prévoient de recruter durant le 4e trimestre 2025, selon le baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi. Au dernier trimestre, ce taux était de 31 %, et de 37 % il y a un an, au 4e trimestre 2024. La prévision nette d’emploi – calculée selon la différence entre le nombre d’emplois créés et le nombre d’emplois perdus – s’élève quant à elle à +16 points, soit une baisse de 8 points par rapport au dernier trimestre. Une tendance négative encore plus marquée du côté de l’emploi cadre : selon l’Apec, les intentions de recrutements de cadres ont atteint un point bas inédit depuis quatre ans, avec seules 8 % des entreprises qui envisagent d’embaucher ce trimestre.

Les secteurs stables qui recrutent

Malgré le ralentissement des recrutements, les secteurs en tension observés par le baromètre continuent de présenter des opportunités. Sur les neuf filières analysées, quatre affichent des prévisions nettes d’emploi qui se démarquent : les technologies et l’information (+27 points, baisse de 9 points par rapport au même trimestre l’an dernier) ; les énergies et les services publics (+24 points, en hausse de 10 points par rapport au trimestre précédent mais en baisse de 16 points par rapport au 4e trimestre 2024) ; les services et biens de consommation (+24 points, en hausse de 8 points par rapport au trimestre précédent) ; et les services de communication (+23 points, hausse de 7 points par rapport au dernier trimestre).

Au contraire, les deux secteurs annoncés comme les moins porteurs pour la fin d’année sont la santé et les sciences de la vie (+11 points), et l’industrie (+16 points). Un constat qui confirme la prévision de l’enquête annuelle de France Travail, Besoins en main d’œuvre (BMO) 2025, qui annonçait une chute des recrutements dans l’industrie de 16,5 %.

Taille d’entreprise et dynamisme régional

Dans le détail des prévisions d’embauche, les résultats montrent des dynamiques différentes selon la taille de l’entreprise. Des informations intéressantes à avoir à l’esprit pour orienter ses candidatures. En effet, ce sont les moyennes (50 à 249 salariés) et les grandes entreprises (250-999 salariés) qui prévoient de recruter le plus au 4ème trimestre 2025 avec une prévision nette d’emploi de + 30 et + 16. Les très grandes entreprises (1 000- 4 999 salariés) sont quant à elles plus prudentes, avec une baisse de 6 points, tout comme les entreprises de plus de 5 000 employés (-12 points). Enfin, les petites entreprises (10-49 salariés) semblent plus subir le contexte tendu, avec une division par deux des prévisions nettes d’emploi par rapport au quatrième trimestre 2024.

Concernant les projections par région, les perspectives les plus optimistes sont affichées par l’Auvergne Rhône-Alpes, l’Île-de-France, la Provence-Alpes-Côte-d’Azur et le Grand Est. Tandis que la région Centre-Val de Loire affiche des prévisions nettes d’emploi nulles, soit une baisse de -29 par rapport au trimestre précédent, a l’instar de la Nouvelle-Aquitaine (+4 points, en baisse de 18 points par rapport au précédent trimestre).

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