1) Vous pouvez changer de vie sans tout chambouler
Quand on parle de changement de vie, on s’imagine souvent tout envoyer valser pour repartir sur quelque chose de complètement différent. On ne jette pas, on garde et on adapte, on change. Et c’est possible via des petits ou des grands ajustements. Je ne m’adresse pas qu’aux personnes envisageant une reconversion, mais plus largement à celles et ceux ressentant un besoin de changement sans toujours cerner la forme que peut prendre ce changement. Cela part souvent d’un mal-être, d’un manque, d’un mécontentement. Il s’agit alors de prendre le temps de se poser pour définir ce que l’on veut et ce que l’on ne veut plus, et le degré de changement qui nous correspond, pour définir son cap.
2) N’ignorez pas les difficultés
On parle beaucoup de reconversion et de changement de vie aujourd’hui, mais il ne faut pas succomber à une quelconque injonction. Et la façon d’en parler fait souvent un peu rêver, avec cet exemple d’une personne qui envoie tout balader pour aller s’installer au milieu des Pyrénées. Mais la réalité est bien plus nuancée. On montre trop souvent seulement le beau côté des choses, l’avant / après très positif, mais il y a aussi des difficultés qu’il faut accepter et traverser quand on souhaite changer sa vie, des doutes. On le dit trop rarement. Les personnes avec qui j’ai échangé pour mon livre m’ont justement expliqué comment ces difficultés sont devenues motrices après les avoir dépassées.
3) Apprenez à identifier votre besoin de changement
Le premier des facteurs de succès pour un changement de vie réussi, c’est d’être à l’écoute de ce que l’on ressent. Se recentrer sur soi, prendre ce temps d’introspection, cela permet d’identifier ce qu’il ne va pas et d’ouvrir des pistes de réflexion. Il s’agit d’interpréter les messages que nous envoient nos émotions. Cette étape est facile pour certains et bien plus délicate pour d’autres, parce que cela demande une certaine remise en question.
L’autre conseil, c’est ne pas s’isoler. Il faut écouter sa boussole intérieure mais aussi solliciter de l’aide et des conseils. On peut penser aux proches et à la famille, mais aussi à des outils comme le bilan de compétences ou le coaching. On peut aussi penser au yoga ou à la méditation, à une activité sportive ou à une balade en nature : tout cela peut aider à ressentir ses besoins et se connecter à ses émotions.
4) Ne sous-estimez pas la place du travail dans votre vie
Il est vrai que le travail intervient quand même très souvent en matière de changement de vie. Pourquoi ? Parce que le travail prend beaucoup de place dans notre vie, dans notre emploi du temps. Et je pense aussi qu’aujourd’hui la question de l’évolution de carrière et du sens au travail est plus présente qu’avant. Les gens ont besoin de trouver du sens dans leur vie pro, et ne pas en avoir ou en manquer pousse à envisager des changements ou une reconversion. Peut-être allez-vous simplement changer de job tout en restant dans la même entreprise, ou changer de statut, et ce pas de côté vous fera retrouver un équilibre. Ou peut-être avez-vous besoin de changer complètement de secteur et d’activité.
5) Sachez réagir quel que soit le déclencheur du changement de vie
Dans mon livre, j’énumère différents déclencheurs potentiels pour un changement de vie. Et parmi eux, il y a des déclencheurs plus durs et plus violents que d’autres, comme la perte d’un emploi, la maladie ou la perte d’un proche. Ces épreuves de vie provoquent, au-delà de la souffrance, un profond questionnement. C’est aussi de là que peut venir la volonté de changement, le besoin de revoir et de changer des choses pour rebondir. Par exemple, quelqu’un qui perd un proche, peut comprendre qu’il ou elle a besoin de changer la place du travail dans son existence et de revoir ses priorités. Et cela peut aboutir à un changement de vie. Là encore, il ne faut pas rester seul, ne pas hésiter à solliciter le soutien d’un professionnel ou d’un psychothérapeute au besoin.
6) Anticipez les freins au changement
Le frein principal, qui revient très souvent, c’est le frein financier. La peur de manquer ou d’être instable du fait du changement de vie, surtout pour les personnes qui suivent une reconversion ou qui changent de statut. Aussi, le regard et le jugement des autres peuvent être très pesants. Par exemple, celui des proches quand on change de cap professionnel après avoir fait de longues études, qui peut créer un sentiment de culpabilité ou de doute. C’est pour cela que je conseille de garder pour soi sa première idée de changement, de laisser à son projet le temps de germer et de mûrir un peu avant de la confronter au regard des autres qui peut être très déstabilisant.
Toutes ces réflexions et le fait de prendre le temps de se poser toutes ces questions, c’est un investissement qui sera bénéfique pour la suite. Vous serez mieux armés pour réussir.