Pouvez-vous nous présenter le groupe APICIL ?
Nous sommes aujourd’hui le troisième groupe dans le secteur de la protection sociale et patrimoniale. Notre modèle repose sur quatre domaines d’activité stratégique : la retraite complémentaire, qui constitue historiquement notre cœur de métier, la santé et la prévoyance, les produits financiers et l’épargne, ainsi qu’un pôle de services. Ce dernier inclut notamment des activités autour de la qualité de vie et des conditions de travail. Il s’est d’ailleurs renforcé ces dernières années, notamment avec l’acquisition du groupe JLO, un cabinet de conseil spécialisé dans ces enjeux. Notre ambition dépasse largement la seule performance économique. Nous assumons une responsabilité sociétale forte qui s’incarne dans la manière dont nous accompagnons toutes nos parties prenantes : nos clients, nos partenaires et bien sûr nos collaborateurs. Notre raison d’être est d’ailleurs très claire : « Par une relation proche et attentionnée, accompagner toutes les vies, toute la vie. »
Quels sont aujourd’hui vos besoins de recrutement ?
Nos perspectives de recrutement accompagnent à la fois la croissance du groupe et les transformations de nos organisations. Chaque année, nous recrutons entre 650 et 800 collaborateurs. La grande majorité de ces recrutements, environ 90 %, est pilotée directement par notre équipe interne. Pour 2026, nous continuerons à recruter dans une dynamique de développement maîtrisé. Nos besoins portent à la fois sur des expertises cœur de métier — protection sociale, retraite, prévoyance, santé ou encore gestion patrimoniale — mais aussi sur des compétences d’avenir liées à la transformation digitale, à la data, à la relation client augmentée ou encore à l’innovation. Au-delà des compétences techniques, nous recherchons aussi des profils engagés, capables de conjuguer excellence professionnelle et sens du collectif. Nous ne recrutons pas uniquement des compétences, mais des femmes et des hommes qui souhaitent s’inscrire durablement dans un projet porteur de sens.
Comment évaluez-vous ces soft skills lors du recrutement ?
Chaque recrutement s’appuie notamment sur un outil d’assessment appelé AssessFirst, pour lequel notre équipe est formée. Cet outil permet d’analyser certaines dimensions comportementales et d’aller au-delà des impressions immédiates que peut laisser un entretien. Lors d’un entretien, on peut être influencé par des affinités spontanées ou par des biais. L’objectif est justement de prendre du recul pour analyser la compatibilité entre un candidat, un manager et une équipe. Aujourd’hui, nous recrutons avant tout des potentiels. Il ne s’agit pas seulement de trouver quelqu’un qui correspond immédiatement à toutes les attentes techniques, mais d’identifier une capacité d’évolution et de progression. C’est cette projection dans l’avenir qui permet de construire des collaborations durables.
Êtes-vous ouverts aux profils en reconversion ?
Oui, bien sûr. Il existe toujours une première sélection fondée sur les compétences attendues, que ce soit à partir du CV ou des premiers échanges. Je crois d’ailleurs toujours à l’utilité du CV : il permet d’avoir une présentation synthétique du parcours et du positionnement d’un candidat. Mais la reconversion a toute sa place chez nous, notamment sur des postes où les compétences comportementales et la capacité d’adaptation sont déterminantes. Dans certains métiers, il est possible d’accompagner la montée en compétences techniques.
Qu’est-ce qui distingue APICIL en tant qu’employeur ?
Nous nous appuyons sur des piliers très forts : nos valeurs, notre raison d’être et une politique RH qui place l’humain au cœur de la stratégie. Nos valeurs sont le partage, l’engagement et l’excellence. Mais ce qui compte vraiment, ce n’est pas de les afficher, c’est de les incarner au quotidien. Ce sont d’ailleurs les collaborateurs eux-mêmes qui en témoignent. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons obtenu la certification Great Place to Work. Cette reconnaissance reflète le travail mené depuis plusieurs années pour construire un environnement de travail attentif à la santé globale des collaborateurs : physique, mentale et sociale. Cela passe par la prévention des risques psychosociaux, la reconnaissance et l’expression de la singularité de chacun.
Quelle est votre politique en matière de qualité de vie et des conditions de travail ?
Au sein du groupe APICIL, la QVCT n’est pas un slogan : c’est un levier stratégique de performance durable. Notre politique repose sur plusieurs piliers. D’abord un véritable équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment grâce à l’organisation du travail, à la flexibilité et au télétravail. Ensuite une attention portée à la santé globale des collaborateurs : physique, mentale et sociale. Nous développons aussi un climat de confiance et de dialogue qui favorise l’expression, la reconnaissance et la prévention des risques. Enfin, nos espaces de travail sont conçus pour encourager la coopération. Nous sommes convaincus qu’un collaborateur qui se sent respecté, écouté et soutenu est un collaborateur engagé et performant.
Vous avez signé la charte pour la santé mentale. Pourquoi ?
Parce que c’est un sujet majeur. En tant qu’acteur de protection sociale, nous avons une responsabilité particulière. Signer une charte est important, mais cela doit surtout se traduire par des actions concrètes. Nous avons développé de nombreux dispositifs autour de la santé mentale.
Quelle est votre politique en matière de télétravail ?
Nous proposons différentes modalités selon les métiers : un, deux ou jusqu’à trois jours de télétravail par semaine, ou bien des forfaits annuels de jours télétravaillés. Certains métiers, notamment ceux en contact direct avec les clients, nécessitent davantage de présence. L’objectif est de trouver un équilibre entre flexibilité et maintien du lien collectif.
Comment accompagnez-vous le développement des compétences et les évolutions de carrière ?
L’attractivité du groupe repose en grande partie sur notre capacité à faire grandir les talents tout au long de leur parcours. Nous proposons de véritables perspectives d’évolution, qu’elles soient métiers, managériales ou transverses. Nous investissons fortement dans la formation et le développement des compétences, notamment grâce à notre université d’entreprise. Nous encourageons aussi la mobilité interne et la prise de responsabilité. Aujourd’hui, environ 50 % des mobilités se font en interne. Notre ambition est simple : permettre à chacun de trouver sa place, de se développer et de contribuer à un projet collectif utile.