Emploi

« Dans un monde instable, la Marine nationale offre un cadre d’emploi stable »

La Marine nationale recrute : un slogan qui se répète chaque année. Et pour cause, "la royale" compte 40 000 marins civils et militaires et recrute chaque année 4 000 Français dans plus de 80 métiers. Avec en perspective un chemin de carrière fait d’engagement, de montée en compétences et de mobilités. Explications avec Mario Benedetti, commandant du service de recrutement.

Pouvez-vous présenter la Marine nationale ?

La Marine nationale, c’est l’une des trois armées, avec l’armée de Terre et l’Armée de l’air et de l’espace. Elle réunit 40 000 femmes et hommes, marins de tout grade, qui servent dans différents environnements (bâtiments de surface, sous-marins, unités de l’aéronaval) ou au sein des états-majors, des bases navales et des sémaphores. La Marine a la singularité d’opérer dans les trois milieux, la terre, la mer et les airs. Sa mission est de protéger nos concitoyens en métropole, en outre-mer et à l’étranger, sur toutes les mers et tous les océans. On a tendance à dire que le soleil ne se couche jamais sur la Marine. L’une de ses premières responsabilités, c’est la dissuasion, avec la permanence à la mer d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engin (SNLE). Une autre grande mission, c’est la protection du territoire national et de nos intérêts par la surveillance des approches maritimes et de nos zones économiques exclusives (ZEE). Ou encore des interventions comme les évacuations de ressortissants, le sauvetage en mer, la lutte contre les trafics, l’assistance humanitaire, la protection de l’environnement ou la diplomatie navale. C’est pour toutes ces missions que la Marine est en mutation permanente et recrute constamment pour former ses équipages.

Quels sont vos besoins de recrutement ?

Chaque année et tout au long de l’année, la Marine nationale recrute plus de 4 000 femmes et hommes. Cela répond en premier lieu au besoin de renouvellement constant des effectifs, puisque cela représente environ 10 % des effectifs à chaque fois, avec beaucoup de marins qui connaissent une seconde partie de carrière. Ce que l’on veut, c’est garder une marine jeune et combative. Il y a aussi un besoin relatif à l’arrivée de nouveaux équipements et programmes. En matière de profils recherchés, nous sommes agiles et avons la capacité de nous adapter aux candidats et à leur diversité. La Marine est ouverte et accessible, et cette ouverture est une force dans un contexte de recrutement concurrentiel. Nous recrutons donc à tous les niveaux de formation, du sans diplôme jusqu’au bac +5 et au-delà et de 16 à 30 ans selon les spécialités, même si on peut dépasser 30 ans avec le statut d’officier commissionné. Surtout, on parle de plus de 80 métiers dans des domaines variés. Et nous privilégions avant tout l’adaptabilité et les motivations, que le candidat soit titulaire d’un CAP ou d’un diplôme d’ingénieur. On compare un équipage à un corps humain : chaque organe a son importance.

Intégrez-vous des personnes ayant déjà connu un bout de carrière ?

Notre formation initiale permet à nos recrues qui intègrent une des quatre grandes écoles (École des mousses, École des matelots, École de maistrance et École navale,  d’être intégralement rémunérées et logées dès leur premier jour. Et il y a notamment parmi eux des jeunes en reconversion : 50 % de nos recrues de l’an passé avaient déjà connu une expérience d’emploi, de stage ou d’alternance dans le monde civil. Nous avons notamment lancé le dispositif du statut d’apprenti militaire, qui permet à un jeune de suivre une formation professionnalisante dans un lycée technique tout en ayant déjà le statut de militaire.

Que peut-on dire de la diversité des métiers au sein de la Marine ?

Je ne peux pas citer les 80 métiers, mais je peux en citer quelques-uns qui sont assez emblématiques. Je pense notamment au poste d’analyste acoustique – ou d’oreille d’or – que l’on voit notamment dans le film Le Chant du Loup, ou au métier d’électromécanicien, qui assure le maintien en condition opérationnelle des bâtiments. Il y a aussi le technicien aéronautique, qui assure la maintenance d’un équipement sur avion ; l’expert en cybersécurité ; l’atomicien de propulsion navale ; le pilote de l’aéronavale… Il y a des postes techniques et des postes opérationnels à tous les niveaux hiérarchiques et pour la conduite des opérations, l’appui aux opérations et le renseignement. Les métiers qui sont particulièrement recherchés aujourd’hui, ce sont ceux de la maintenance, de l’électrotechnique, de l’atomique, du contrôle aérien et de la restauration. Et nous faisons parfois face à une certaine tension de recrutement.

Comment la Marine favorise-t-elle l’évolution de carrière ?

Notre politique de formation continue permet de rentrer jeune matelot et de finir potentiellement amiral pour les plus beaux parcours. L’escalier social fonctionne très bien. J’en suis moi-même l’exemple, je suis entré dans la Marine il y a 30 ans et j’ai évolué de poste en poste tous les trois ans en moyenne, à Paris et en province, en outre-mer et à l’étranger, jusqu’à mon poste actuel à la tête du service de recrutement. Chaque année, un marin suit 23 jours de formation en moyenne. Et nous avons développé un dispositif de mentorat qui permet aux marins d’accéder à des responsabilités supérieures d’encadrement et d’expertise technique et opérationnelle. On progresse grade après grade, affectation par affectation, en passant des brevets et en montant en responsabilités. Et en parallèle, il y a la mobilité géographique qui peut s’opérer à chaque affectation.  

Quel sens et quelles motivations peut-on y trouver ?

Rejoindre la Marine, c’est répondre à une quête de sens, servir son pays, défendre ses concitoyens, participer au maintien de la paix. Tout cela compte beaucoup, notamment pour les personnes qui cherchent une nouvelle orientation pour leur carrière. Dans un monde instable, la Marine offre un cadre d’emploi stable, qui permet de se projeter. On peut s’engager pour deux, cinq, dix, vingt ans et progresser tout au long de sa carrière militaire. Tout cela permet de développer une ouverture d’esprit et une adaptabilité qui sont aussi très recherchées par les employeurs. Pour s’informer sur nos métiers, nous contacter ou candidater, rendez-vous sur le site lamarinerecrute.fr, ou sollicitez le CIRFA proche de chez vous.

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