Jeune femme qui vient d'être recrutée
Actualités Emploi

Emploi : les grandes priorités de France Travail pour 2026

Après avoir amorcé sa transformation en 2025, France Travail intensifie ses actions en faveur de l'emploi et ce dans un contexte budgétaire contraint. Parmi ses objectifs : accompagner entre 700 et 800 000 personnes en parcours intensif, soutenir les grands projets économiques du pays et favoriser la création d'emploi grâce à une démarche proactive.

Malgré un contexte budgétaire contraint et face à un chômage en légère hausse (7,8%), France Travail poursuit la transformation de son organisation amorcée en 2024. Son action se déploie sur deux axes clairs : l’accompagnement des demandeurs d’emploi dans leur démarche et le soutien aux entreprises dans leurs recrutements.

Des accompagnements intensifs et personnalisés

Pour 2026, France Travail prévoit d’accompagner entre 700 et 800 000 demandeurs d’emploi en parcours intensif, contre 665 000 en 2025, un chiffre qui était lui-même déjà en hausse de 84%. Cet accompagnement intensif, qui s’adresse aux publics éloignés de l’emploi, dont les allocataires du RSA, vise à favoriser leur insertion. Résultat : un taux de retour à l’emploi de 43% des personnes engagées dans un parcours intensif et un accès à l’emploi durable à 12 mois qui augmente de 30% pour les bénéficiaires du RSA accompagnés “dans les territoires d’expérimentation les plus avancés ».

En parallèle de ces accompagnements, France Travail déploie d’autres dispositifs personnalisés. Les immersions en entreprise – qui permettent de tester un métier ou un secteur d’activité pendant quelques jours ou un mois – ont permis un taux d’accès à l’emploi de 74% à douze mois aux 500 000 personnes qui en ont réalisé une. Autre démarche efficace : la préparation opérationnelle à l’emploi – une aide dédiée aux employeurs pour financer une formation préalable à l’embauche. En 2025, 130 000 POE ont été mobilisés avec un taux de retour à l’emploi, douze mois après une formation, à 89%. En 2026, nous augmenterons leur nombre de 15%”, estime France Travail. 

L’IA pour des “parcours plus fluides”

L’institution repense aussi ses modalités d’accompagnement selon le profil des usagers pour un suivi plus adapté et autonome et ce afin que les personnes les plus proches de l’emploi disposent des outils numériques pour gagner en efficacité et d’un conseiller quand elles en ressentent le besoin. Toujours dans une logique d’optimisation, France Travail s’appuie aussi davantage sur le numérique et l’IA “pour des parcours plus fluides”, mais “sans jamais se substituer à l’accompagnement humain”, selon ses termes. 

Parmi les dispositifs, France Travail souhaite réduire le délai de recrutement avec Match FT qui permet aux conseillers d’être assistés par une IA conversationnelle dans leur sourcing, de mieux cibler les offres de formation via Match Formation et de proposer des coachs IA aux usagers pour donner des informations justes et rapides sur les droits à l’indemnisation. 

Suivre les grandes transformations économiques

En parallèle de ces actions auprès des usagers, France Travail soutient aussi les transformations économiques à l’image des 502 recrutements déjà réalisés pour les Gigafactories de Dunkerque et les 700 en cours pour 2026. L’institution anticipe aussi les besoins en compétences et en recrutement dans des projets d’envergure, notamment les Jeux olympiques d’hiver de 2030 pour lesquels 48 000 emplois seront à pourvoir ou encore l’industrie de la défense qui prévoit la création de 10 000 emplois dans le Var d’ici 2030. Elle accompagne aussi les plans sociaux et le reclassement des salariés. Cela a été le cas en Nouvelle-Aquitaine où France Travail a accompagné 210 salariés des transports Jammet et favorisé le reclassement de 63% d’entre eux.   

France Travail annonce ainsi avoir favorisé la création de près de 40 000 emplois nets en 2025 grâce à “des actions proactives et plus ciblées” avec notamment 400 000 démarches de prospection à destination des employeurs pour les aider dans leurs recrutements. Pour 2026, France Travail souhaite renforcer ses démarches et passer à 500 000 actions de prospection “pour anticiper les besoins des entreprises et créer de l’emploi local”, tout en développant une approche sectorielle pour coller aux besoins réels de l’économie, avec un focus spécifique sur l’industrie et la défense. 

Au-delà de ces actions, l’organisme aide aussi les entreprises à “recruter autrement” que ce soit via des méthodes de recrutement par simulation, des immersions et des POE, des dispositifs qui ont fait leurs preuves. Pour aller plus loin, France Travail prépare une expérimentation en mars 2026 pour “sécuriser les 100 premiers jours en emploi dans les TPE et sur les secteurs où les ruptures de période d’essai sont plus fréquentes”.

Ajouter un commentaire

Votre adresse IP ne sera pas collectée Vous pouvez renseigner votre prénom ou votre pseudo si vous êtes un humain. (Votre commentaire sera soumis à une modération)