Ce 13 novembre, se tenait la 11e édition de la Journée nationale de la reconversion professionnelle. L’événement, organisé par les Transitions Pro en partenariat avec le salon Nouvelle vie professionnelle se donne pour objectif chaque année de sensibiliser le public et les actifs aux opportunités de reconversion et d’évolution professionnelle en cours de carrière. À cette occasion, la Fédération française de la franchise a dévoilé son étude « Reconversion professionnelle et entrepreneuriat : entre polarisation, accélération et rationalisation », pour évaluer les liens entre reconversion et entrepreneuriat et mesurer l’appétence des reconvertis pour la reprise d’entreprise.
Le premier enseignement : la reconversion s’inscrit aujourd’hui dans la majorité des parcours professionnels, avec 64 % des salariés qui ont déjà effectué ou qui envisagent une reconversion, dont 74 % chez les moins de 35 ans et 55 % chez les plus de 50 ans. Une disparité entre les âges qui se ressent également vis-à-vis de la mise en œuvre de la reconversion et du passage à l’action : 29 % des moins de 35 ans sautent le pas et sont en cours de transition, quand seulement 9 % des plus de 50 ans le sont. Pourtant, près de 40 % des salariés de plus de 50 ans déclarent vouloir effectuer une reconversion dans les prochaines années, preuve que les seniors semblent nécessiter plus de sécurité et de temps pour mûrir leur projet.
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Se reconvertir pour entreprendre
Comme le souligne la Fédération française de la franchise, près de 700 000 entreprises devront trouver un repreneur d’ici à 2032, et le nombre total de créations d’entreprises sur les douze derniers mois a augmenté de 2,7 % par rapport à la période précédente (d’octobre 2023 à septembre 2024). Des dynamiques synonymes de potentielles opportunités pour les candidats à la reconversion, qui se convertissent petit à petit à l’ambition de l’entrepreneuriat : 31 % des salariés ont pour objectif de se reconvertir pour devenir leur propre patron, dont 10 % ayant déjà franchi le pas. Là encore, la dynamique est contrastée selon les âges : 19 % des jeunes ont déjà effectué une reconversion pour créer leur entreprise, contre seulement 4 % des plus de 50 ans.
Pourtant, les plus de 50 ans sont de plus en plus nombreux à envisager cette voie : un cinquième d’entre eux envisage une reconversion pour créer leur entreprise dans les prochaines années (20 %), un taux qui a presque doublé en un an (11 % en 2024). Du côté des moins de 35 ans en revanche, l’attirance pour l’entrepreneuriat (45 %) est en recul par rapport à l’année précédente (59 %), supposément en partie à cause des incertitudes politiques et économiques actuelles.
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Comment entreprendre ?
Si l’idée de l’entrepreneuriat séduit, les trajectoires varient selon la formule choisie. Tandis qu’une majorité de salariés plébiscite l’autoentrepreneuriat (40 %), en raison de sa simplicité et de sa flexibilité, un travailleur sur cinq envisage plutôt la franchise pour concrétiser son projet. Avec une préférence pour la reprise d’entreprise (13 %), plutôt que pour la création (7 %). Le modèle de la franchise ouvre en effet les portes de l’entrepreneuriat à beaucoup de profils, notamment aux revenus plus modestes, et peut permettre un parcours de reconversion plus accessible et sécurisant. Au global, les seniors privilégient la reprise d’entreprise et la transmission (16 % des plus de 50 vs 10 % des moins de 35 ans, tandis que les jeunes se montrent plus intéressés que leurs aînés par la création d’entreprise et l’innovation (9 % des moins de 35 ans vs 4 % des plus de 50 ans).
Quel que soit l’âge ou le profil, trois secteurs d’activité se distinguent et sont les plus prisés pour une reconversion professionnelle ou un rebond par l’entrepreneuriat : les loisirs et la culture (21 %) ; le bien-être, la santé et l’accompagnement (19 %) ; et le numérique et les services technologiques (18 %).